[ Rediffusion ] Attendre, quel exercice difficile ! « Notre attente d’un amour, d’un printemps, d’un repos », je cite Christian Bobin, « est toujours comblée par surprise. Comme si ceque nous espérions était toujours inespéré. Comme si la vraie formule d’attendreétait de ne rien prévoir, sinon l’imprévisible ». Attendre, tout un programme ! Je nesais pas si vous êtes patients, paisibles, de ceux qui attendent de façon détachée,l’air de rien, le mental désencombré et la confiance innée, ou plutôt comme moi deceux qui attendent en se rongeant les ongles, le corps agacé, les gestes compulsifset le sommeil envahi de pensées inutiles et anxieuses ? Attendre, quelqu’un, uneréponse, une date, un résultat, que le jour se lève, qu’il arrête de pleuvoir ou que lefeu passe au vert, que le gratin cuise ou qu’un avion atterrisse, attendre la sagessecomme si elle allait me tomber tout cru du ciel, que l’évidence s’impose pour faire lebon choix, quoique j’attende, que ce soit d’ordre pratique ou existentiel, j’ai dans tousles cas le même pincement à l’estomac, une palpitation au thorax, le feu aux joues,la tremblote au menton et les mains moites. Mon corps subit l’attente dans un état detrac, comme si chaque fois je jouais ma vie à la roulette russe. Ma farcir de parolesrassurantes ne suffit pas, la conscience de la disproportion de mon état avec l’enjeuréel ne change rien, essayer le rire, la dérision, au mieux me calme 5mn. Il n’y a rienà faire, quand je dois attendre, mon système émotionnel s’emballe et galope, latension s’installe crescendo et peut m’embarquer jusqu’à la panique selon le poidsque je mets dans ce que j’attends ! Attendre, qui vient latin attendere,c’est « tendre(son esprit) vers, être attentif à ». Demeurer dans un lieu où l'on compte qu'unepersonne viendra, qu'un évènement se produira, qu'un véhicule arrivera, quequelque chose se produira etc. Je vous attends chez moi. Je tends mon esprit versvotre venue. Ah quelle tension ! Quel suspens ! Mais oui nous avons tous descomportements névrotiques non contrôlables associés à des traumas plus ou moinsdigérés ! Et voilà qu’en chant thérapie, la puissance du son porté par notre souffle, ceson qui vibre depuis nos pieds jusqu’à nos lèvres et dans l’espace autour de nous,peut apporter au névrosé incapable d’attendre, une salutaire détente musculaire etpsychique, libérer le mental des pensées répétitives, balayer les projections,réintégrer le corps dans l’instant présent, calmer les paniques imaginaires, retrouverla mesure ajustée au réel. On se calme… Le pouvoir de notre propre son estimmense. Au-delà de toute esthétique, de toute technique, le son produit par cesinstruments fascinants que sont nos cordes vocales vibrantes, soulageimmédiatement, diminue le niveau de cortisol l’hormone du stress, relaxe, apaise lesystème nerveux, nous ramène à notre équilibre intérieur. Sortons des sons !Sonnons des cordes ! Si nous aveons l’attente laborieuse, pénible, angoissée,appelons nos cordes vocales à l’aide, elles sauront nous envelopper de vibrationsthérapeutiques et nous ramener à la sage patience de celui qui tend son esprit sanssouffrir de crampes nerveuses !
Attendre sans se ronger les ongles !
Attendre sans se ronger les ongles !
Attendre, quel exercice difficile ! « Notre attente d’un amour, d’un printemps, d’unrepos », je cite Christian Bobin, « est toujours comblée par surprise. Comme si ceque nous espérions était toujours inespéré. Comme si la vraie formule d’attendreétait de ne rien prévoir, sinon l’imprévisible ». Attendre, tout un programme ! Je nesais pas si vous êtes patients, paisibles, de ceux qui attendent de façon détachée,l’air de rien, le mental désencombré et la confiance innée, ou plutôt comme moi deceux qui attendent en se rongeant les ongles, le corps agacé, les gestes compulsifset le sommeil envahi de pensées inutiles et anxieuses ? Attendre, quelqu’un, uneréponse, une date, un résultat, que le jour se lève, qu’il arrête de pleuvoir ou que lefeu passe au vert, que le gratin cuise ou qu’un avion atterrisse, attendre la sagessecomme si elle allait me tomber tout cru du ciel, que l’évidence s’impose pour faire lebon choix, quoique j’attende, que ce soit d’ordre pratique ou existentiel, j’ai dans tousles cas le même pincement à l’estomac, une palpitation au thorax, le feu aux joues,la tremblote au menton et les mains moites. Mon corps subit l’attente dans un état detrac, comme si chaque fois je jouais ma vie à la roulette russe. Ma farcir de parolesrassurantes ne suffit pas, la conscience de la disproportion de mon état avec l’enjeuréel ne change rien, essayer le rire, la dérision, au mieux me calme 5mn. Il n’y a rienà faire, quand je dois attendre, mon système émotionnel s’emballe et galope, latension s’installe crescendo et peut m’embarquer jusqu’à la panique selon le poidsque je mets dans ce que j’attends ! Attendre, qui vient latin attendere,c’est « tendre(son esprit) vers, être attentif à ». Demeurer dans un lieu où l' ;on compte qu' ;unepersonne viendra, qu' ;un évènement se produira, qu' ;un véhicule arrivera, quequelque chose se produira etc. Je vous attends chez moi. Je tends mon esprit versvotre venue. Ah quelle tension ! Quel suspens ! Mais oui nous avons tous descomportements névrotiques non contrôlables associés à des traumas plus ou moinsdigérés ! Et voilà qu’en chant thérapie, la puissance du son porté par notre souffle, ceson qui vibre depuis nos pieds jusqu’à nos lèvres et dans l’espace autour de nous,peut apporter au névrosé incapable d’attendre, une salutaire détente musculaire etpsychique, libérer le mental des pensées répétitives, balayer les projections,réintégrer le corps dans l’instant présent, calmer les paniques imaginaires, retrouverla mesure ajustée au réel. On se calme… Le pouvoir de notre propre son estimmense. Au-delà de toute esthétique, de toute technique, le son produit par cesinstruments fascinants que sont nos cordes vocales vibrantes, soulageimmédiatement, diminue le niveau de cortisol l’hormone du stress, relaxe, apaise lesystème nerveux, nous ramène à notre équilibre intérieur. Sortons des sons !Sonnons des cordes ! Si nous aveons l’attente laborieuse, pénible, angoissée,appelons nos cordes vocales à l’aide, elles sauront nous envelopper de vibrationsthérapeutiques et nous ramener à la sage patience de celui qui tend son esprit sanssouffrir de crampes nerveuses !
Propositions
lundi 22 juin 2026
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lundi 15 juin 2026
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lundi 8 juin 2026
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lundi 1er juin 2026
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lundi 25 mai 2026
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Dans les rues, les trajets, les rames de métro, on se retrouve très fréquemmentvoisin d’un humain casqué ou bardé d’oreillettes bien calées sur les tympans, quiondule en (…)

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