S'abonner à l'émission lundi 16 mars 2026 Art-thérapie Durée 3 min

Un ange à l’aéroport !

[ Rediffusion ] Je passais un matin il y a peu le contrôle à l’aéroport pour m’envoler vers ailleurs. Aucontrôle, les gens, la plupart ce jour-là gens d’affaires très affairés, étaient sérieux,pressés, jetaient littéralement leur valise sur le tapis et sortaient leurs ordis,téléphones, tablettes d’un geste machinal et habituel, retiraient leurs pompes àtalonnettes, leurs vestes et leurs ceintures, il faut que ça passe, on n’a pas bcpd’avance, y a du boulot, y a des réunions en vue, le timing est serré. Une fois lecontrôle passé et réussi, tout le monde se resape, reboucle sa ceinture, récupèrefissa sa valise noire et son sac à ordi, et court vers la porte d’embarquement. Il y ades mails à envoyer avant de monter dans l’avion, y a des calls à préparer, y a du tafmessieurs mesdames. J’observais ce remue-ménage avec autant d’admiration quede consternation. Quel courage ont ces travailleurs inlassables et en même temps àquoi rime tout ce délire, pressé pressé toujours plus vite plus efficace. Pauvreshumains qui avons sans cesse 3 longueurs d’avance sur notre propre corps, quicourons derrière nos vies, à grandes enjambées de vols en meetings, nos écranspour seul horizon, un jus d’orange en vol sous la cravate avalé sans le goûter,survolant sans le des reliefs fascinants et des étendues d’eau salée magiques debeauté ! Perchée dans mes pensées, palpée les bras en croix par la contrôleuse etson bip, me passe alors sous les jambes un p’tit bonhomme haut comme 2 pommes,3 ans peut être, blond comme un épi de blé. Nos jambes lui servaient de ponts, nossacs au sol de haies, il virait de bord entre 2 contrôleurs, reprenait de l’élan autourd’une jambe choisie au hasard et glissait sur le carrelage en riant aux éclats de sajolie voix cristalline. On aurait dit un ange tout droit descendu des cieux venu nousfaire réaliser avec amour l’absurdité de nos comportements en nous faisant unedémo de la vraie vie. 2 mondes s’entrechoquaient : le monde grave et sérieux dubusiness qui court nuques fléchies sous la pression des meetings, et le monde légerinsouciant de l’enfance qui court trombine ravie pour le bonheur de vivre. Il était beauce p’tit bonhomme, imbibé de joie lumineuse, fervent dans ses olympiadesimprovisées. Une vision divine ! Nous courbés sous le poids de la charge mentale, luifaisant à toutes berzingues des courbes dans cet espace ultra organisésoudainement dédié au jeu et au plaisir. Merveilleux contraste ! Un véritable appel àla vie, à la créativité, à la liberté, au sautillement et au rebond ! Cette scène est unetrès belle analogie de l’art-thérapie. Au beau milieu de la pression de nos viesmillimétrées, des contraintes quotidiennes de nos plannings chargés, del’encombrement de notre mental, l’art-thérapie offre un espace de rêve, de liberté, derespiration, d’invention, d’insouciance ! Comme ce p’tit bonhomme blond, en atelierart-thérapeutique, on contourne un moment nos vies sérieuses pour rebondir commedes biches dans un champs, s’évader au gré de nos imaginaires, rire, lâcher,chanter, danser, écrire, vivre ! Nous ne passons plus de contrôle de sécurité, nousentrons dans la gratuité, et nous nous allégeons ! Au prochain contrôle d’aéroport,puisse la vision de ce chérubin sautillant nous embarquer dans la vraie vie, celle quivibre et résonne et nous rappeler à l’éternel enfance !

Un ange à l’aéroport  !
Je passais un matin il y a peu le contrôle à l’aéroport pour m’envoler vers ailleurs. Aucontrôle, les gens, la plupart ce jour-là gens d’affaires très affairés, étaient sérieux,pressés, jetaient littéralement leur valise sur le tapis et sortaient leurs ordis,téléphones, tablettes d’un geste machinal et habituel, retiraient leurs pompes àtalonnettes, leurs vestes et leurs ceintures, il faut que ça passe, on n’a pas bcpd’avance, y a du boulot, y a des réunions en vue, le timing est serré. Une fois lecontrôle passé et réussi, tout le monde se resape, reboucle sa ceinture, récupèrefissa sa valise noire et son sac à ordi, et court vers la porte d’embarquement. Il y ades mails à envoyer avant de monter dans l’avion, y a des calls à préparer, y a du tafmessieurs mesdames. J’observais ce remue-ménage avec autant d’admiration quede consternation. Quel courage ont ces travailleurs inlassables et en même temps àquoi rime tout ce délire, pressé pressé toujours plus vite plus efficace. Pauvreshumains qui avons sans cesse 3 longueurs d’avance sur notre propre corps, quicourons derrière nos vies, à grandes enjambées de vols en meetings, nos écranspour seul horizon, un jus d’orange en vol sous la cravate avalé sans le goûter,survolant sans le des reliefs fascinants et des étendues d’eau salée magiques debeauté  ! Perchée dans mes pensées, palpée les bras en croix par la contrôleuse etson bip, me passe alors sous les jambes un p’tit bonhomme haut comme 2 pommes,3 ans peut être, blond comme un épi de blé. Nos jambes lui servaient de ponts, nossacs au sol de haies, il virait de bord entre 2 contrôleurs, reprenait de l’élan autourd’une jambe choisie au hasard et glissait sur le carrelage en riant aux éclats de sajolie voix cristalline. On aurait dit un ange tout droit descendu des cieux venu nousfaire réaliser avec amour l’absurdité de nos comportements en nous faisant unedémo de la vraie vie. 2 mondes s’entrechoquaient  : le monde grave et sérieux dubusiness qui court nuques fléchies sous la pression des meetings, et le monde légerinsouciant de l’enfance qui court trombine ravie pour le bonheur de vivre. Il était beauce p’tit bonhomme, imbibé de joie lumineuse, fervent dans ses olympiadesimprovisées. Une vision divine  ! Nous courbés sous le poids de la charge mentale, luifaisant à toutes berzingues des courbes dans cet espace ultra organisésoudainement dédié au jeu et au plaisir. Merveilleux contraste  ! Un véritable appel àla vie, à la créativité, à la liberté, au sautillement et au rebond  ! Cette scène est unetrès belle analogie de l’art-thérapie. Au beau milieu de la pression de nos viesmillimétrées, des contraintes quotidiennes de nos plannings chargés, del’encombrement de notre mental, l’art-thérapie offre un espace de rêve, de liberté, derespiration, d’invention, d’insouciance  ! Comme ce p’tit bonhomme blond, en atelierart-thérapeutique, on contourne un moment nos vies sérieuses pour rebondir commedes biches dans un champs, s’évader au gré de nos imaginaires, rire, lâcher,chanter, danser, écrire, vivre  ! Nous ne passons plus de contrôle de sécurité, nousentrons dans la gratuité, et nous nous allégeons  ! Au prochain contrôle d’aéroport,puisse la vision de ce chérubin sautillant nous embarquer dans la vraie vie, celle quivibre et résonne et nous rappeler à l’éternel enfance  !
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