En ce moment je fais la tournée des bars du coin, des resto, des guinguettes, des épiceries et boutiques en tous genres, pour déposer le CV de ma fille qui depuis Lille cherche un job à Toulouse ! Je toque aux vitrines, je débarque dans les bars avant leur ouverture officielle et j’y rencontre les cuistots, les serveurs, les managers, les stagiaires, les vendeurs de tous âges. Où que je sois allée, j’ai chaque fois été accueillie, avec chaleur, avec plaisir, avec curiosité, avec intérêt. Je n’ai croisé absolument personne qui me refoule ou s’agace, me dise qu’il n’a pas le temps, de repasser à un autre moment. Ça m’a touchée cette belle humanité. Et ils n’ont pas été simplement accueillants tous ces commerçants sympathiques, ils ont aussi, souvent, eu la parole abondante…On aurait dit qu’ils attendaient que quelqu’un passe pour se confier. Certains restaurateurs m’ont dit combien les temps sont durs, d’autres m’ont raconté des morceaux de leur parcours, de leurs débuts au comptoir, la brasserie familiale, mémé passait déjà l’éponge, des caissiers ont arrêté le tapis roulant pour prendre le temps d’écouter, de donner un conseil, de sourire entre 2 passages de poireaux et de chaussettes. Tous se sont intéressés à la candidature que je leur apportais, aux études de ma fille, à son profil, à ses goûts, par politesse sans doute, mais pas seulement, par goût de l’humain surtout, par passion de la transmission du savoir-faire, par intérêt pour une situation, par ouverture, par choix, par envie de dialoguer ! Oui, ça m’a touchée cette belle humanité. Aucun d’eux n’était obligée de stopper sa crème fouettée, sa compta, ou l’astiquage des verres à pied, pour se rendre dispo à une heure où le client n’est pas censé être là. Et tous ils l’ont fait, les uns avec humour et les autres avec gravité, ils ont rangé leur bic derrière l’oreille et se sont rendus attentifs, impliqués. Franchement, ça donnait envie de se mettre direct à la plonge dans les coulisses de leurs cuisines ! L’être humain a besoin d’un autre pour entrer en communication, de se relier, de parler, de s’épancher, de verbaliser, c’est dans sa nature profonde. Un taiseux se confiera plus rarement, plus lentement, oui, mais le besoin est là. L’humain cherche l’humain pour entrer en dialogue, on est sans cesse en quête d’une oreille attentive. Mon CV sous le bras, je cherchais ces oreilles. Une fois accueillie, je leur offrais les miennes. Ça s’appelle la rencontre, et chaque fois ça nous grandit ! Et c’est ce qui se passe en atelier art-thérapie, la rencontre de 2 humains : l’un, le patient a besoin d’exprimer, de moult façons créatives, la parole n’est pas seulement verbale, l’autre, thérapeute, ouvre ses écoutilles pour se faire réceptacle. 2 humains reliés dans un espace, qui grandissent l’un par l’autre. Nous avons une bouche pour dire, nous avons donc besoin des oreilles d’un autre. Nous avons des oreilles pour écouter, nous avons donc besoin qu’un autre dise. On est inséparables, c’est ce qui rend la vie belle ! tchin ! A la vôtre !
La tournée des guinguettes !
La tournée des guinguettes !
En ce moment je fais la tournée des bars du coin, des resto, des guinguettes, des épiceries et boutiques en tous genres, pour déposer le CV de ma fille qui depuis Lille cherche un job à Toulouse ! Je toque aux vitrines, je débarque dans les bars avant leur ouverture officielle et j’y rencontre les cuistots, les serveurs, les managers, les stagiaires, les vendeurs de tous âges. Où que je sois allée, j’ai chaque fois été accueillie, avec chaleur, avec plaisir, avec curiosité, avec intérêt. Je n’ai croisé absolument personne qui me refoule ou s’agace, me dise qu’il n’a pas le temps, de repasser à un autre moment. Ça m’a touchée cette belle humanité. Et ils n’ont pas été simplement accueillants tous ces commerçants sympathiques, ils ont aussi, souvent, eu la parole abondante…On aurait dit qu’ils attendaient que quelqu’un passe pour se confier. Certains restaurateurs m’ont dit combien les temps sont durs, d’autres m’ont raconté des morceaux de leur parcours, de leurs débuts au comptoir, la brasserie familiale, mémé passait déjà l’éponge, des caissiers ont arrêté le tapis roulant pour prendre le temps d’écouter, de donner un conseil, de sourire entre 2 passages de poireaux et de chaussettes. Tous se sont intéressés à la candidature que je leur apportais, aux études de ma fille, à son profil, à ses goûts, par politesse sans doute, mais pas seulement, par goût de l’humain surtout, par passion de la transmission du savoir-faire, par intérêt pour une situation, par ouverture, par choix, par envie de dialoguer ! Oui, ça m’a touchée cette belle humanité. Aucun d’eux n’était obligée de stopper sa crème fouettée, sa compta, ou l’astiquage des verres à pied, pour se rendre dispo à une heure où le client n’est pas censé être là. Et tous ils l’ont fait, les uns avec humour et les autres avec gravité, ils ont rangé leur bic derrière l’oreille et se sont rendus attentifs, impliqués. Franchement, ça donnait envie de se mettre direct à la plonge dans les coulisses de leurs cuisines ! L’être humain a besoin d’un autre pour entrer en communication, de se relier, de parler, de s’épancher, de verbaliser, c’est dans sa nature profonde. Un taiseux se confiera plus rarement, plus lentement, oui, mais le besoin est là. L’humain cherche l’humain pour entrer en dialogue, on est sans cesse en quête d’une oreille attentive. Mon CV sous le bras, je cherchais ces oreilles. Une fois accueillie, je leur offrais les miennes. Ça s’appelle la rencontre, et chaque fois ça nous grandit ! Et c’est ce qui se passe en atelier art-thérapie, la rencontre de 2 humains : l’un, le patient a besoin d’exprimer, de moult façons créatives, la parole n’est pas seulement verbale, l’autre, thérapeute, ouvre ses écoutilles pour se faire réceptacle. 2 humains reliés dans un espace, qui grandissent l’un par l’autre. Nous avons une bouche pour dire, nous avons donc besoin des oreilles d’un autre. Nous avons des oreilles pour écouter, nous avons donc besoin qu’un autre dise. On est inséparables, c’est ce qui rend la vie belle ! tchin ! A la vôtre !
Propositions
mardi 1er septembre 2026
Ça donne des ailes !
[ Rediffusion ] [ Rediffusion ] Ça donne des ailes ! J’ai croisé cette phrase l’autre jour au hasard des pubs, cesmilliards de pubs qui s’imposent aléatoirement à notre lecture quand on se promènedans une ville. Ça donne des ailes ! Je (…)
lundi 31 août 2026
La joie du colza, du vert au jaune citron !
Vous avez vu ces derniers jours comme le colza pousse ? Je suis fascinée en cemoment par l’apparition du colza en fleur dans les champs qui nous entourent. Augré des routes qui (…)
vendredi 28 août 2026
Humain donc ému, ému donc humain !
Devant le Quai des savoirs à Toulouse, on lit en grand format cette phrase que jetrouve très juste : je me sens humain quand je me sens ému. C’est Petite Poissonequi en est (…)
jeudi 27 août 2026
Du disco pour Jaja !
Hier en atelier chant et danse-thérapie, j’ai été, une nouvelle fois, témoin de scènesde rêve. J’ai assisté à des moments magiques de lâcher-prise corporel de patients àbout de souffle ressuscités par la puissance de la musique. En (…)
mercredi 26 août 2026
La puissance d’un sourire !
Ce matin, en atelier art-thérapie, atelier de chansons, de poésies, de danse libre, j’aiété éblouie par le sourire d’un patient Alzheimer, un sourire de lumière, un (…)
mardi 25 août 2026
Le swing ça rajeunit !
Depuis plusieurs mois je lindy-hop ! Je pratique cette danse swing ultra joyeuse. Nos profs, c’est un couple sur les pistes comme dans la vie, totalement embarqué ensemble dans la passion du swing, un couple à l’énergie contagieuse, (…)

Réagir à cette émission Cliquez ici