Les lotois, d’où qu’ils soient, connaissent Saint Jean-Gabriel PERBOYRE. En effet, dans chaque église du département se trouve une statue de ce fils de fermier dont la destinée peu commune fut honorée en 1996 lors de sa canonisation par le saint pape Jean-Paul II.
Chers auditeurs, vous pouvez retrouver cette représentation en tapant JGP.
YF : mais qui était Jean-Gabriel ?
Jean-Gabriel Perboyre est né le 6 janvier 1802, à Montgesty – à une vingtaine de kms de Cahors – dans la ferme de ses parents, Pierre Perboyre et Marie Rigal. Quinze ans plus tard, en 1817, il accompagne son petit frère, Louis, au séminaire de Montauban. En effet, Louis a été pressenti par son oncle, prêtre lazariste, comme étant doué et pouvant continuer des études pour devenir prêtre. Jean-Gabriel va rester auprès de son jeune frère pendant quelques mois afin que ce dernier puisse s’habituer à la vie de communauté du séminaire. C’est au cours de ce séjour à Montauban que JG va lui-même prendre goût aux études et parfaire son instruction, qui, somme toute, n’était pas allée très loin, les travaux de la ferme étant très prenants. Il faut se souvenir qu’en ce tout début de XIX° siècle, les enfants travaillaient très tôt, ce que dénoncera plus tard Victor Hugo, qui, soi-dit en passant était né lui aussi en 1802 : « Ce siècle avait deux ans, Rome remplaçait Sparte, déjà Napoléon perçait sous Bonaparte... ». (Extrait de Feuilles d’automne, 1831)
Comme JG montre des aptitudes pour les études et un désir vers la vie religieuse, va s’engager alors une discussion entre ses parents, qui voudraient qu’il reprenne la ferme et son oncle qui le verrait bien embrasser la vie de sacerdoce.
C’est l’oncle qui a gagné, suite à une lettre que JG écrit à son père dans laquelle il précise qu’il a compris, lui, JG, que Dieu voulait qu’il soit prêtre.
Il termine donc ses études et entre chez les lazaristes où Louis se trouvait déjà. Il va ensuite prononcer ses vœux le 20 décembre 1820. Il a 18 ans.


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