« Il y a dans l'adulte un enfant, un enfant éternel toujours en état de devenir, jamais terminé, quiaurait besoin constamment de soins, d'attention et d'éducation ». Comme elle résonne cette phrasede Carl Jung, ce médecin psychiatre suisse, pionnier de la psychologie des profondeurs et de lapsychologie positive ! Mais oui, c’est tellement vrai, il y a en nous un enfant éternel, pas seulementcelui que nous avons été, dont on se souvient avec nostalgie ou fierté, quelques larmes et beaucoupde tendresse, mais un enfant en constant devenir, qui réclame les mêmes soins, le mêmeenveloppement, qui a les mêmes besoins de sécurité affective et de réassurance que tout enfant.Nous sommes adultes, parents, grands-parents peut-être, mais nous sommes pour autant, toutautant, d’éternels enfants en besoin d’attention et d’amour, en cheminement permanent, jamaisaboutis, jamais tout à fait accomplis. En ateliers chant-thérapie, ce sont ces enfants que je rencontreet qui me bouleversent de leur vérité d’être. Des enfants de 75, 92, 102 ans, assoiffés de soins,vulnérables, dépendants, en attente d’un regard consolant, d’un geste rempli de présence, etcapables de se laisser aller à la drôlerie la plus inattendue, un rire cristallin sorti des entrailles, unegrimace hallucinante, un rock dansé dans un élan d’énergie fabuleuse, des jeux de mots débridés,des remarques au bon sens implacable. Certains de ces grands adultes, il y a quelques mois, semontraient un peu déconcertés devant certains outils : danser librement sur des airs swings, deboutou assis, dans des grands mouvements de bras et de guiboles, n’avait jamais été pour eux unepratique habituelle. Au fil des ateliers, détendus dans une confiance joyeuse, ils ont osé, un geste dementon, de pied, de main. Aujourd’hui ce sont eux qui m’invitent à danser, qui initient les pas, quirient en s’exclamant : « j’ai l’impression d’avoir 15 ans ! », « bébé s’amuse ! », « ça fait du bien d’êtrejeune ! ». Mais c’est un fait, ils sont bébés dans cet instant présent car ils ont les mêmes besoins queceux qu’un tout petit ne peut exprimer que par les pleurs : se sentir en sécurité, bercé, nourri,réchauffé, consolé. Ils ont 15 ans dans cet instant présent, car ils ont les mêmes besoins que celuiqu’on n’exprime souvent pas mais qu’on a à 15 ans : s’amuser, se sentir libre, bouger sans avoir peurdu regard des autres, se lâcher sur une musique pepsi, se sentir appartenir à un groupe, se sentirvibrant, rêver, trouver sa place et son tempo, respirer, suer, insouciant et confiant. Ces patientsofficiellement âgés, diminués dans leurs capacités motrices ou cognitives, sont des enfants en besoinde soins et d’attention. Et c’est tout le sens de la thérapie, et de l’art-thérapie : donner ce regardattentif qu’ils attendent qui délie leur angoisse, apporter ce cadre sécurisant dans lequel tout estpermis hormis se mettre en danger, entrer avec eux dans la danse de la vie qui libère, débrider leursgrains de folie, qui sommeillent là tout proches, à portée de cœurs, partager et rire de façondélibérément libre ! Et nous aussi, petits thérapeutes témoins, sommes des enfants en besoin. Sinous osons en ateliers nous connecter à notre part d’enfance pour la mettre au service du soin denos patients, nous offrons un espace qui respire, au sens littéral et symbolique, et dans ce cadre,dans cet espace à l’apparence banale, ont lieu des merveilles et des micro miracles, goutte debonheur après goutte de bonheur…Cinquantenaires ou centenaires, nous ne sommes pas terminés !Notre enfant éternel est le plus chouette des copains de cour, farci d’un imaginaire truculent, de soifstoutes légitimes, et d’un insatiable besoin d’amour ! Que votre semaine, enfin votre récré, soit belle,à l’écoute de vos rêves d’enfant !
Tous des adultes-enfants !
Tous des adultes-enfants !
« Il y a dans l' ;adulte un enfant, un enfant éternel toujours en état de devenir, jamais terminé, quiaurait besoin constamment de soins, d' ;attention et d' ;éducation ». Comme elle résonne cette phrasede Carl Jung, ce médecin psychiatre suisse, pionnier de la psychologie des profondeurs et de lapsychologie positive ! Mais oui, c’est tellement vrai, il y a en nous un enfant éternel, pas seulementcelui que nous avons été, dont on se souvient avec nostalgie ou fierté, quelques larmes et beaucoupde tendresse, mais un enfant en constant devenir, qui réclame les mêmes soins, le mêmeenveloppement, qui a les mêmes besoins de sécurité affective et de réassurance que tout enfant.Nous sommes adultes, parents, grands-parents peut-être, mais nous sommes pour autant, toutautant, d’éternels enfants en besoin d’attention et d’amour, en cheminement permanent, jamaisaboutis, jamais tout à fait accomplis. En ateliers chant-thérapie, ce sont ces enfants que je rencontreet qui me bouleversent de leur vérité d’être. Des enfants de 75, 92, 102 ans, assoiffés de soins,vulnérables, dépendants, en attente d’un regard consolant, d’un geste rempli de présence, etcapables de se laisser aller à la drôlerie la plus inattendue, un rire cristallin sorti des entrailles, unegrimace hallucinante, un rock dansé dans un élan d’énergie fabuleuse, des jeux de mots débridés,des remarques au bon sens implacable. Certains de ces grands adultes, il y a quelques mois, semontraient un peu déconcertés devant certains outils : danser librement sur des airs swings, deboutou assis, dans des grands mouvements de bras et de guiboles, n’avait jamais été pour eux unepratique habituelle. Au fil des ateliers, détendus dans une confiance joyeuse, ils ont osé, un geste dementon, de pied, de main. Aujourd’hui ce sont eux qui m’invitent à danser, qui initient les pas, quirient en s’exclamant : « j’ai l’impression d’avoir 15 ans ! », « bébé s’amuse ! », « ça fait du bien d’êtrejeune ! ». Mais c’est un fait, ils sont bébés dans cet instant présent car ils ont les mêmes besoins queceux qu’un tout petit ne peut exprimer que par les pleurs : se sentir en sécurité, bercé, nourri,réchauffé, consolé. Ils ont 15 ans dans cet instant présent, car ils ont les mêmes besoins que celuiqu’on n’exprime souvent pas mais qu’on a à 15 ans : s’amuser, se sentir libre, bouger sans avoir peurdu regard des autres, se lâcher sur une musique pepsi, se sentir appartenir à un groupe, se sentirvibrant, rêver, trouver sa place et son tempo, respirer, suer, insouciant et confiant. Ces patientsofficiellement âgés, diminués dans leurs capacités motrices ou cognitives, sont des enfants en besoinde soins et d’attention. Et c’est tout le sens de la thérapie, et de l’art-thérapie : donner ce regardattentif qu’ils attendent qui délie leur angoisse, apporter ce cadre sécurisant dans lequel tout estpermis hormis se mettre en danger, entrer avec eux dans la danse de la vie qui libère, débrider leursgrains de folie, qui sommeillent là tout proches, à portée de cœurs, partager et rire de façondélibérément libre ! Et nous aussi, petits thérapeutes témoins, sommes des enfants en besoin. Sinous osons en ateliers nous connecter à notre part d’enfance pour la mettre au service du soin denos patients, nous offrons un espace qui respire, au sens littéral et symbolique, et dans ce cadre,dans cet espace à l’apparence banale, ont lieu des merveilles et des micro miracles, goutte debonheur après goutte de bonheur…Cinquantenaires ou centenaires, nous ne sommes pas terminés !Notre enfant éternel est le plus chouette des copains de cour, farci d’un imaginaire truculent, de soifstoutes légitimes, et d’un insatiable besoin d’amour ! Que votre semaine, enfin votre récré, soit belle,à l’écoute de vos rêves d’enfant !
Propositions
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