[ Rediffusion ] Alors que je courais sur le quai pour attraper un train la semaine dernière, un couple bien plus rapideque moi me dépasse par la droite, valises derrière, cannes en avant : deux personnes mal voyantescramponnées l’une à l’autre, balayant le sol de leur canne blanche de gauche à droite dans un grandgeste souple et large, avançaient à grands pas synchronisés à 50cm du bord du quai.Impressionnant !Assez effrayée par la proximité du trou, je leur propose mon aide pour rejoindre le wagon, ils étaientcomme moi très à la bourre, et comment pouvaient ils repérer le numéro des voitures ? Ils merépondent en chœur, « non merci, on est autonomes ! » et poursuivent leur course hallucinante.Quelques mètres plus loin, j’entends la même proposition par un voyageur stupéfait et empathique,et la même réponse d’une seule voix « non merci, on a besoin de rien ! ».Ils étaient épatants de détermination, de confiance et d’évidence ces 2 êtres serrés l’un contrel’autre, dont la marche rapide, à 4 jambes qui n’en faisaient que 2, dépendait entièrement des infosreçues par le bout de la canne. Quand ils touchaient de la canne une valise, une cheville ou le borddu quai, ils freinaient d’un coup sec, contournaient légèrement l’obstacle, et reprenaient leur course,plus décontractés que moi qui voyais où j’allais. Fascinant ! J’avais sous les yeux la scène de l’aveuglequi en guide un autre, et dont le handicap ne freine en rien la progression efficace et la belle énergie.Ils étaient beaux tous les 2, abandonnés l’un contre l’autre, déterminés, audacieux l’un avec l’autre.Aucune peur, pas de réticence, être aussi speeds avait même plutôt l’air de les amuser et de lesstimuler, et ils n’attendaient résolument aucune aide, parfaitement libres dans leurs conditions.C’est avec leurs cœurs unis qu’ils voyaient !Je me suis dit : voilà un lumineux exemple de la force dans la fragilité, de la liberté dans la limitesensible, de la confiance abandonnée et de la beauté de la coopération entre 2 êtres. Il semblait querien ne pouvait arrêter ces 2 là. Ensemble, ils allaient droit au but !Finalement, en art-thérapie c’est ce que vivent le thérapeute et le patient, qui forment un binôme defragiles prêts à en découdre visant un but commun : cheminer, voyager, dans une confiancemutuelle ! Le thérapeute accompagne, mais n’y voit pas toujours plus clair, le patient s’abandonne etchemine, ouvre des horizons, se libère de poids par le voyage qu’est toute créativité !Les amis, si nous sommes diminués ou fragiles dans nos sens, par l’âge ou par le handicap, notreconfiance réciproque nous donne des ailes pour aller loin ensemble ! Canne en avant, appareils auxoreilles, grands émotifs, aussi limités que nous soyons, nos fragilités sont aussi des forces car ellesnous rendent uniques et nous obligent à l’abandon. Sautons dans le train de la vie et voyageons telsque nous sommes ! Que votre semaine, soit belle, pleine d’horizons motivants !
Fragiles mais forts dans le train de la vie !
Fragiles mais forts dans le train de la vie !
Alors que je courais sur le quai pour attraper un train la semaine dernière, un couple bien plus rapideque moi me dépasse par la droite, valises derrière, cannes en avant : deux personnes mal voyantescramponnées l’une à l’autre, balayant le sol de leur canne blanche de gauche à droite dans un grandgeste souple et large, avançaient à grands pas synchronisés à 50cm du bord du quai.Impressionnant !Assez effrayée par la proximité du trou, je leur propose mon aide pour rejoindre le wagon, ils étaientcomme moi très à la bourre, et comment pouvaient ils repérer le numéro des voitures ? Ils merépondent en chœur, « non merci, on est autonomes ! » et poursuivent leur course hallucinante.Quelques mètres plus loin, j’entends la même proposition par un voyageur stupéfait et empathique,et la même réponse d’une seule voix « non merci, on a besoin de rien ! ».Ils étaient épatants de détermination, de confiance et d’évidence ces 2 êtres serrés l’un contrel’autre, dont la marche rapide, à 4 jambes qui n’en faisaient que 2, dépendait entièrement des infosreçues par le bout de la canne. Quand ils touchaient de la canne une valise, une cheville ou le borddu quai, ils freinaient d’un coup sec, contournaient légèrement l’obstacle, et reprenaient leur course,plus décontractés que moi qui voyais où j’allais. Fascinant ! J’avais sous les yeux la scène de l’aveuglequi en guide un autre, et dont le handicap ne freine en rien la progression efficace et la belle énergie.Ils étaient beaux tous les 2, abandonnés l’un contre l’autre, déterminés, audacieux l’un avec l’autre.Aucune peur, pas de réticence, être aussi speeds avait même plutôt l’air de les amuser et de lesstimuler, et ils n’attendaient résolument aucune aide, parfaitement libres dans leurs conditions.C’est avec leurs cœurs unis qu’ils voyaient !Je me suis dit : voilà un lumineux exemple de la force dans la fragilité, de la liberté dans la limitesensible, de la confiance abandonnée et de la beauté de la coopération entre 2 êtres. Il semblait querien ne pouvait arrêter ces 2 là. Ensemble, ils allaient droit au but !Finalement, en art-thérapie c’est ce que vivent le thérapeute et le patient, qui forment un binôme defragiles prêts à en découdre visant un but commun : cheminer, voyager, dans une confiancemutuelle ! Le thérapeute accompagne, mais n’y voit pas toujours plus clair, le patient s’abandonne etchemine, ouvre des horizons, se libère de poids par le voyage qu’est toute créativité !Les amis, si nous sommes diminués ou fragiles dans nos sens, par l’âge ou par le handicap, notreconfiance réciproque nous donne des ailes pour aller loin ensemble ! Canne en avant, appareils auxoreilles, grands émotifs, aussi limités que nous soyons, nos fragilités sont aussi des forces car ellesnous rendent uniques et nous obligent à l’abandon. Sautons dans le train de la vie et voyageons telsque nous sommes ! Que votre semaine, soit belle, pleine d’horizons motivants !
Propositions
lundi 5 octobre 2026
De l’ombre à la lumière !
Je traversais l’autre jour à vélo le pont des Catalans. J’aime bien regarder à la volée, les visages que je croise, contractés dans l’effort de pédalage, sereins le pif au (…)
lundi 28 septembre 2026
Cultivons nos sources jusqu’à débordement !
En Ehpad la semaine dernière, je cherchais ma patiente Danielle. Danielle commetoutes les personnes atteintes d’Alzheimer, est fragile, désorientée, mais ce quifrappe quand on (…)
jeudi 24 septembre 2026
Notre cœur d’enfant !
Je pédalais l’autre jour sur mon p’tit vélo électrique derrière un binôme très touchant.Une mère et son petit. Lui, calé à l’arrière dans son siège bébé, ne voyait que le dosde sa maman et pleurait à gros bouillons. Elle, activant (…)
lundi 21 septembre 2026
Notre cœur d’enfant !
Je pédalais l’autre jour sur mon p’tit vélo électrique derrière un binôme très touchant. Une mère et son petit. Lui, calé à l’arrière dans son siège bébé, ne voyait que le dos de sa maman et pleurait à gros bouillons. Elle, activant (…)
lundi 14 septembre 2026
Un cœur centenaire, un cœur de chair !
Je vous espère en belle forme corps et cœur !Dans l’un des centres Alzheimer où j’interviens en chant et danse-thérapie, je montedans les étages cueillir pour l’atelier mes (…)
lundi 7 septembre 2026
Claudette, le goût de la fête !
[ Rediffusion ] Depuis quelques mois, je retrouve ma p’tite patiente Claudette au centre d’accueilAlzheimer où j’interviens. Elle a bientôt 100 ans, et me touche, me fascine de (…)

Réagir à cette émission Cliquez ici