Je pédalais l’autre jour sur mon p’tit vélo électrique derrière un binôme très touchant.Une mère et son petit. Lui, calé à l’arrière dans son siège bébé, ne voyait que le dosde sa maman et pleurait à gros bouillons. Elle, activant énergiquement la pédaladepour rouler vers son but, ne comptant ou ne pouvant manifestement pas s’arrêterpour consoler son p’tit bonhomme, essayait de l’apaiser par des parolesrassurantes : « Allez courage mon coco, on y est bientôt, allez mon choux mimi onarrive, on arrive, on y est presque, c’est bientôt fini » Mais le voyage durait, bien tropau goût du p’tit bouchon qui criait maintenant de toutes ses cordes. Si la scène étaitun dessin-animé on aurait vu à l’écran un gosier gigantesque avec la glotte del’enfant vibrant au fond de droite à gauche et des grands jets de larmes émergeantde chaque côté de sa p’tite bouille en rage.Pauvre choux ! C’était la crise totale ! Comme après plusieurs minutes de coups depédale toniques, il ne se calmait absolument pas, la maman a lâché le guidon de samain gauche pour farfouiller à l’arrière et se connecter à son fiston par un contact. Lamain serrait la cheville du p’tit, la gratouillait, la chatouillait, « allez mimi choux,calme- toi, on arrive, on arrive », et c’est là que dans un élan soudain, le mimi chouxhurlant s’est jeté sur la main disponible de maman, l’a empoigné un peu comme onse jette sur le gros lot du manège qu’on ne voudra plus lâcher, et s’est arrêté net decrier de pleurer d’enrager. Une coupure de son immédiate, le calme plat aprèsl’orage, comme si la mère avait débranché l’enfant et annulé la fonction voix. Plus uncri, plus de crise, le gosier refermé, la glotte rangée, c’était épatant de silencesoudain et de passage radical au calme. Une rupture nette d’état émotionnel ! Là oùla voix et la parole n’ont pas suffi, le toucher a fait baume immédiatement calmant. Laprésence, le lien devaient être manifestés par le contact physique. Je suis là, tu n’espas seul, le petit avait besoin de le sentir par le toucher et de s’y accrocherconcrètement.J’ai vu dans cette petite scène animée une touchante analogie de chacun de nousportant à l’arrière de nos vies l’enfant qu’on a été, l’enfant tout choux en p’titesalopette à bretelles, une fossette au creux de la joue, riant aux éclats avec sescouettes au vent, mais aussi l’enfant agité, pleurant, impatient, en colère, notreenfant intérieur en besoin d’écoute, de réassurance, de compréhension, de motsdoux et de gestes de présence apaisants. Notre enfant intérieur en besoin actueld’amour et de sécurité.Nous n’avons peut-être plus nos couettes, nos fossettes et nos salopettes, mais lesfragilités liées à notre histoire d’enfant se réactivent au fil des évènements, de façonirrationnelle et instinctive, ne nous jugeons pas, accueillons-nous, consolons-nous,rassurons-nous, enveloppons cet enfant en besoin de tendresse. Comme cette mèreen pédalage sur son vélo, offrons-lui notre main, assurons-lui notre dispo. Viendral’instant où les traumas anciens réactivés par une peine d’aujourd’hui, serontapaisés, adoucis, réparés par la bienveillance que nous nous serons offerte !.Que votre semaine soit belle, pleine de consolation pour vos cœurs de bambins !
Notre cœur d’enfant !
Notre cœur d’enfant !
Je pédalais l’autre jour sur mon p’tit vélo électrique derrière un binôme très touchant.Une mère et son petit. Lui, calé à l’arrière dans son siège bébé, ne voyait que le dosde sa maman et pleurait à gros bouillons. Elle, activant énergiquement la pédaladepour rouler vers son but, ne comptant ou ne pouvant manifestement pas s’arrêterpour consoler son p’tit bonhomme, essayait de l’apaiser par des parolesrassurantes : « Allez courage mon coco, on y est bientôt, allez mon choux mimi onarrive, on arrive, on y est presque, c’est bientôt fini » Mais le voyage durait, bien tropau goût du p’tit bouchon qui criait maintenant de toutes ses cordes. Si la scène étaitun dessin-animé on aurait vu à l’écran un gosier gigantesque avec la glotte del’enfant vibrant au fond de droite à gauche et des grands jets de larmes émergeantde chaque côté de sa p’tite bouille en rage.Pauvre choux ! C’était la crise totale ! Comme après plusieurs minutes de coups depédale toniques, il ne se calmait absolument pas, la maman a lâché le guidon de samain gauche pour farfouiller à l’arrière et se connecter à son fiston par un contact. Lamain serrait la cheville du p’tit, la gratouillait, la chatouillait, « allez mimi choux,calme- toi, on arrive, on arrive », et c’est là que dans un élan soudain, le mimi chouxhurlant s’est jeté sur la main disponible de maman, l’a empoigné un peu comme onse jette sur le gros lot du manège qu’on ne voudra plus lâcher, et s’est arrêté net decrier de pleurer d’enrager. Une coupure de son immédiate, le calme plat aprèsl’orage, comme si la mère avait débranché l’enfant et annulé la fonction voix. Plus uncri, plus de crise, le gosier refermé, la glotte rangée, c’était épatant de silencesoudain et de passage radical au calme. Une rupture nette d’état émotionnel ! Là oùla voix et la parole n’ont pas suffi, le toucher a fait baume immédiatement calmant. Laprésence, le lien devaient être manifestés par le contact physique. Je suis là, tu n’espas seul, le petit avait besoin de le sentir par le toucher et de s’y accrocherconcrètement.J’ai vu dans cette petite scène animée une touchante analogie de chacun de nousportant à l’arrière de nos vies l’enfant qu’on a été, l’enfant tout choux en p’titesalopette à bretelles, une fossette au creux de la joue, riant aux éclats avec sescouettes au vent, mais aussi l’enfant agité, pleurant, impatient, en colère, notreenfant intérieur en besoin d’écoute, de réassurance, de compréhension, de motsdoux et de gestes de présence apaisants. Notre enfant intérieur en besoin actueld’amour et de sécurité.Nous n’avons peut-être plus nos couettes, nos fossettes et nos salopettes, mais lesfragilités liées à notre histoire d’enfant se réactivent au fil des évènements, de façonirrationnelle et instinctive, ne nous jugeons pas, accueillons-nous, consolons-nous,rassurons-nous, enveloppons cet enfant en besoin de tendresse. Comme cette mèreen pédalage sur son vélo, offrons-lui notre main, assurons-lui notre dispo. Viendral’instant où les traumas anciens réactivés par une peine d’aujourd’hui, serontapaisés, adoucis, réparés par la bienveillance que nous nous serons offerte !.Que votre semaine soit belle, pleine de consolation pour vos cœurs de bambins !
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