[ Rediffusion ] Un soir de froidure, on a roulé mon mari et moi sur des routes mal éclairées enscooter électrique. Ce petit objet roulant, tout joli dans sa carlingue noire lustrée, al’avantage de n’avancer que lentement…On est souvent partisans nous tous de lavitesse, de l’efficacité, on n’a pas envie de perdre du temps dans les trajets, on estpressés, on a RV, on a du boulot, on a sommeil…, et ce coup-là on avait surtoutfroid. La lenteur pourtant a un charme fou, un charme inégalable, je dirais mêmethérapeutique. On roulait, tels 2 ados sur notre engin vintage, sous un ciel bleumarine totalement pur, et c’était grisant de beauté. La lune était pleine, ronde, belle,penchée sur notre route, bienveillante gardienne de notre mini voyage, main dans lamain avec sa copine Vénus, soeur jumelle de notre bonne vieille terre, au nom pleind’Amour qui fait rêver, bergère qui nous guidait, petits moutons que nous étions surnotre bolide riquiqui ! A moins que ce ne soit Jupiter, la plus gigantesque desplanètes du Système solaire ? Tant pis pour le manque de savoir, à cet instant, lebeau seul éclairait notre petite monture sur les routes désertes ! Les étoiless’allumaient par groupe à babord et tribord, dessinait sur la voûte céleste ces figuresfascinantes que sont les 88 constellations auxquelles nos imaginaires ont donné desnoms de bêtes : la Grande Ourse, le Scorpion, le Dragon, le Lion, le Taureau. Unevéritable ménagerie ! La tête bien comprimée dans mon gros casque, j’ai soulevémon pif tout le trajet pour contempler la bouche ouverte le spectacle sidérant de cetteinfinitude céleste. J’ai plongé dans la casserole dans un grand bain d’étoiles, j’aichassé le bison ailé avec Orion sur l’équateur céleste, j’ai swingué entre deuxcomètes dans les bras moelleux de petite Ourse, j’ai glissé en extase sur les grandesailes du W de Cassiopée, j’ai trinqué à la vie avec Aldébaran, j’ai chanté à Capellade toute la force de ma gratitude, je suis rentrée à dos de Dragon toute émue de cevoyage à des années- lumière de notre route. Qu’est-ce que c’était beau ! Figurez-vous que pendant toute la durée de ce trip intergalactique, j’ai totalement oublié quej’avais froid, mal équipée que j’étais en sortie du Dimanche, me croyant capable detout alors que je suis renommée pour ma frilosité maladive. L’évasion bienheureusedans la sphère céleste a absorbé les sensations de froid. L’émerveillement devantl’inouï a fait office d’anesthésiant des ressentis négatifs qui auraient gâché le plaisirde ce petit voyage. Nous voilà au cœur des effets libératoires de l’art-thérapie ! Selaisser aller au rêve et à l’évasion, s’émerveiller de tout, comme le suscite lacréativité sans contrainte, apaise les tensions pénibles ou douloureuses et offre unetraversée curative des émotions négatives ! Contemplons, imaginons, car c’estvoyager dans la galaxie, c’est s’ouvrir à des dimensions infinies, et c’est libératoire !Allumons nos vies d’étoiles jusque dans nos casseroles !
En scoot sous les étoiles !
En scoot sous les étoiles !
Un soir de froidure, on a roulé mon mari et moi sur des routes mal éclairées enscooter électrique. Ce petit objet roulant, tout joli dans sa carlingue noire lustrée, al’avantage de n’avancer que lentement…On est souvent partisans nous tous de lavitesse, de l’efficacité, on n’a pas envie de perdre du temps dans les trajets, on estpressés, on a RV, on a du boulot, on a sommeil…, et ce coup-là on avait surtoutfroid. La lenteur pourtant a un charme fou, un charme inégalable, je dirais mêmethérapeutique. On roulait, tels 2 ados sur notre engin vintage, sous un ciel bleumarine totalement pur, et c’était grisant de beauté. La lune était pleine, ronde, belle,penchée sur notre route, bienveillante gardienne de notre mini voyage, main dans lamain avec sa copine Vénus, soeur jumelle de notre bonne vieille terre, au nom pleind’Amour qui fait rêver, bergère qui nous guidait, petits moutons que nous étions surnotre bolide riquiqui ! A moins que ce ne soit Jupiter, la plus gigantesque desplanètes du Système solaire ? Tant pis pour le manque de savoir, à cet instant, lebeau seul éclairait notre petite monture sur les routes désertes ! Les étoiless’allumaient par groupe à babord et tribord, dessinait sur la voûte céleste ces figuresfascinantes que sont les 88 constellations auxquelles nos imaginaires ont donné desnoms de bêtes : la Grande Ourse, le Scorpion, le Dragon, le Lion, le Taureau. Unevéritable ménagerie ! La tête bien comprimée dans mon gros casque, j’ai soulevémon pif tout le trajet pour contempler la bouche ouverte le spectacle sidérant de cetteinfinitude céleste. J’ai plongé dans la casserole dans un grand bain d’étoiles, j’aichassé le bison ailé avec Orion sur l’équateur céleste, j’ai swingué entre deuxcomètes dans les bras moelleux de petite Ourse, j’ai glissé en extase sur les grandesailes du W de Cassiopée, j’ai trinqué à la vie avec Aldébaran, j’ai chanté à Capellade toute la force de ma gratitude, je suis rentrée à dos de Dragon toute émue de cevoyage à des années- lumière de notre route. Qu’est-ce que c’était beau ! Figurez-vous que pendant toute la durée de ce trip intergalactique, j’ai totalement oublié quej’avais froid, mal équipée que j’étais en sortie du Dimanche, me croyant capable detout alors que je suis renommée pour ma frilosité maladive. L’évasion bienheureusedans la sphère céleste a absorbé les sensations de froid. L’émerveillement devantl’inouï a fait office d’anesthésiant des ressentis négatifs qui auraient gâché le plaisirde ce petit voyage. Nous voilà au cœur des effets libératoires de l’art-thérapie ! Selaisser aller au rêve et à l’évasion, s’émerveiller de tout, comme le suscite lacréativité sans contrainte, apaise les tensions pénibles ou douloureuses et offre unetraversée curative des émotions négatives ! Contemplons, imaginons, car c’estvoyager dans la galaxie, c’est s’ouvrir à des dimensions infinies, et c’est libératoire !Allumons nos vies d’étoiles jusque dans nos casseroles !
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