S'abonner à l'émission lundi 2 mars 2026 Art-thérapie Durée 3 min

Vivants jusqu’à la Saint-Glinglin !

« Il faut que tu restes vivant pour le reste de ta vie ! » Nos amis porteurs de handicapvont bien souvent droit au but bien plus efficacement que nous qui avons tendance àtortiller du chapeau et à nous enliser dans la fumée de nos pensées logiques ! Il fautque tu restes vivant pour le reste de ta vie ! Merveilleuse injonction lancée du fond deses tripes par une amie atteinte de trisomie. Quelle sagesse lumineuse ! Voilà quinous verticalise, active en nous la sève, nous éclabousse le cœur. Quel programmeplein d’ardeur : rester vivant pour le reste de nos vies ! C’est exactement ce qu’oncherche en atelier art-thérapie, solliciter chez nos patients les moindres parcelles deleur corps capable de se mouvoir, solliciter les plus infimes recoins de leur cœurcapable de s’émouvoir ! Georgette se déplace à micros pas fragiles, courbée sur sondéambulateur qu’elle appelle sa p’tite mob, mais mettez-lui de la musique swing etGeorgette alors danse, elle plie les genoux, se balance en cadence, lâche sa p’titemob pour lever les 2 bras, elle rit de se sentir à nouveau libre dans cet instant. A 92ans, elle est au bout du chemin et elle reste vivante ! Hubert est à un stade avancéde la maladie d’Alzheimer, angoissé, désorienté, il déambule dans les couloirs del’Unité protégée, mais entonnez ses mélodies fétiches et il vient alors déterrminé àpas lents mais certains vers le groupe, se pose, relève le regard, le visage, aspire leson qui sort de votre voix comme s’il avait attrapé un papillon couleur de feu dansson filet, et Hubert se met à fredonner, il respire, il souffle, il articule des mots sur lesairs qu’il aime, et il rit de se sentir vibrer dans cet instant. A 89 ans, il est au bout duchemin et il reste vivant ! Marthe vit chez elle, indépendante mais fragile, elle souffrede la solitude. En besoin de lien et de stimulation, elle rejoint l’Ehpad Hors les Murstous les Jeudi matins, pour un atelier qui la motive à sortir de chez elle quelquesheures. Offrez-lui quelques vers poétiques, 2 3 alexandrins, des rimes douces quil’apaisent, et Marthe alors embarque comme en rêve dans la musique des mots. Sonfront s’ouvre, ses sourcils se détendent, elle desserre les mâchoires, se laisse glisserplus au fond du fauteuil, confortable, à l’écoute, bercée. La posture se relâche, et ellesourit dans ce voyage bienfaisant d’un instant. A 85 ans, elle est au bout du cheminet elle reste vivante ! « Il faut que tu restes vivant pour le reste de ta vie ! » Il y a millemanières adaptées de cultiver en chacun de nous cette part vivante, d’arroser cettevibration qui nous tient en éveil, qui nous fait palpiter, nous élargit sans limites d’âgeles ailes et l’horizon. Les outils art-thérapeutiques sont pléthores ! L’art bien sûr, maisle jardinage, l’animal, les couleurs, la cuisine, la nature, la clownerie, les bouquets,les pliages, la pêche, les concerts, les jeux, la photo, le modelage, les puzzles, lesmusées, les senteurs, les arômes, les images, les albums, la couture, les bijoux, lestoutous, le lien, l’amour en somme ! Puisse cette exclamation de notre amietrisomique nous invitant à vivre jusqu’au bout de nos jours nous agrandir le cœur,nous déployer l’envie, nous imbiber d’espoir jusqu’à la St Glinglin !

Vivants jusqu’à la Saint-Glinglin  !
«  Il faut que tu restes vivant pour le reste de ta vie  !  » Nos amis porteurs de handicapvont bien souvent droit au but bien plus efficacement que nous qui avons tendance àtortiller du chapeau et à nous enliser dans la fumée de nos pensées logiques  ! Il fautque tu restes vivant pour le reste de ta vie  ! Merveilleuse injonction lancée du fond deses tripes par une amie atteinte de trisomie. Quelle sagesse lumineuse  ! Voilà quinous verticalise, active en nous la sève, nous éclabousse le cœur. Quel programmeplein d’ardeur  : rester vivant pour le reste de nos vies  ! C’est exactement ce qu’oncherche en atelier art-thérapie, solliciter chez nos patients les moindres parcelles deleur corps capable de se mouvoir, solliciter les plus infimes recoins de leur cœurcapable de s’émouvoir  ! Georgette se déplace à micros pas fragiles, courbée sur sondéambulateur qu’elle appelle sa p’tite mob, mais mettez-lui de la musique swing etGeorgette alors danse, elle plie les genoux, se balance en cadence, lâche sa p’titemob pour lever les 2 bras, elle rit de se sentir à nouveau libre dans cet instant. A 92ans, elle est au bout du chemin et elle reste vivante  ! Hubert est à un stade avancéde la maladie d’Alzheimer, angoissé, désorienté, il déambule dans les couloirs del’Unité protégée, mais entonnez ses mélodies fétiches et il vient alors déterrminé àpas lents mais certains vers le groupe, se pose, relève le regard, le visage, aspire leson qui sort de votre voix comme s’il avait attrapé un papillon couleur de feu dansson filet, et Hubert se met à fredonner, il respire, il souffle, il articule des mots sur lesairs qu’il aime, et il rit de se sentir vibrer dans cet instant. A 89 ans, il est au bout duchemin et il reste vivant  ! Marthe vit chez elle, indépendante mais fragile, elle souffrede la solitude. En besoin de lien et de stimulation, elle rejoint l’Ehpad Hors les Murstous les Jeudi matins, pour un atelier qui la motive à sortir de chez elle quelquesheures. Offrez-lui quelques vers poétiques, 2 3 alexandrins, des rimes douces quil’apaisent, et Marthe alors embarque comme en rêve dans la musique des mots. Sonfront s’ouvre, ses sourcils se détendent, elle desserre les mâchoires, se laisse glisserplus au fond du fauteuil, confortable, à l’écoute, bercée. La posture se relâche, et ellesourit dans ce voyage bienfaisant d’un instant. A 85 ans, elle est au bout du cheminet elle reste vivante  ! «  Il faut que tu restes vivant pour le reste de ta vie  !  » Il y a millemanières adaptées de cultiver en chacun de nous cette part vivante, d’arroser cettevibration qui nous tient en éveil, qui nous fait palpiter, nous élargit sans limites d’âgeles ailes et l’horizon. Les outils art-thérapeutiques sont pléthores  ! L’art bien sûr, maisle jardinage, l’animal, les couleurs, la cuisine, la nature, la clownerie, les bouquets,les pliages, la pêche, les concerts, les jeux, la photo, le modelage, les puzzles, lesmusées, les senteurs, les arômes, les images, les albums, la couture, les bijoux, lestoutous, le lien, l’amour en somme  ! Puisse cette exclamation de notre amietrisomique nous invitant à vivre jusqu’au bout de nos jours nous agrandir le cœur,nous déployer l’envie, nous imbiber d’espoir jusqu’à la St Glinglin  !
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