La thérapie par le micro devrait être développée ! Pour les interviews de mes amisporteurs de handicap, j’utilise bien sûr du matériel radio, j’ai donc des micros de taillecertaine que mes interviewés posent sur leur menton ou que j’actionne moi-mêmepour leur éviter la contrainte de le manipuler. Le p’tit moment d’installation du matosfait déjà son effet : les câbles à brancher, le casque à poser, les micros à distribuer,tout ce petit attirail a du charme et déclenche des commentaires, des questions, del’excitation ! On sort de la routine, il va se passer quelque chose, cette ambiance destudio donne des ailes à nos artistes du cœur ! C’est un moment croustillant, à part,un moment bulle, décalé des habitudes, une parenthèse joyeuse et heureuse.L’interview démarre par enchantement au beau milieu de cette ambiance rieuse etchaleureuse. Le principe de causer dans un gros micro noir ouvre des vannesnouvelles, donne des envies de confidences, nos amis se savent importants, tout setait et se concentre sur eux, à l’écoute de leurs mots, de leurs cœurs simerveilleusement accessibles ! Il se passe quelque chose dans ces mots échangés,quelque chose de beau, quelque chose de bon, que sans doute auditeurs vouspercevez et recevez, qui nous écarquille l’âme ! L’interview micro en main est à monsens un espace tout simplement thérapeutique parce qu’il libère, il ouvre, il faitremonter des profondeurs les émotions intenses de nos amis porteurs de handicap :par les mots que le micro les pousse, les stimule à exprimer, mais au-delà par lafierté visible, tangible sur leur visage, dans leur posture, dans leur regard, la fiertéd’être eux-mêmes, et cette fierté est bouleversante ! Ils sont fragiles, ils le saventpour la plupart, ils sont beaux, ils ne le savent pas pour la plupart. Cet espace deparole met en avant leur dignité, leur bonté, leur verticalité, et notre propre petitesseface à une telle lumière ! Quand Jérémie réclame une interview alors que sonautisme le pousse à se cacher et s’isoler, c’est un bonheur ! Quand Dorothée choisitpour l’interview un prénom de scène par pudeur, par peur d’être reconnue, maisqu’elle se livre ensuite au micro avec une liberté et un aplomb sidérants, c’est dubonheur ! Quand Mathias, grand autiste qui court toute la journée, se pose et causedans le micro 10 minutes sans allers ni venues, le visage rayonnant, c’est dubonheur ! La thérapie par le micro devrait être développée encore et encore auprèsde ceux qu’on entend moins, ceux dont les mots sont hachés, les taiseux, lesbègues, les non verbaux, les ultra émotifs, les grands timides, les cachés, les petits,les fuyants, les flippés, les sans voix. A eux le son, à eux la place, à eux les ondes !
La micro-thérapie !
La micro-thérapie !
La thérapie par le micro devrait être développée ! Pour les interviews de mes amisporteurs de handicap, j’utilise bien sûr du matériel radio, j’ai donc des micros de taillecertaine que mes interviewés posent sur leur menton ou que j’actionne moi-mêmepour leur éviter la contrainte de le manipuler. Le p’tit moment d’installation du matosfait déjà son effet : les câbles à brancher, le casque à poser, les micros à distribuer,tout ce petit attirail a du charme et déclenche des commentaires, des questions, del’excitation ! On sort de la routine, il va se passer quelque chose, cette ambiance destudio donne des ailes à nos artistes du cœur ! C’est un moment croustillant, à part,un moment bulle, décalé des habitudes, une parenthèse joyeuse et heureuse.L’interview démarre par enchantement au beau milieu de cette ambiance rieuse etchaleureuse. Le principe de causer dans un gros micro noir ouvre des vannesnouvelles, donne des envies de confidences, nos amis se savent importants, tout setait et se concentre sur eux, à l’écoute de leurs mots, de leurs cœurs simerveilleusement accessibles ! Il se passe quelque chose dans ces mots échangés,quelque chose de beau, quelque chose de bon, que sans doute auditeurs vouspercevez et recevez, qui nous écarquille l’âme ! L’interview micro en main est à monsens un espace tout simplement thérapeutique parce qu’il libère, il ouvre, il faitremonter des profondeurs les émotions intenses de nos amis porteurs de handicap :par les mots que le micro les pousse, les stimule à exprimer, mais au-delà par lafierté visible, tangible sur leur visage, dans leur posture, dans leur regard, la fiertéd’être eux-mêmes, et cette fierté est bouleversante ! Ils sont fragiles, ils le saventpour la plupart, ils sont beaux, ils ne le savent pas pour la plupart. Cet espace deparole met en avant leur dignité, leur bonté, leur verticalité, et notre propre petitesseface à une telle lumière ! Quand Jérémie réclame une interview alors que sonautisme le pousse à se cacher et s’isoler, c’est un bonheur ! Quand Dorothée choisitpour l’interview un prénom de scène par pudeur, par peur d’être reconnue, maisqu’elle se livre ensuite au micro avec une liberté et un aplomb sidérants, c’est dubonheur ! Quand Mathias, grand autiste qui court toute la journée, se pose et causedans le micro 10 minutes sans allers ni venues, le visage rayonnant, c’est dubonheur ! La thérapie par le micro devrait être développée encore et encore auprèsde ceux qu’on entend moins, ceux dont les mots sont hachés, les taiseux, lesbègues, les non verbaux, les ultra émotifs, les grands timides, les cachés, les petits,les fuyants, les flippés, les sans voix. A eux le son, à eux la place, à eux les ondes !
Propositions
lundi 22 juin 2026
Rassembleur d’horizons !
En me baladant à pattes dans Toulouse, je passe parfois devant la Fédération Française des Clubs Alpins et Montagne, dont la devanture, plutôt moche, me séduit par ces 3 mots « (…)
lundi 15 juin 2026
Ma clown Claudette
[ Rediffusion ] Certains humains sont des éveilleurs de joie et de tendresse ! C’est le cas de Claudette qui chaque matin au centre Alzheimer où j’interviens, nous illumine l’humeur en atelier chant et danse-thérapie. Claudette a le (…)
lundi 8 juin 2026
Wagon de rêve !
L’autre jour dans le train, la contrôleuse des billets avait une attitude tout à faitépatante. Elle irradiait d’un enthousiasme communicatif, réclamait les billets enchantant, adressait un merci personnalisé à chacun de nous, voyageurs (…)
lundi 1er juin 2026
Prises de hauteur !
L’autre jour, mon fiston Parisien m’envoyait des photos depuis la salle d’escalade oùil va régulièrement grimper. L’une d’elle donne une vue totale du mur depuis le soljusqu’en haut couvert de ces dizaines de prises multicolores aux (…)
jeudi 28 mai 2026
Bulle bienfaisante ou isolement ?
Dans les rues, les trajets, les rames de métro, on se retrouve très fréquemmentvoisin d’un humain casqué ou bardé d’oreillettes bien calées sur les tympans, quiondule en (…)
lundi 25 mai 2026
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