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		<title>Art-th&#233;rapie</title>
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			<title>Art-thérapie - Radio Présence</title>
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	<title>Humour th&#233;rapeutique !</title>
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	<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Je suis profondément touchée de constater la force de l’humour en atelier art-thérapeutique au Centre d’Accueil Alzheimer où j’interviens. L’humour pratiqué avecet par des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade modéré, est undéclencheur de merveilles ! Dans un groupe de 8 à 10 patients, il suffit d’unepersonne qui manifeste un goût et une aisance pour la blague ou la clownerie pourcontaminer l’ensemble du groupe d’une manière hautement libératrice et apaisante.Il n’y a pas je pense, de moteur d’apaisement plus efficace que l’humour de l’un desmembres du groupe. Fragile au milieu des fragiles, cette personne qui ose desloufoqueries gestuelles et verbales, et qui rit elle-même de son audace et de saliberté d’expression, suscite l’intérêt, l’étonnement, l’admiration des autres, et bientôtprovoque l’envie d’oser à son tour, permet le lâcher-prise, et finalement le rire dugroupe tout entier  ! En danse-thérapie, ma patiente de 92 ans rit de lancer desgestes démesurément larges sur la musique swing. Elle illustre ses gestes dequalificatifs qu’elle clame sur un ton de monitrice et qui ajoutent à l’effet comique  :«  moulinage  !  » «  essoreuse à salade  !  » Plus elle rit de ses mimes, plus elle fait rire,plus l’énergie du groupe s’allège, se transforme, chacun osant alors se laisser aller àson tour à des exagérations exutoires. Comme il est bon et essentiel que nospatients se sentent libres d’être eux-mêmes dans toutes leurs dimensions  ! Libresd’exprimer autant qu’ils le peuvent, tristesse et angoisse, désarroi et désorientation,libres d’exprimer sans retenue leurs inspirations les plus insolites ! Quand la paroleest devenue difficile voire impossible, il est d’autant plus vital que le corps puissedire, s’étaler, se manifester, exagérer, inventer, s’exprimer en mouvements larges etamples, inhabituels. Lorsqu’un patient ose l’humour, il désamorce les inhibitionslatentes du groupe. L’humour est un passe-muraille, un brise-glace d’une forcelibératrice extraordinaire. L’humour sous ses formes multiples est une manière decommuniquer qui permet l’affirmation de soi, qui sociabilise, qui libère des tensions.C’est un moyen de défense face à l’angoisse, une distance face au tragique, uncontournement de la violence inhérente à la maladie. Il relie à l’autre, aux autres. Ilest porteur de messages lumineux qui ouvrent les voies et les vannes. Laissons-luilibre cours  !]]></description>
	
	
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	<title>Le saut, l&#226;cher-prise th&#233;rapeutique !</title>
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	<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Il y a quelques semaines, avec 2 vielles amies drôles et pleines d’idées farfelues, on s’est lancées dans une série de photos et vidéos pour un casting sur la sororité. On n’avait pas franchement la prétention de gagner, c’était surtout l’occas de débrider nos grains de folie et d’inventer des mises en scène complètement déjantées. Entre autres délires créatifs, on a passé une matinée entière à sauter en choeur main dans la main d’un p’tit muret au sol en essayant de capter nos envols au passage. Ça a donné une série de photos et vidéos tout à fait drolatiques, les cheveux à la verticale, nos bouilles de biais, les yeux écarquillés, nos robes sous le menton et les genoux entre les oreilles. Que c’est bon d’être un peu zinzins  ! Mine de rien, même pratiqué très humblement à toute petite hauteur, le saut a sur le corps des effets libérateurs tout à fait thérapeutiques C’est un instant de lâcher-prise corporel et émotionnel particulièrement efficace. On était très loin de l’intensité spécifique au saut en parachute en sautant à gorges déployées du haut de notre petit muret et pourtant, se propulser tout simplement en ouvrant les bras dans les airs est un instant de réel lâcher-prise corporel et psychique. Rebondir sur un trempoline, laisser librement aller le corps a des gestes intuitifs, bras, jambes, tête, libère des endorphines, contribue à réduire stress et anxiété, stimule la sérotonine donc améliore l’humeur et l’énergie. Les muscles sont sollicités, l’équilibre amélioré, l’agilité développée, le système cardio-vasculaire sollicité. Sauter, c’est s’évader par morceaux de secondes, c’est détendre le corps et la tête, c’est laisser sortir les réservoirs d’émotions positives et négatives. Mais sautons donc  ! Rebondissons  ! Le saut, voilà un moyen «  mine de rien  » tout à fait analogue au mine de rien art-thérapeutique  : le moyen est simple, accessible tant que l’état de notre corps nous le permet, et promet des bienfaits corporels et des libérations émotionnelles essentiels  ! Tant que nous le pouvons, sautons comme des moutons, bondissons comme des balles, cabriolons, cascadons, ricochons, le cœur ouvert comme des enfants, le corps déployé, les émotions lâchées.]]></description>
	
	
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	<title>Chantier art-th&#233;rapeutique !</title>
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	<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] [ Rediffusion ] En ce moment dans notre chaumière pas si vieille que ça, on fait des p’tits travaux de
rénovation, de relooking, pour donner à certaines pièces une énergie nouvelle, une
deuxième jeunesse. Au bout de 20 ans, les déco se fanent, les matériaux s’abîment,
on est lassés des murs blancs qui ont viré au jaune pipi, des robinets entartrés et des
linos qui cachent des carreaux moches. Alors, dans un élan dynamique motivé par
une envie d’esthétique, un besoin de lumière et d’un meilleur confort, un beau matin
on se décide, on empoigne burin, spatule, grattoir à joints, sacs à gravats et
balayette et on se lance plein de détermination dans la démolition de l’ancien. Et très
vite, ce chantier, aussi laborieux qu’il soit, plein d’imprévus, de contorsions
physiques, de plâtre jusqu’au fond des narines, nous apparait comme une
délivrance, parce que les choses avancent, elles nous résistent mais elles
progressent vers autre chose qui promet d’être plus agréable, plus satisfaisant, plus
adapté. Cette décision d’amorcer le travail, l’audace du premier coup de burin, est
l’amorce du changement. C’est l’analogue quand on décide d’entamer un travail
thérapeutique : la décision de prendre soin de son psychisme est l’amorce du
changement, d’un passage à autre chose, d’une libération émotionnelle. Décider
d’entrer en face à face avec notre matière intérieure, nos émotions, notre vécu, c’est
déjà une délivrance. Le mélange labeur/joie ressentis sur un chantier sans
prétention, est l’exact analogue de ce qui peut se passer dans le processus
thérapeutique : on est en chemin, avec peine, avec courage, avec résistance, mais le
fait même d’être en mouvement vers un nouvel état déclenche déjà en nous des
émotions positives. Le labeur en cours est déjà porteur d’une promesse, réveille
l’espoir d’un mieux-être. Quand je vois au fil des ateliers chant et danse-thérapie,
mes patients Alzheimer sortir peu à peu de leurs inhibitions et oser un tout petit geste
sur la musique, d’abord un pied, une jambe, puis une main, les bras, se lever, déplier
leur corps tout entier jusqu’à se laisser aller à des mouvements amples et rythmés, le
visage éclairé de fierté, je suis bouleversée ! Ils ont fait le choix de participer à ces
ateliers, ils sont en travail avec leur réalité, ils osent la constater, la regarder,
l’accueillir et s’y confronter par le biais de l’art. Ils sont en chantier, en travail
thérapeutique. L’art-thérapie leur offre des clés manifestes d’ouverture, de détente,
de libération corporelle et émotionnelle ! Notre existence est un chantier, plus ou
moins long, laborieux, douloureux, qui nous transforme et nous aboutit. On reste
fragile, on reste malade, oui, mais on est, quoi qu’il arrive, en chemin, pelles, truelles
et burins en mains !]]></description>
	
	
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	<title>De l'autre c&#244;t&#233; des nuages !</title>
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	<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Il nous est tous arrivé sans doute, à l’occasion d’un voyage exceptionnel, de coller notre pif contre le hublot de l’avion, pour contempler baba la couche crémeuse de nuages chantilly au-dessus de laquelle on plane dans l’immensité du bleu céleste. Etre assis là, dans nos petits fauteuils presque confortables, dans cet engin ailé qui nous promène à 10000 mètres au-dessus du niveau de la mer, c’est quand même surréaliste non  ? Extraordinaire d’être le spectateur de ce décor grandiose formé de gouttelettes d’eau et de cristaux de glace condensés en suspension dans l’air  ! Je suis fascinée par la lumière inouïe, médusée par les formes vivantes que prennent ces gros paquets moelleux, blancs éclatants éclairés par le soleil. Mais qu’est-ce que c’est beau  !  Mes nuages de prédilection, ce sont les cumulus congestus, ces nuages qui grossissent en bourgeonnant comme d’énormes choux-fleurs. Je peux passer la totalité du voyage à me perdre dans cet univers magique de moutons cotonneux aux contours improbables, à m’imaginer rebondir en saltos avant-arrière d’un monticule douillet à l’autre, à me laisser embarquer dans ce royaume du doux et du velouté. Je ne vole plus en avion, je voyage dans le monde souple et rond de nuages dodus à nez ronds, à dos bombés, à courbes ballonnées. Je suis ébahie, éberluée, ébaubie  ! Et je me dis tout en rêvant, tout en planant dans ce monde à part, voilà 2 visions tout à fait différentes d’une même réalité, selon qu’on se trouve sur la terre ou dans le ciel… Vu du dessus depuis le hublot de notre coucou, ces cumulus congestus bourgeonnants sont blancs purs, irradiants, éclaboussants de clarté et de lumière, alors que vus du dessous depuis la terre, ils sont gris sombres dans leurs bases, et apportent des averses de pluie, de neige, c’est beaucoup moins enthousiasmant  ! Voilà tout le principe du processus art-thérapeutique  : passer du sombre à la lumière comme en plein vol, de la vision du dessous à celle du dessus, en laissant l’imaginaire créatif nous embarquer, adopter une posture décalée, par le chant, la danse, les fables, prendre de la hauteur pour aborder les nœuds émotionnels douloureux et les traumas par un autre biais, celui du rêve, de la poésie, de l’imaginaire et de la créativité  ! Il est bon de passer du frontal à l’évasion, non pas pour oublier le réel, mais pour l’appréhender plus en douceur, et l’envelopper de nos âmes d’artistes.  Nous le savons les altocumulus floccus, les stratocumulus perlucidus, les nimbostratus ou les cirrostratus nebulosus, symboliques de nos émotions lourdes, ont leur face sombre et leur face éclairée  : être accompagnée c’est prendre de l’altitude pour aller respirer au zénith. Elle est pas belle la vie  ? Chargée en nuages peut-être, mais éclairée de la force de la lumière  !]]></description>
	
	
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	<title>Vive la m&#233;moire &#233;motionnelle !</title>
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	<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[J’aime écouter les récits des gens que je côtoie. J’aime leurs histoires, j’aime leurs vécus, j’aime leurs péripéties, et pourtant je constate avec désespoir et frustration qu’il m’arrive d’oublier le contenu de ce que l’un ou l’autre m’a confié. Là il me manque une date, un lieu, le nom d’une famille, le détail croustillant qui comptait pour la personne. En revanche, ce qui me reste de façon marquée, certaine et pérenne, c’est l’émotion associée au récit, et des détails physiques  : la clarté de ses yeux, la forme de son visage, la force de son sourire ou le tremblement de son menton, l’expression corporelle générale, crispée ou détendue, repliée ou ouverte…et cette mémoire là est profondément ancrée, colorée, durable. La mémoire émotionnelle, quel incroyable réservoir  ! Si on ne se considère ou ne se reconnait pas tous comme de grands émotifs, voire comme des hyper-émotifs, nous sommes tous pourtant des êtres d’émotions  ! On peut oublier le passé, jusqu’à perdre son nom, la mémoire émotionnelle elle est imparablement puissante et vivante. Au Centre d’accueil Alzheimer où j’interviens, les patients souffrent de ne plus se souvenir, de constater la fuite de leur mémoire factuelle. Mais quand en ateliers art-thérapie on sollicite leur mémoire émotionnelle par la musique aimée et reconnue, par une poésie, une fable apprises dans le plaisir, par des chansons associées à un vécu positif et joyeux, alors on vient toucher la part vivante et vibrante de la mémoire, on vient remuer le réservoir d’émotions, et c’est comme un fil d’or du passé au présent, et c’est un apaisement, une détente corporelle et psychique, un constat de Vie et c’est tellement important  !  En Unité Protégée, les patients ne sont plus en capacité de mémoriser un prénom, une date, un horaire. En revanche, ils se souviennent intuitivement, émotionnellement que certaines activités les apaisent et quand de semaines en semaines, vous débarquez chez eux, ils vous accueillent chaque fois en joie car ils ont associé votre venue à une fête et une détente bienfaisante.]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>L'&#233;cho th&#233;rapeutique !</title>
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	<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[J’ai une tendance, par gagatisme d’amour, à donner à mes proches des surnomsaffectueux et tout à fait loufoques  ! Cricri mimi, Malice cocotte, Tirlititi, Pascualiita,Ananas, Totoche, Milouche, Nancytronette, Daphnouille, Nat Nat et mat Mat, Juju,Miche codette et Marifi…Des surnoms tout sucrés installés dans les habitudesdepuis quasi toujours, et dont ni eux ni moi n’avons même plus vraiment conscience  !Donc, quand au volant, je nomme l’un ou l’autre à voix haute pour demander àl’assistance personnifiée de la voiture de déclencher le coup de fil, la voix de lavoiture, qui est très consciencieuse, s’assure de bien exécuter ma demande enrépétant systématiquement ma demande par cette phrase «  D’accord, j’appelleMiche codette  » «  D’accord, j’appelle Malice cocotte  » «  D’accord, j’appelle Tirlititi  »«  D’accord, j’appelle Totoche  ». Et je me marre alors en entendant ces nomsdélirants, je me demande qui a pu pondre des surnoms pareils, je m’étonne de cesappellations invraisemblables, et je réalise que c’est ma façon de nommer les gensque j’aime, de cette manière un peu drolatique et bizarre, et qui correspond vraimentj’avoue à la tendresse énorme que je ressens pour eux. La voix de la voiture estcomme un écho à cette émotion tendre, comme un miroir à cette affection profondeet viscérale qui me relie à chacun d’eux. Chaque fois me saute au cœur combienj’aime chacune de ces personnes, combien ces liens sont importants, combien mavie sans eux ne serait pas telle qu’elle est, belle et intensément riche de leur amour.Chaque fois au volant à l’écho de ces drôles de noms, je ris de la joie de ces liens.Lepouvoir de l’écho, la force du miroir, l’impact de la reformulation  ! C’est par ce moyenque l’art-thérapie vient provoquer des prises de conscience libératrices  ! Le retourdans nos oreilles de nos propres dires par la voix d’un autre, renvoyés mot pour mot,leur apportent un poids nouveau, les met en lumière et nous permet d’accéder à uneconscience plus profonde et plus fine du sens qu’ils ont pour nous. L’écho c’est lareformulation par le thérapeute OU par l’œuvre  : la création a ce but de renvoyer àl’auteur une partie de lui-même, d’être à la fois le réceptacle et le messager, lerévélateur des émotions présentes. Le face à face avec sa toile, son masque, sontexte, est un révélateur d’identité. Nous avons besoin de ces prises de consciencepour devenir plus pleinement qui nous sommes  ! Si dans un carrosse une voix quirépète des surnoms peut se faire l’écho de nos profondeurs, que dire de lapuissance de l’art-thérapie  ! Que votre semaine soit belle, toute résonnante d’échosqui en disent long sur l’essentiel  !]]></description>
	
	
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	<title>En draisienne, &#224; v&#233;lo, &#224; tricycle, en tandem ?</title>
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	<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Ha la joie de la pédalade  ! On m’a prêté récemment un ptit vélo électrique parfaitement adapté à mon mini format, grâce auquel je roule le pif et les oreilles au vent, le jour sous le soleil ou la nuit sous les étoiles. Qu’est ce que ça fait du bien de troquer son éternel carrosse à 4 roues pour circuler plus librement, le corps et le muscle en action, la pollution et les boulevards embouteillés en moins. J’ai bien conscience que je n’invente pas la poudre en m’exclamant sur le bienfait du vélo, que vous pratiquez sans doute tous les jours depuis belle lurette  ! Et tout en remontant du marché sur mon p’tit vélo bleu pétrole, la besace pleine de tomates et de poires de saison, je me disais «  cette assistance c’est exactement le principe de l’accompagnement thérapeutique  ». Ce qu’on ne peut pas ou qu’on ne peut plus faire seule, par incapacité, lassitude, saturation ou fragilité, devient à nouveau envisageable, accessible et réalisable grâce au soutien, à l’aide, à l’assistance, qui nous apporte ce supplément dont on a besoin, qui nous soutient les ailes, qui nous stimule notre réservoir à envies, qui fait renaître la notion de plaisir associé à l’effort  ! On n’est plus la désespéré fatigué abattu dans son canap qui se sent inapte à l’action et au cheminement, on est grâce au soutien, qui peut être minime ou important, de nouveau l’être en marche, étonné de se redécouvrir en forme, grisé de se reconnecter à son besoin de liberté et d’autonomie. Etre accompagné, c’est retrouver de l’autonomie, c’est réactiver son réservoir énergétique, corporel et psychique  ! Dans la vie comme à pédales, pour bon nombre d’entre nous, certains caps sont trop durs à passer seul, certains virages trop raides à prendre, certaines ascensions inenvisageables. L’assistance, l’accompagnement, ouvrent à nouveau tous les chemins, nous remettent en selle et nous font goûter de nouveau aux émotions positives, au plaisir, à la joie, à la ferveur, à la Vie  !]]></description>
	
	
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	<title>Claudette, le go&#251;t de la f&#234;te !</title>
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	<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Depuis quelques mois, je retrouve ma p’tite patiente Claudette au centre d’accueilAlzheimer où j’interviens. Elle a bientôt 100 ans, et me touche, me fascine de sarésilience et de sa capacité à s’abandonner  !Quand j’arrive le matin, je la trouve systématiquement assise sur le même fauteuil,son grand sac à main marron rempli de trésors posé sur les genoux, qu’elleenveloppe fermement entre ses bras comme si elle abritait son chat, signe que sonsac est un repère important qui la sécurise et la rassure.Chaque matin, je me plante bien en face de son visage et je m’adresse à elle dansun bonjour personnalisé. Et chaque fois, elle me pose cette question rituelle avec savoix d’enfant qui chante comme une comptine : « Mais qu’est-ce qu’on fait là  ? Maisqu’est-ce qu’on va faire alors  ?  ».Et chaque matin, je fonds, car malgré son inquiétude, malgré son anxiété, elle mepose cette question avec un sourire descendu du ciel, un regard limpide comme unesource, son visage est si joli et doux. Elle me liquéfie le cœur, Claudette, et je metsau défi quiconque la croise sur son chemin de ne pas sentir monter en lui unetendresse intense.Elle est bouleversante Claudette parce qu’elle fait confiance alors qu’elle estanxieuse, elle s’abandonne alors qu’elle a perdu ses repères. Elle ne maîtrise rien etelle se laisse rassurer, envelopper dans ce lieu de bienveillance comme si ça allait desoi  ! Et mieux encore, si je lui dis «  Claudette, on va danser  », alors je vois s’ouvrir enelle un espace de bonheur, une étincelle. Danser, le mot magique qui met Claudetteen marche  !Alors qu’elle est aussi menue qu’un oiseau, elle se lève comme un ressort, dans sap’tite robe moderne, laisse son sac sur la chaise, trottine dans le couloir avec ladétermination d’une conquérante de l’espace, et me demande en riant si les autresviennent aussi.C’est parti, c’est le feu sur la piste  ! Claudette a 100 ans et elle danse sur Johnny lesyeux tout pétillants. Elle danse vraiment, elle rebondit, elle plie les genoux, ellebalance ses 2 bras, elle se donne, elle aime ça, elle dit «  vous pouvez mettre plusfort  ?  » Elle danse, balance, jusqu’au bout du morceau, et s’asseoit alors enfinheureuse, repue de lâcher-prise, comme une jeunette qui s’éclate à la boum avec sabande de cops.La danse-thérapie pour Claudette, c’est une évidence, c’est dans son ADN, c’estl’outil de ses rêves. Claudette n’a pas d’âge quand son corps spontanément bougesur le tempo, la maladie n’a plus de prise sur elle quand elle est emportée dans lajoie du mouvement. Les émotions positives repoussent l’état d’angoisse. Danser,c’est vivre, à toutes les heures  !Les amis, si vous ne sortez ni au bal ni en boite, dansez entre vos canapés autantque le cœur et le corps vous en disent, dès le p’tit déjeuner  ! Que votre semaine soitbelle, soulevée par le goût de la fête  !]]></description>
	
	
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	<title>Rassembleur d'horizons !</title>
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	<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[En me baladant à pattes dans Toulouse, je passe parfois devant la FédérationFrançaise des Clubs Alpins et Montagne, dont la devanture, plutôt moche, me séduitpar ces 3 mots «  Rassembleur d’Horizons  ».J’aime ce qu’évoque ce p’tit paquet de mots  : rassembleur d’horizons. J’aime lapoésie de cette allégorie. Elle donne du souffle, de l’espace. A chaque fois que je larelis, que je la répète, que je la médite, j’ai l’âme qui s’évade et qui rêve, jem’embarque sans retenue dans un voyage intérieur de toutes saveurs pendant queje vais quelque part en marchant sur le bitume telle une citadine pleine d’obligationsqui doit assumer comme tout le monde le programme de ses journées.Je suis grisée par ce groupe de mots «  rassembleur d’horizons  ». Quelle bellemission, quelle fabuleuse idée, quel emballant projet  ! Rassembler nos horizons,c’est à dire faire venir au même endroit les lignes et les limites de nos vues où seconfondent le ciel et la terre, le ciel et la mer. Rassembler nos horizons c’estregrouper nos paysages les plus lointains, c’est relier en un point commun lescercles imaginaires dont nous sommes les centres et les observateurs. C’est voir loinjusqu’à la confusion et recentrer cette vue.En voilà une belle analogie du processus thérapeutique  ! Voir loin, voir jusqu’où noussommes dans la confusion, en prendre conscience, et grâce à ce travail de vérité, serassembler, se recentrer. C’est ce qu’on fait en atelier thérapeutique, on laisse par ladanse, par le son, par le chant, s’exprimer et se libérer les ressentis confus, ce qui apour effet de nous ramener à notre essentiel, à notre centre apaisé.]]></description>
	
	
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	<title>Wagon de r&#234;ve !</title>
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	<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[L’autre jour dans le train, la contrôleuse des billets avait une attitude tout à faitépatante. Elle irradiait d’un enthousiasme communicatif, réclamait les billets enchantant, adressait un merci personnalisé à chacun de nous, voyageurs de ce jour,en inventant des accents surprenants, sautillait gaiement vers le siège suivantcomme dans un jeu de marelle, entamait la discute avec l’un ou l’autre sur des sujetsmultiples en exprimant sa joie dans de grands éclats de voix et de rires. Incroyablecette femme, manifestement très épanouie dans son job, investie dans son rôle,engagée dans sa relation aux clients. Tellement agréable pour tout le monde  ! Ellecriait littéralement ses mercis enchanteurs en inventant des accents pas possiblesavec des appuis changeants d’une voyelle à l’autre : pour l’un c’était merciiiiiiii enarpège descendant comme une glissade en toboggan, pour l’autre meeeerci façonmouton qui bêle, pour le suivant mercê, mercê beaucoup, et puis elle pépiait merci,merci, merci, merci comme le ferait un oiseau sur une branche, puis prenait une voixde basse avec un air gravement sérieux merci bien, merci bien, tout en recto tono.Elle criait, et puis elle chuchotait, merchi merchi merchi merchi. Un sketch cettefemme à casquette  ! Un vrai grain de folie  ! Elle prenait tellement à cœur d’avoir avecchacun un échange sympathique et joyeux, cordial et drôle, original et personnel,qu’on attendait notre tour comme des gosses qui font la queue pour une photo avecle Père Noël  ! Tout le wagon jubilait de sa personnalité et de sa drôlerie. Impossiblede se laisser aller à nos humeurs de dogue dans une telle interaction, même lesvoyageurs les plus bourrus étaient en liesse. Contagieuse l’allégresse de cettefemme ! Elle dépassait le cadre de sa fonction de contrôle pour s’investir avec cœuret générosité dans des rapports humains, interpersonnels, apportant del’étonnement, de la détente, du sourire. Rien que du bon  ! Je me disais enl’observant béate que c’est dans une telle ambiance, chaleureuse, authentique quele thérapeute doit accueillir en atelier ses patients de tous âges. L’humour et la joiesont de formidables déclencheurs de lâcher-prise, de confiance, d’expression desémotions de toutes sortes. Un sourire est une fenêtre, une invitation à oser dire, oserexprimer, une attitude inattendue imbibée de liberté est un plateau en or sur lequel lepatient peut déposer ses peines. Ouvrir dès l’accueil un espace de lumière et deliberté dans lequel il fait bon se déposer, se laisser être, se sentir pris en main, prisen soin  ! Quenous soyons contrôleurs de billets, d’impôts ou de gestion, c’est dans notre étatd’ouverture, à soi, aux autres, que se joue notre bonheur. Que votre semaine soitbelle, pleine de mercis sur tous les tons  !]]></description>
	
	
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	<title>Prises de hauteur !</title>
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	<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[L’autre jour, mon fiston Parisien m’envoyait des photos depuis la salle d’escalade oùil va régulièrement grimper. L’une d’elle donne une vue totale du mur depuis le soljusqu’en haut couvert de ces dizaines de prises multicolores aux formes multiples.Marrant ce patchwork de formes et de couleurs disséminées comme sur une grandetoile, on dirait une oeuvre d’art abstrait de Richter.On imagine très bien un artiste fougueux projeter sur le mur tout ce qui lui vient sousla main dans des élans passionnés et anarchiques  : des pavés de peinture verte, desgrosses gouttes bleues à coups de pinceaux par les 2 bras, des vieux cendriers griscollants de nicotine, des moules à gaufres oranges, des peaux de banane, des fritesde patate douce, des oreillettes et des tomates cerises, des ballons crevés, des pifsde clown, des malabars, des gommes, des protège-genoux et du réglisse fondu. Lerésultat donnerait ce joyeux fatras contemporain de formes colorées étalées en toussens sans logique. Et alors il n’y aurait qu’à grimper sur la toile en s’amusant à saisirun relief ou l’autre pour progresser sur l’œuvre tel un Spider-Man  !Et je me disais en observant cette photo-toile originale de mon fiston, que ce mur mefaisait penser à notre manière de progresser dans l’existence, d’une prise à l’autre,tant bien que mal, cramponnés comme on peut, pifs et faces contre la paroi, fragileset déterminés. Une belle analogie du processus thérapeutique, dans lequel ontatonne, on cherche, on réfléchit, on se hisse, on tombe, on essaie, on s’accroche,on recommence. Comme en escalade on développe en thérapie une confiance dansses ressources, une souplesse psychique, une agilité, une endurance émotionnelle.Comme en escalade on affine la capacité à décrypter, à comprendre les prises, et lescrises, à repérer les soutiens à saisir, reconnaître nos besoins, à anticiper nos étatslimites. Comme en escalade, la thérapie nécessite de se focaliser avec précision surla manière optimale de placer nos pieds avant de charger le poids de notre corps surnos appuis. C’est le pas à pas, le cheminement accompagné, saisir les aides, lesmoyens pour avancer avec patience, à notre juste rythme, avec prudence.Et peu à peu, le stress traumatique se réduit, la conscience psychique et corporellegrandit. Prise après prise, de conscience, on trouve l’équilibre, la fluidité, on vise lehaut, on prend du recul, on a moins peur du vide.Oui, en thérapie comme en escalade, on se retrouve dans des postures improbables,le pied droit au-dessus de la tête, la gauche allongée à angle droit, les jambes engrenouille, les bras en équerre, la tête en bas, les biceps pendus, le corps flottant au-dessus du vide cramponné à deux doigts, en pont, en boule, en extension. C’est lavie qui prend formes  !Les amis, on n’est pas tous Alex Honnold, mais chacune de nos vies est comme unmur couvert de prises, de conscience, de risque, de tête, de sang, de son, decourant, de poids, de bec, et finalement de hauteur, de recul, de lumière  !Que votre semaine soit belle, comme une ascension prise à bras le cœur  !]]></description>
	
	
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	<title>Bulle bienfaisante ou isolement ?</title>
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	<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Dans les rues, les trajets, les rames de métro, on se retrouve très fréquemmentvoisin d’un humain casqué ou bardé d’oreillettes bien calées sur les tympans, quiondule en marchant sur un tempo qu’on n’entend pas, qui claque des doigts avecdes airs inspirés sur des rythmes qui nous échappent, qui parfois même marmonnentdes notes sur des mélodies qui ont l’air emballantes. J’aime bien observer ces frèreshumains qui nous côtoient par ci par là tout en restant protégés du réel, abrités dansleurs bulles sonores.Le contraste est étonnant, entre leur présence corporelle particulièrement visible carils bougent avec une ferveur qu’on n’a pas sans musique, trottinent en dansant, sedéhanchent en balançant de la tête, à côté de nous qui marchons tout bonnement,sans geste ni mouvement spécialement expressif, et leur absence partielle ou totaleau réel.L’autre jour, une jeune femme faisait des longueurs épatantes sur le quai enattendant le métro, elle dansait quasi comme dans une salle de gala. Elle levait hautun genou puis l’autre, penchait le buste en étalant les bras, swinguait à fond, clapaitdes mains en se repliant en 2, regardait le plafond, claquait de la langue, rasait le pifdes voyageurs amusés sans du tout réaliser qu’elle était observée de tous les côtés.Elle était à fond dans son trip, hermétique au reste du monde. Elle prenait sonespace, évoluait dans sa bulle, sans interaction avec le reste des humains présents.Elle s’exprimait, pour elle seule, sans conscience apparente d’être au milieu desautres. Elle vivait son moment à elle, l’incarnait sans complexe, sans aucuneattention au cadre environnant. C’était joli, touchant, et à la fois cette absence totalede contact avec le monde réel révélait une fragilité, une douleur. J’avais envie de laraccorder à nos présences, de lui dire « danse, libère-toi, mais oui quelle belle idée,mais console toi aussi d’être parmi d’autres, tu n’es pas seule ».C’est un peu dans une bulle analogue que le patient laisse sa créativité aller enatelier chant ou danse-thérapie, avec cette différence notoire qu’il est conscientd’être dans un cadre, dans un espace dédié, dans un temps défini, et que ce tempsd’expression créative n’est pas vécu de façon isolée. Bien au contraire il est vécu enlien, avec le thérapeute, avec le reste du groupe. Une bulle oui, mais pas unisolement. Un espace de rêve oui, mais connecté au réel comme lieu de réparation.Une échappée, un voyage artistique, oui, mais avec un ancrage corporel dans laréalité, condition pour libérer les douleurs et souffrances.Il est bon de lâcher-prise, évadons-nous, reconnectons-nous à nos âmes de poètes,quittons le mental, oublions pour un temps contraintes et efficacité, nourrissons nosbulles personnelles vitales, tout en restant reliés, ancrés, enracinés.Que votre semaine soit belle, dansante, en conscience  !]]></description>
	
	
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	<title>SDF de lumi&#232;re !</title>
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	<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] Quand je marche dans Toulouse, je suis toujours fascinée par l’épaisseur de la foule,
la densité du flux humain en tous sens, ces innombrables corps en marche ou assis
ça et là, qui se croisent au hasard d’une rue, au hasard d’un moment, ces êtres de
tous âges, de toutes origines, de tous looks. Toulouuuse ! La ville rose est joyeuse,
bouillonnante, trépidante, animée, bruyante, colorée. Ça pédale, ça se croise, ça
klaxonne, ça crie, ça rit, ça cause, ça court, ça fume, ça sirote au soleil des
terrasses, ça fait des grands gestes de mains en causant, ça s’interpelle d’un trottoir
à l’autre, ça traverse en trotti la foule à toutes berzingues, ça danse dans les métros,
ça met sa musique à fond et ça s’en fout du niveau de décibels, ça se croise, ça se
bouscule, ça chante, ça danse et c’est beau cette vie foisonnante ! Toute cette
ébullition m’aspire littéralement, je fais 3 pas dans le centre et je suis illico absorbée
par la foule, infime partie de cette énergie bourdonnante, énergie qui annule en
partie la mienne propre pour la fondre dans ce grand tohu bohu vibrant et
sympathique. Ce qui m’extirpe de cette fusion avec la foule sans nom, ce qui m’attire
à un moment le regard et le cœur, comme une frappe, un sursaut, c’est toujours un
visage, un visage différent, qui tout à coup apparait dans son unicité, là une
personne, non plus un élément d’une foule parmi des centaines, mais un être à part,
en relief, hors du lot, et je suis bouleversée car il s’agit chaque fois d’un SDF, un
visage marqué, abîmé, tuméfié souvent, aviné sans doute mais présent. Car oui
dans cet incessant raz de marée humain qui va et vient dans ces rues pavées
étroites et jolies, ce sont eux les plus présents, ce sont eux qui sont immobiles sur le
bord des chemins, qui attendent, qui espèrent, qu’un humanoïde de cette foule
trépidante les remarque, les calcule, et s’arrête. Ils sont les marginaux, stoppés au
bord de ce monde en mouvement perpétuel. Et j’ai vu l’autre jour un visage d’une
lumière à faire fondre la lune : assis par terre au milieu d’un p’tit troupeau de
peluches, il chantait, sa vieille guitare désaccordée sur les genoux, il chantait avec
joie, le sourire large et le regard intense, il émanait de lui et de sa bande d’éléphants
rapiécés, une merveille, un déclic, un bonheur, un contraste saisissant entre la foule
lancée à pleine vitesse, et cet homme dans sa condition de misère, artiste sans toit,
capable de donner, imbibé de générosité, vibrant d’humanité. Une claque de vie en
marge de celle de tous. Il incarnait la pauvreté mais rayonnait de simplicité. Il
chantait et il aimait chanter, c’était criant de vérité. Lui au bord de nous tous affairés à
courir, nous donnait à entendre et à voir. Il s’était installé dans un rayon de lumière
sur un trottoir au ras de nos milliers de pas, et sa différence frappait comme un éclat
de soleil. Irréelle, impossible, rêvée. Je lui ai souri, lui aussi, j’ai eu le sentiment
l’espace de cet instant que nous n’étions que 2. Personne ne rêve de vivre en SDF,
mais en réalité nous sommes chacun un pauvre, une pauvre, SDF quelque part là où
la souffrance nous perce, nous creuse, et quand du fond de cette solitude nous
donnons, nous éclairons le monde !]]></description>
	
	
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	<title>Pose photos !</title>
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	<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[En attendant l’autre jour au volant de ma p’tite caisse qu’un très long feu rouge passe au vert, j’observais à l’horizon de mon pare-brise, un duo de copines jolies, 20 ans peut-être, poser à tour de rôle devant le canal du midi, les cheveux au vent et le sourire plein d’étincelles. Elles prenaient en s’appliquant des poses de profil, de face, de biais, de ¾, que l’autre fixait par l’œil de son téléphone, elles vérifiaient ensemble avec un air très grave le résultat sur l’écran, et manifestement pas satisfaites, recommençaient à 0.]]></description>
	
	
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	<title>JJG &#224; l'Ehpad !</title>
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	<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] En atelier chant thérapie en Ehpad, mes patients quasi centenaires boivent les
mélodies, certains, Monique, Sergio, les reconnaissent et les saisissent en vol, les
marmonnent en se balançant. D’autres, Gérard, Pierrot, les écoutent, se laissent
envelopper par le son, par la voix, le sourire en coin et la tête dodelinante.
Une énergie douce et belle circule entre eux, ils se regardent, s’observent,
s’attendent, se respectent infiniment, touchés par le timbre chevrotant que l’un ou
l’autre ose sortir de son coffre fragilisé par l’âge. Je suis toujours bouleversée de les
sentir en lien, de les voir créer des ponts entre eux au-delà de leurs bulles
individuelles, ces bulles que la maladie et la fragilité créent nécessairement, lieux du
pas à pas dans la souffrance corporelle et psychique qu’ils endurent.
Emue, je termine l’atelier par un temps de musique adaptée à leurs demandes.
Roger, Pierrette, Liliane, réclament des airs des années 30, 40, qui leur rappelle les
bals du samedi soir et les tours de piste dans les bras de leurs amants.
Hier, arrive à ce moment, à trot flageolant mais décidé derrière son déambulateur, un
résident tout courbé que je ne connais pas, à l’énergie volontaire bluffante. Il
déambule avec sa mob entre les fauteuils, cueille une chaise, s’assoit au milieu de
nous, m’annonce qu’il est Bernard et me réclame avec une autorité pleine de ferveur
de lancer du Goldman dans mon enceinte qu’il montre du doigt en l’appelant mon
engin. « Je veux entendre Jean Jacques Goldman dans ton engin, mets Je marche
seul » L’atelier est fini, mais la demande exprime un besoin, bien au-delà d’un désir,
j’y réponds bien sûr illico !
Dès les premiers sons sortis de l’engin, Bernard est en émoi, son visage s’allume,
son corps change de posture, il se redresse buste et jambes comme s’il avait perdu
70 ans, clap des mains, remue des coudes, tape des pieds, chante les paroles dans
le détail, un rockeur ressuscité !
Et il n’est pas le seul à entrer dans cet état de liesse épatante, Liliane qui d’habitude
écoute les mélodies pieusement, se met à swinguer de toute son énergie, crie les
refrains comme si elle était en concert dans une foule, entraîne Jeanne sa voisine qui
faute de mots car non verbale se met à embrasser l’espace de ses grands bras tout
maigres en grands mouvements rythmés. Monique, souvent toute inhibée, les
observe sidérée 3 minutes et ose à son tour se trémousser sur son fauteuil en
opinant de la tête à ptits coups saccadés. Je marche seul, à plein volume dans la
pièce, a réveillé l’énergie folle de ces cœurs purs au bout de leurs vies. Un véritable
exutoire, tellement émouvant !
Nos résidents savent de quoi ils ont besoin, à nous d’y répondre et de leur offrir
l’espace pour exprimer, bien au-delà du cadre thérapeutique, ces prodigieuses
pulsions de vie présentes jusqu’à la fin ! Que votre semaine soit belle, qu’elle pulse
de cette énergie rock, même quand vous marchez seuls !]]></description>
	
	
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	<title>C'est le pied !</title>
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	<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Occupe-toi de tes pieds  ! Cette expression qu’on utilise de façon péjorative poursignifier à quelqu’un qu’on aimerait qu’il ne se me mêle pas de notre vie, n’est pasdes plus poétiques  ! Et pourtant, c’est bien en pieds qu’on compte les vers enpoésie, alexandrins ou hendécasyllabes.Pourquoi serions-nous bêtes comme nos pieds  ? Les pieds, ces extrémités de notrecorps, sont tout sauf atteints de bêtise, ils nous soutiennent à la verticale, portentnotre poids et nous déplacent en tous sens, quelle incroyable merveille !On devrait passer nos journées à les remercier, les chouchouter avec un respectinfini, les masser, les détendre, les loger dans des chausses confortables  ! Mais oui  !D’arrache-pieds, prenons soin d’eux  ! Levons-les régulièrement ces pieds, pour leuroffrir un repos mérité, une pause truffée de gratitude, conscient qu’ils sont tout aulong de nos vies, notre essentiel, premier et constant pied-à-terre !Nos pieds sont des héros, tout autant que notre visage exposé à tous vents, ilsportent la trace de nos vécus, de nos cheminements, de nos hésitations, de nosaccrocs, de nos chutes, de notre courage. Ils sont plats, tordus, bots, abîmés,cornés, douloureux de frottements, d’ongles incarnés, d’œils de perdrix, de durillons,d’ampoules, de panaris, de bobos qui nous les cassent, les pieds. Quelle que soitleur fragilité de départ, leur format, leur taille, qu’ils soient grecs, égyptiens ou carrés,nos pieds sont chargés d’une histoire, une sacrée belle histoire, la nôtre  !On peut vivre sans pieds de lits, sans pieds de biche, sans pied-de-poule, on n’estpas obligés d’habiter de plain-pieds, mais heureux sommes-nous d’être pourvus depieds et de les honorer  !En début d’atelier chant ou danse-thérapie, j’invite toujours mes patients et moi-même à l’ancrage, à la reconnexion au corps, à l’enracinement, au retour à la base,à sentir notre lien au sol par les plantes de nos pieds, à la terre, celle sur laquelle ons’appuie pour déployer le reste. L’ancrage apaise l’angoisse, calme les penséesnégatives, restaure l’énergie corporelle et psychique. La conscience de notreenracinement soulage les migraines qui cognent parfois dans les têtes là-haut ausommet, à l’opposé des pieds. Comme les arbres plongent en terre leurs racinesdans une dimension aussi imposante que ce qu’ils déploient à la surface, nous aussiavons besoin de replonger fréquemment dans notre lien à la terre pour avoirconsciemment les pieds dessus  !Les amis, nous faisons bien des pieds et des mains pour mille choses qui nousmotivent, si on en faisait autant pour nos pieds  ? Si on se tenait à l’affût de nos pieds,au courant de nos pieds, informés de leurs besoins, disponibles à tout moment poureux, si on se tenait dedans ? Que votre semaine soit belle, joyeusement enracinée,vivante comme une plante, de pied  !]]></description>
	
	
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	<title>Un pirate dans l'avion !</title>
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	<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[L’autre soir dans l’avion en rentrant du Mexique, j’étais assise à côté d’un pirate. Un véritable pirate débarqué de la fin du 19ème, chemise large moitié ouverte, foulard autour de la taille, bandana tête de mort bien serré sur le crâne, longs cheveux noirs jusqu’aux omoplates, barbe grisonnante de 8 jours, un cache-œil tenu par une sangle. On aurait dit le Capitaine Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes. Très intriguant cet homme  ! Il lui manquait juste un perroquet sur l’épaule et une carte au trésor sur les genoux. En réalité il jouait à Candy Crush sur son portable avec toute la concentration que peut permettre la vision d’un seul œil.  J’observais du coin de mon œil à moi cet homme au look de pirate assumé, imaginant mille scénarios, 1000 aventures sur son navire, me disant que sa p’tite valise cabine cachait sûrement son butin de bois, de fourrures, de soie, de coton et d’épices, et qu’il avait dû planquer son trésor d’or et d’argent sous le cocotier d’une île perdue. Sur quel galion, sur quelle frégate avait-il traversé les mers pour arriver à l’heure à l’aéroport choper son vol Mexico-Paris  ? Je l’imaginais acharné sur le pont à tirer des boulets de canon et des mitrailles sur les navires de commerce au beau milieu des Caraïbes, entre 2 jets-ski. Je le voyais déjà sortir de sa besace en cuir un grand coutelas tranchant et se préparer sous mon nez un casse-dalle au pâté. Pire, il était peut-être assis sur son tromblon et prévoyait de le dégainer à un moment du vol pour semer la panique en nous prenant pour cibles et nous chourrer nos plateaux-repas. Je commençais à me faire de sérieux films, au moins aussi élaborés qu’A l’abordage et le Vagabond des mers  ! A l’atterrissage à Paris, il ne s’était rien passé de tout ça. Après sa partie de Candy-Crush, il s’est endormi la bouche ouverte et n’a pas plus ouvert son œil de tout le voyage. J’avoue que moi aussi j’ai fini par sombrer, dans des rêves aux saveurs de viande séchée archi salée et de tortues de mer aux haricots secs. Après 10 heures de vol, un peu hagards, on se déplie, on s’étire, on se sourit, on récupère en baillant nos sacs et nos valoches, et à la queue-leu-leu on sort de l’engin céleste. C’est à ce moment-là que je le vois, devant nous, notre pirate des airs. Il marche cahin-caha se balançant d’une jambe à l’autre. A gauche, une jambe musclée, à droite une longue prothèse en métal. Quelle émotion de voir cet homme, traumatisé par une amputation, assumer son handicap en l’intégrant dans un look de pirate assumé. En un instant, cet homme nous est apparu en héros, le héros qui accueille son handicap et le traverse avec un humour admirable, incroyablement touchant. Le héros qui ne cache pas sa faille mais qui l’assume et la partage, non pas de manière tragique mais avec courage. Voilà ce que sont nos patients en atelier art-thérapie  : des héros fragiles qui se montrent tels qu’ils sont et se révèlent dans des œuvres créatives pleines d’inventivité  ! A chacun de nous, il manque un regard, un équilibre, et nous marchons de traviole. Osons montrer nos failles, elles font de nous des pirates de lumière !]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>Un Toit pour un Moi !</title>
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	<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] En ce moment, nous faisons refaire le toit de notre nid ! Un sacré souk là haut ! Nos
amis couvreurs ont du taf ! A coups d’escalade vers là-haut puis retours jusqu’au sol,
ils démontent à p’tit feu 2000 tuiles canal en terre cuite des 2 pentes du toit, les
tiennent sous les bras par paquets de 4 en descendant l’échafaudage, les déposent
dans le jardin, les évacuent à la brouette, les jettent dans le camion garé dans la rue
à 100 mètres, reviennent au pas de course empiler où ils peuvent les 1001 tuiles
neuves, nettoient le chantier pour le laisser nickel, repartent fourbus se poser pour la
nuit avant de réattaquer ces olympiades sur un toit voisin dès le lendemain matin. Ils
suent, ils soufflent, ils glissent, ils sont cognés par la chaleur quand elle est là,
mouillés sous les grains, speeds quand le soir arrive, soucieux de ne laisser aucun
espace du toit perméable à la pluie ou au vent. Ce métier de couvreur est un sport
quasi extrême, un art souvent dangereux, un marathon face à la météo, un jeu
d’équilibriste sous le ciel à plusieurs mètres de la terre ferme. Et nous, pendant ce
temps, habitants du nid, nous suivons du fond de nos canapés, les pas sur nos têtes,
les coups sur les chevrons, les glissements de tuiles, les poses d’isolation. On
aperçoit parfois en levant le pif vers les velux, un pied, une silhouette, un demi corps
qui navigue en travers du toit, une main qui essuie une trace laissée sur un carreau.
Un monde actif sur le toit du monde ! Quel incroyable métier ! Le toit c’est ce qui
nous protège, nous isole, nous couvre, nous rassure, nous assure un refuge, un lieu
chaud où vivre à l’abri du dehors, un espace cosy pour respirer, grandir, se détendre,
rêver la nuit, se nourrir, partager, prendre soin. Un cocon. Avoir un toit, surtout s’il ne
fuit pas, c’est avoir un « chez soi ». C’est beau la symbolique du toit comme
enveloppe de nos vies corps et coeurs ! Une belle analogie de l’art-thérapie ! mais
oui ! La thérapie c’est travailler son toit pour libérer ses émois et son Moi ! Quand on
est dans ce travail, on est par moments sous les fuites, dans le bruit des pas sur nos
têtes, des blessures, des traumas qui résonnent. Le processus thérapeutique
implique cet entre 2, ce passage à ciel ouvert entre les anciennes tuiles, poreuses,
abîmées par le temps, cassées, perméables, et les tuiles neuves qui seront posées
l’une après l’autre, avec patience, application, pour une rénovation de notre psyché,
de notre système émotionnel ! Un changement de tuiles pour un toit neuf, plus
sécure, plus solide, mais sans rien enlever du charme de l’ancien, en conscience de
la vulnérabilité des murs et du terrain qui font que ce nid est unique ! On n’a pas
forcément un toit de maison à retaper, mais on a tous en nous un paquet de tuiles
poreuses, fragilisées par les tempêtes de la vie. Osons ce passage de l’ancien au
nouveau en rénovant notre toit pour un Moi plus libéré, plus vrai ! 1001 tuiles sous
les étoiles !]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>Nos gueules de biais !</title>
	<link>https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/nos-gueules-de-biais-126348</link>
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	<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] Je rentre d’un moment de retrouvailles-bonheur avec notre fille au Mexique ! La
chance de pouvoir la rejoindre à 8000 k ms, la joie de la savoir heureuse, le souffle
du dépaysement ! De l’autre côté de l’Océan, on retrouve le ciel constellé
des mêmes étoiles que celles qu’on contemple au-dessus de nos têtes, la Grande
Ourse, le Dragon, Cassiopée, la lune jaune dorée comme un hamac sur la voûte
céleste. Un même ciel pour nous tous, petits humains de cette planète. En revanche,
la terre et ce qui y pousse, les visages et la manière de se relier, la langue, le climat
et ses saisons, l’histoire et la culture, tout est différent, tout est autre ! Et comme il est
bon d’aller à la découverte et à la rencontre de l’inconnu, de l’étranger, de
l’inhabituel ! C’est bon d’être témoin de ce qui nous échappe, de rejoindre un autre
monde aux racines toute autres, de laisser notre regard se poser avec amour sur des
êtres qu’on n connait pas, sur des lieux où on ne fait que passer, sur une culture dont
on a tout à apprendre, sur des valeurs qu’on ne pratique pas. Au Mexique, la
pauvreté et la joie sont mêlées, elles sont omni présentes tout autant l’une que
l’autre. On est atteints par la misère, et dans le même temps on est éclaboussés en
continu par les sourires. On est choqués de l’usure terrible des bâtiments et dans le
même temps on est énergisés par leurs couleurs pepsis. On peut manger les
meilleures tortillas du monde dans un cabanon misérable de bord de route,
chouchoutés par une cuisinière qui trottine pieds nus de son fourneau à notre table
en riant aux éclats de nous recevoir. Les monuments à Mexico sont de traviole, de
biais, déséquilibrés du sol aux façades par les tremblements de terre successifs, et
ils sont encore là, miracles en diagonale ! De la jungle verdoyante à la côte Caraïbe
bleu menthe, des ruines Mayas à l’art contemporain, on est sans cesse saisis par les
contrastes ! C’est pour moi une belle analogie de l’art thérapie. Par le voyage qu’est
toute créativité, on visite des espaces en soi qu’on connait mal ou dont on a peur. On
se fait le témoin des contrastes qui nous habitent, de ce qui nous semble à première
vue inconciliables : la fragilité d’où peut naître la joie, les zones abîmées qui
rayonnent, les recoins crasseux pas bien enthousiasmants d’où peut jaillir de la
saveur, du goût à la vie ! Ce qui va de traviole en nous, dans des sens anarchiques,
traumatisés, mais qui reste debout, vivant, puissant ! Il est bon le voyage vers
l’inconnu de soi ! Pas pour se contempler le nombril avec satisfaction mais pour
constater que les misères et les failles, les cassures et les déséquilibres, ont leur
rayonnement particulier, si beau ! On a tous la gueule de biais, on a tous une
tronche, un pif cassé, un os en moins, une jambe trop courte, un muscle froissé.
C’est là que rayonne notre être, unique en son genre, inclassable ! Aimons ces
gueules, elles sont vivantes !!]]></description>
	
	
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	<title>La dentaire-happy !</title>
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	<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Allongée l’autre jour sur le fauteuil chez le dentiste, la bouche grande ouverte, à lamerci des soins de mon amie chirurgienne et de son assistante, je riais, un peu jaunej’avoue, entre 2 déglutitions laborieuses, en imaginant la scène vue de haut. 2 êtresbardés de masques et de grandes lunettes de protection, affairés à la plus délicatedes missions  : détartrer, désenflammer, assainir, désinfecter, aspirer, les dents, lesinterstices et les gencives d’un 3 ème personnage, moi en l’occurrence, docile parnécessité mais tendu de pied en cap comme un fil dentaire quand on le tient entre lepouce et l’index. J’admire la délicatesse de mon amie soignante à sa capacité àrassurer ses patients en donnant aux instruments barbares qu’elle utilise desfonctions jolies et poétiques  : la seringue s’infiltre en douceur pour un voyagedentaire paisible et détendu, la fraise fait une balade de routine aux contours de ladent pour en polir délicatement la surface, le détartreur est une curette à ultrasonséliminant la plaque avec amour, la pompe à salive élimine incognito les fluides etdébris présents au sein de la bouche, conduite par la main experte de son assistanteau gré des déchets à recycler. Mes 2 copines, penchées à ma droite et à ma gauchesous la lampe articulée, plongées à 4 yeux et 4 mains dans mon gosier,m’informaient des progrès de l’affaire avec ferveur et enthousiasme «  n’aie pas peur,je vais inspecter ta molaire  » «  attention, j’atteins ta dent de sagesse » «  Super, tescanines sont comme neuves  » « c’est enflammé là, à coup sûr un abcès gingival, onva réparer ça  » «  aspire par ici s’il te plait  » «  ouvre grand ta mâchoire supérieure, jen’ai pas assez d’espace pour atteindre le fond ». Je tournais bravement la tête dedroite et de gauche au gré de leurs demandes en roulant des yeux comme unecrevette-mante tout en émettant des sons de glotte improbables pour approuver oucontredire le débat. Après cette belle coopération, j’ai été contente d’avoir 3secondes de répit pour utiliser comme une serviette de gala le bavoir en papier quime pendait au menton, et me tamponner les coins de la bouche avec la classe etl’élégance de la Marquise de Montespan. A peine cette opération terminée, mes 2copines me réallongent et m’enfournent dans le bec une caméra intra-orale pour unreportage son et vidéo des moindres recoins de ma bouche. L’enquête du siècle  !Quel moment de bonheur  ! Si le soin dentaire était une art-thérapie, la dentaire-happy, ça se saurait, n’empêche quand votre dentiste est une poète et une artiste,c’est déjà merveilleux, et dans tous les cas, cette expérience souligne que tout soin,qu’il soit dentaire ou art-thérapeutique, d’autant plus s’il implique labeur et douleur,nécessite le tact éminent du thérapeute pour envelopper, soutenir, accompagner etsoigner le patient avec délicatesse. Le patient a besoin d’être rassuré, apprivoisé etc’est au thérapeute d’instaurer confiance et sécurité avec finesse pour cheminer aveclui et apaiser les maux psychiques et émotionnels les plus rudes. Si nousappréhendons notre prochain RV dentaire, sourions de toutes nos dents en pensantque c’est une belle occasion de cultiver le lien de confiance avec notre dentiste  !Nous en ressortirons enrichis, même avec une dent de sagesse en moins  !]]></description>
	
	
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	<title>Vivants jusqu'&#224; la Saint-Glinglin !</title>
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	<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[«  Il faut que tu restes vivant pour le reste de ta vie  !  » Nos amis porteurs de handicapvont bien souvent droit au but bien plus efficacement que nous qui avons tendance àtortiller du chapeau et à nous enliser dans la fumée de nos pensées logiques  ! Il fautque tu restes vivant pour le reste de ta vie  ! Merveilleuse injonction lancée du fond deses tripes par une amie atteinte de trisomie. Quelle sagesse lumineuse  ! Voilà quinous verticalise, active en nous la sève, nous éclabousse le cœur. Quel programmeplein d’ardeur  : rester vivant pour le reste de nos vies  ! C’est exactement ce qu’oncherche en atelier art-thérapie, solliciter chez nos patients les moindres parcelles deleur corps capable de se mouvoir, solliciter les plus infimes recoins de leur cœurcapable de s’émouvoir  ! Georgette se déplace à micros pas fragiles, courbée sur sondéambulateur qu’elle appelle sa p’tite mob, mais mettez-lui de la musique swing etGeorgette alors danse, elle plie les genoux, se balance en cadence, lâche sa p’titemob pour lever les 2 bras, elle rit de se sentir à nouveau libre dans cet instant. A 92ans, elle est au bout du chemin et elle reste vivante  ! Hubert est à un stade avancéde la maladie d’Alzheimer, angoissé, désorienté, il déambule dans les couloirs del’Unité protégée, mais entonnez ses mélodies fétiches et il vient alors déterrminé àpas lents mais certains vers le groupe, se pose, relève le regard, le visage, aspire leson qui sort de votre voix comme s’il avait attrapé un papillon couleur de feu dansson filet, et Hubert se met à fredonner, il respire, il souffle, il articule des mots sur lesairs qu’il aime, et il rit de se sentir vibrer dans cet instant. A 89 ans, il est au bout duchemin et il reste vivant  ! Marthe vit chez elle, indépendante mais fragile, elle souffrede la solitude. En besoin de lien et de stimulation, elle rejoint l’Ehpad Hors les Murstous les Jeudi matins, pour un atelier qui la motive à sortir de chez elle quelquesheures. Offrez-lui quelques vers poétiques, 2 3 alexandrins, des rimes douces quil’apaisent, et Marthe alors embarque comme en rêve dans la musique des mots. Sonfront s’ouvre, ses sourcils se détendent, elle desserre les mâchoires, se laisse glisserplus au fond du fauteuil, confortable, à l’écoute, bercée. La posture se relâche, et ellesourit dans ce voyage bienfaisant d’un instant. A 85 ans, elle est au bout du cheminet elle reste vivante  ! «  Il faut que tu restes vivant pour le reste de ta vie  !  » Il y a millemanières adaptées de cultiver en chacun de nous cette part vivante, d’arroser cettevibration qui nous tient en éveil, qui nous fait palpiter, nous élargit sans limites d’âgeles ailes et l’horizon. Les outils art-thérapeutiques sont pléthores  ! L’art bien sûr, maisle jardinage, l’animal, les couleurs, la cuisine, la nature, la clownerie, les bouquets,les pliages, la pêche, les concerts, les jeux, la photo, le modelage, les puzzles, lesmusées, les senteurs, les arômes, les images, les albums, la couture, les bijoux, lestoutous, le lien, l’amour en somme  ! Puisse cette exclamation de notre amietrisomique nous invitant à vivre jusqu’au bout de nos jours nous agrandir le cœur,nous déployer l’envie, nous imbiber d’espoir jusqu’à la St Glinglin  !]]></description>
	
	
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	<title>Ma clown Claudette</title>
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	<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] Certains humains sont des éveilleurs de joie et de tendresse ! C’est le cas de
Claudette qui chaque matin au centre Alzheimer où j’interviens, nous illumine
l’humeur en atelier chant et danse-thérapie. Claudette a le charisme du clown, le don
de faire rire, de rayonner de drôlesse, d’émouvoir et toucher par son attitude
surprenante, totalement insolite. La maladie d’Alzheimer dont elle est atteinte n’a rien
grignoté de son talent comique, n’a rien entamé de son rayonnement joyeux.
Claudette est drôle, elle le sait, elle en joue, elle pratique en toute conscience ce
talent rare tellement précieux. En qq minutes par sa gouaille et son énergie solaire,
elle insuffle à tout le groupe étonnement, sourire, fou rire, et tisse au fil de ses
blagues des liens avec chacun. Haute comme 2 pommes, elle ne se déplace dans
les couloirs d’une salle à l’autre qu’en sautillant telle une balle de récré. Elle attrape
au passage la main de l’un, le bras de l’autre, donne des grandes claques dans le
dos, et se jette littéralement sur la chaise en s’arc-boutant sur ses deux bras pour s’y
retrouver assise les jambes pendantes comme sur une balançoire. Installée, elle rit
de ne plus toucher le sol et se décrit comme une naine de jardin échappée d’un
enclos, en prenant à témoin tous les copains du groupe. Avec l’accent et le timbre
d’Arletty dans Hôtel du Nord, elle commente les faits et gestes de ses voisins,
crûment mais tendrement, avec un tel aplomb rempli de spontanéité qu’il est
impossible de ne pas pouffer. Chacun de ses gestes est un spectacle. Au moment où
j’invite mes patients bien-aimés à poser les pieds au sol et à s’ancrer, elle glisse sur
la chaise de tout son long, s’affale les bras en croix la tête posée sur le dossier, et
entame un show d’étoile de mer en criant joyeusement « R’gardez ! Je flotte ! ».
Claudette dans le groupe n’en perd pas une miette, elle repère chaque attitude,
chaque coup de mou, chaque lassitude, et mine de rien, elle s’adresse à chacun, par
des remarques et des commentaires ultra ciblés. « Dis donc René mon grand dadais,
remue donc tes guiboles, j’ai peur que tu prennes racine ! » « Dis donc, Simone, je
vois ta glotte quand tu bailles, allez du nerf, c’est bientôt l’apéro ! » « Dis donc, toi à
droite, je te filerais bien un coup d’main pour swinguer dans le bon rythme, allez huue
tu l’auras ta médaille ! » Loin de générer une quelconque gêne, elle fait du bien
parce qu’elle donne de l’élan, elle surprend, elle fait rire, elle est attentive à chacun à
sa manière toute singulière et pétillante. Claudette a trouvé sa place dans le groupe,
avec cette authenticité presque excentrique. Cette drôlerie qu’elle déploie et qu’elle
offre c’est une liberté d’être, une audace d’être soi, plus profonde que toute maladie
et toute fragilité, et cette liberté se diffuse dans le groupe comme un courant
régénératif. L’art d’être drôle au-delà de la maladie, l’art d’être soi au-delà de l’art
d’être drôle. Que nous soyons doués d’humour comme Claudette ou sensibles à
l’humour, dans l’un et l’autre cas, nous sommes acteurs de Vie. Que votre semaine
soit drôlement belle !]]></description>
	
	
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	<title>Pause Biscuit !</title>
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	<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Ma fille m’a offert il y a peu avec amour un bon pour un atelier biscuit. Slurp, je mevoyais déjà en tablier, une toque sur le crâne en forme de soufflé au fromage, lalangue au coin de la bouche, découvrant béatement le savoir-faire des artisans de laGourmanderie  !Je nous voyais l’une et l’autre résolument attablées, l’appétit en alerte et les papillessalivantes, mettre nos mains à la pâte en reniflant des saveurs de cannelle, debadiane, de coriandre moulue, d’anis étoilé, de vanille et de violette citronnée. Jenous voyais fouetter la crème la bouche en cul de poule, garnir avec enthousiasmedes larges poches à douille de génoises et cheesecakes en puissance, nous musclerles biceps en grands gestes énergiques de rouleaux, racler avec application desrécipients à coups de Maryse en composite et lécher goulument des mixturesindigestes de blancs d’œuf au beurre de cacahuète  ! Ca y est, je nous voyaisexpertes en sablés cacao fleur de sel, parmesan et piment d’Espelette  !En réalité, je n’ai absolument rien fait de tout ça, parce que ma fille m’avait offert unatelier biscuits oui en effet, mais des biscuits d’assiettes et carafes céramique enfaïence, des biscuits qui se peignent et ne se croquent qu’avec des crayons àdessin  ! Et quelle idée toute aussi gustative  !Aussi novice l’une que l’autre en matière de peinture sur assiette et pichet, on a ripendant 2h et demi, s’observant à tour de rôle colorier nos potiches la langue au coindes lèvres avec l’art et la manière d’enfants de Grande Section. Le maniement despinceaux sur formes courbes étant une parfaite découverte, les formes improbablesqui nous sont sorties des chapeaux et pinceaux ne relevaient d’aucun style, aucungenre et le résultat était purement comique. Si je vous montrais nos œuvres, je vousmettrais au défi de reconnaître les oiseaux et homards qu’on a essayé de pondre  !Vous les prendriez à coup sûr pour des dinosaures et des clés à mollettes.Mais tant pis  ! Enfin, tant mieux  ! Car ces 2h et demi d’improbable créativité mère etfille ont été une véritable bulle de bonheur, un espace-temps truffé de joie. Le mondeautour n’avait plus de prise sur nous, nous étions abritées des bruits et du remue-ménage de nos voisins, du temps qui passe, des pensées habituelles et des besoinsd’ailleurs. Nous étions là, ensemble, affairées à nos gribouillages sur faïence, dansl’humour et le fou-rire, sans âge et sans autre besoin que de vivre totalement cemoment. Ha mais que ça fait du bien  !C’était tout simplement l’analogie parfaite d’un atelier art-thérapie  : créer sans talentexplicite et sans autre but que d’être là, à l’écart des habitudes et des routines, dansun partage bienfaisant tout plein de complicité  ! Merci ma fille inspirée par l’amour  !Inventons des moments-parenthèses bons et précieux comme ce cadeau de ma fille,osons des expériences nouvelles, des premières fois  ! Il n’y a pas d’âge pour croquerla vie comme un biscuit citron-violette  ! Que votre semaine soit belle, goutue façonhomard  !]]></description>
	
	
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	<title>La r&#233;cup'-th&#233;rapie !</title>
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	<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[En balade avec des cousins l’autre wk, on a fait dans la campagne près deCarcassonne une découverte tout à fait singulière. Sur un joli terrain au reliefpoétique, nous sommes tombés nez à nez avec toutes sortes de personnagesimprobables, objets inédits, inventions à la Jules Verne, machines à remonter letemps, créatures interloquantes exposées au creux des arbres, au bord du chemins,taillés dans de grands morceaux de fer de récup, de métal, de vieilles roues.Cheminant à pas lents, nous avons rencontré ébahis une famille de pantins sculptésdans du tuyau de poêle assis sur une branche entre 2 chouettes en fils de fer, unegamine en métal assise sur une balançoire en chaînes de vélo, un renard tout fait debouchons de liège, les yeux en boulons, vissé sur un vieux capot couvert de bosses,d’anciennes charrues devenues des bancs propices à la contemplation, des lapinsen fourchettes, des oiseaux à queues de pelle, des créatures à tête de pharepédalant fièrement sur un vieux tricycle rouillé, des dinosaures à poils de balai, desbestiaux à 5 pattes et à cornes de fourches, un bélier en bouclettes de ressorts, unoiseau aux ailes de râteaux. Véritable Eldorado du recyclage  ! Après 1h dedécouvertes féériques, nous avons atterri dans les bras, ou presque, de l’artisteauteur de ces trésors, qui méditait en scrutant l’horizon, accroupi sur une souche,une pensée bleue entre les dents. Un poète soixantenaire, solitaire, qui nous a confiéavec un cœur d’enfant le pourquoi du comment  : à la suite d’une rupture douloureuseavec l’un de ses enfants, il s’est réfugié dans la frappe du métal et la torsion du fer, ynoyant son chagrin, y défoulant sa peine. La relation avec son fils s’est restauréeavec le temps, et la passion de la création ne l’a plus jamais quittée. Il crée encor etencore, non plus par défoulement mais par amour de la poésie, par inventivitéfoisonnante, par humour, par envie  ! Notre homme écrit des vers sur les troncs deschênes centenaires, sculpte toute matière qui lui vient sous la main, rit avec sescréatures, voyage sur ses engins lunaires. Ce terrain est désormais peupléd’habitants uniques au monde, d’œuvres de fer et métal aux allures et silhouettesépatantes, et nous promeneurs d’un moment nous y sommes évadés comme enrêve car cette belle énergie créative est porteuse, étonnante, intrigante etbienfaisante  ! Notre artiste a lâché et consolé sa peine exactement comme on le faiten art-thérapie, en créant sans intention de montrer, parce qu’il en éprouvait lebesoin. On pourrait appeler ça la récup-thérapie  ! Voilà un bel exemple derestauration psychique par la créative-attitude  ! Quand nous sommesdouloureusement atteints, tristes, anxieux, angoissés, prenons à bras le cœur ce quinous passe sous la main, capsules, vieille fourchette, pelle à tarte, cannette, chariot,trombones, coupe-ongles, écrous, jantes, morceaux de portail, barquettes alu, etlaissons libre cours à notre imaginaire, car de toutes ces vieilleries pourraient biennaître la clé du paradis  ! Que votre semaine soit thérapeutiquement et drôlementcréative  !]]></description>
	
	
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	<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
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