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			<title>Art-thérapie - Radio Présence</title>
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	<title>Ang&#232;le mon &#233;toile filante !</title>
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	<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ]]]></description>
	
	
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	<title>Et si on embarquait pour ailleurs ?</title>
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	<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[A la gare Montparnasse il y a quelques semaines, nous étions toute une foule enapnée attendant qu’apparaissent sur les panneaux d’affichage le numéro de la voiepour chaque destination. Sacs entre les pattes, valises à roulettes amarrées à lahanche, ados à capuches, jeunes pro à costards, mamies à chignon, couples envadrouille, nous étions des centaines les uns proches des autres, à tenir nos têtes etnos regards fixés, pour ne pas dire hébétés, vers les signaux en hauteur, attendantl’annonce du numéro du quai comme on attend un événement crucial. Il y avait danscet instant d’attente, un mélange d’excitation, d’impatience, une tension suspendue,rien n’existait plus pour chacun que ces écrans couverts de chiffres et dedestinations. Il semblait à nous observer que nos vies dépendaient toute entière decette annonce, sans connexion entre les êtres, chaque bulle étant parfaitementhermétique à celle du voisin. Dès l’apparition à l’écran d’un numéro de voie, tout untas d’humains dispatchés dans la foule, comme sauvés de leur torpeur, s’agitaientaussitôt, balançaient leurs sacs sur le dos, empoignaient leurs valises et sedirigeaient à pas précipités vers le quai indiqué, chaque voyageur dans son voyage,droit devant lui, sans dévier du programme. Etonnant ces centaines de viesparallèles  ! Imaginons un peu  : que se passerait-il si comme une grosse farce lamachine bien huilée déraillait, si les voies indiquées se mélangeaient, nousembarquant chacun à notre insu dans un tout autre train, pour une destinationabsolument imprévue  ? Les voyageurs pour Cannes se retrouveraient à Roubaix, lesBretons en cirés seraient emmenés à Grenoble, les Bayonnais à Limoges, lescitadins à la campagne, les amoureux de grandes métropoles dans le trou perdu dela France, rien ne roulerait comme il faut, ce serait l’embrouille total des aiguillages.Ce serait drôle  ! Je suis convaincue qu’alors nous aurions l’instinct, le besoin d’entreren communication les uns avec autres, de partager nos questions, nos paniques, devérifier si l’aventure foireuse concernait aussi notre voisin, de commenter la situationdélirante. Quand nous sommes déstabilisés, nous nous tournons spontanément versl’autre, nous ressentons le besoin de sortir de notre solitude. L’inhabituel nouspousse à l’ouverture, à la co-dépendance amicale, à chercher qui se trouve là, prèsde nous, à entrer en contact et à créer du lien. L’inconfort et la fragilité nous obligentà accepter une aide, à cheminer ensemble, l’inconnu trouve une place  ! C’est tout àfait ce qui advient en atelier danse-thérapie  : instant après instant, sans programmepréalable, les propositions inhabituelles de créativité invitent le patient às’abandonner. L’inconfort passager du début enveloppé avec soin par le thérapeuteconduit finalement le patient au lâcher-prise bienfaisant. Sorti de sa routine et de sesrepères, le patient entre en lien avec les autres et se laisse pas à pas embarquerdans une danse imprévue, un voyage inattendu source de joie et de libérationprofonde  ! Tous voyageurs ici-bas, profitons des erreurs d’aiguillages de nos viesdécousues pour réaliser et goûter combien nous avons besoin les uns des autres etcombien il est bon de relier nos vulnérabilités  !]]></description>
	
	
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	<title>Le d&#233;foulement sans KO !</title>
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	<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[J’ai observé l’autre jour sur mon chemin un homme au cœur de son footing matinal. Vousêtes peut-être vous aussi de ceux qui ont besoin de courir avant de rejoindre leur bureau,leur réunion, leur salle de cours. Courir c’est lâcher, c’est respirer, c’est entretenir sa formephysique et psychique, c’est endurer, se muscler, progresser, se dépasser, bref du sport pourla santé, du bon ! Cette fois la vision de cet homme dans son effort pour mettre un pieddevant l’autre, était aussi émouvante qu’inquiétante, car il avait l’air totalement au bout deson souffle, il courait tête en avant, les lombaires courbées, bavant sur ses godasses,traînant l’une après l’autre ses semelles sur le bitume dans un forcing suprême, les braspendouillant de droite et de gauche, le visage violet tout suant d’épuisement. J’ai hésité uninstant à lui demander s’il comptait tenir plus longtemps à ce rythme, il donnait vraiment lesentiment qu’il allait sous peu s’affaler de tout son long. Je l’ai surveillé quelques minutes letemps qu’il disparaisse au coin de la rue, puis suis restée un temps songeuse, interloquée parcette vision d’un jusqu’au boutisme forcené. La notion de dépassement de soi a des limitesil me semble. Ce coureur extenué suscitait l’empathie, réveillait l’instinct de secourisme,déclenchait l’envie de l’inviter au spa reprendre des forces dans l’écume bienfaisante d’unjacuzzi bouillonnant en partageant une tasse bien rase de Redbull réconfortant. Je me suisinterrogée  : «  qu’est ce qui peut être motivant à ce point  ? Au point de se mettre de sonplein gré dans un tel état de surmenage  ?  ». Quel est l’intérêt de pousser son corps dans deslimites manifestement excessives, quel est le bien apporté au corps et au psychisme  ? Cethomme, d’âge mûr, qui ne devait pas en être à son premier jogging, savait certainement enquoi cette expérience lui était bénéfique. Peut-être ressent-il après sa course la fierté d’avoirautant souffert, mais il n’empêche qu’à le voir, je doute clairement qu’il il se soit fait du bien.Même si la danse-thérapie ne relève pas du même domaine ni du même objectif que ceuxd’un footing, j’ai eu pour ma part dans la vision de cet homme rompu l’antithèse de l’étatd’esprit art-thérapeutique. En atelier danse- thérapie, le thérapeute n’entraîne jamais lepatient dans le dépassement de soi par l’effort contraignant, mais il veille au contraire auconfort corporel du patient pour générer en lui détente et relâche des tensionsémotionnelles et psychiques. Pas de challenge à réaliser ni d’exploit à accomplir, simplementl’écoute et l’attention aux besoins de l’instant. Pas de volonté de faire ou de faire mieux,mais l’acceptation douce, l’accueil et le respect des limites rencontrées. Si on entre enmouvement, c’est l’intuition qui est motrice, pas le muscle en effort. Si l’on danse, c’est lamusique qui porte et qui invite le corps, pas le mental qui décide ou contrôle. Il n’est pasquestion de suer dans des prouesses physiques, mais de permettre un lâcher corporel etmental grâce au plaisir de la créativité libre, du mouvement spontané. L’imaginaire et le rêvesont convoqués pour réveiller la part d’enfance, stimulant ainsi les réservoirs émotionnelspositifs. Que nous soyons joggeurs fous ou experts en yoga, s’il y a excès dans nos pratiquesphysiques, nous risquons de nous nuire plutôt que de nous épanouir, alors adoptons laplaisir-attitude qui fait tout simplement du bien au corps et au mental  ! Dansons dans lesourire et la fluidité, sans nous retourner la rate ou nous déchirer les mollets  ! Chouchoutonsnotre corps, il nous le rendra avec amour  !]]></description>
	
	
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	<title>Fragiles mais forts dans le train de la vie !</title>
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	<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Alors que je courais sur le quai pour attraper un train la semaine dernière, un couple bien plus rapideque moi me dépasse par la droite, valises derrière, cannes en avant  : deux personnes mal voyantescramponnées l’une à l’autre, balayant le sol de leur canne blanche de gauche à droite dans un grandgeste souple et large, avançaient à grands pas synchronisés à 50cm du bord du quai.Impressionnant  !Assez effrayée par la proximité du trou, je leur propose mon aide pour rejoindre le wagon, ils étaientcomme moi très à la bourre, et comment pouvaient ils repérer le numéro des voitures  ? Ils merépondent en chœur, «  non merci, on est autonomes  !  » et poursuivent leur course hallucinante.Quelques mètres plus loin, j’entends la même proposition par un voyageur stupéfait et empathique,et la même réponse d’une seule voix «  non merci, on a besoin de rien  !  ».Ils étaient épatants de détermination, de confiance et d’évidence ces 2 êtres serrés l’un contrel’autre, dont la marche rapide, à 4 jambes qui n’en faisaient que 2, dépendait entièrement des infosreçues par le bout de la canne. Quand ils touchaient de la canne une valise, une cheville ou le borddu quai, ils freinaient d’un coup sec, contournaient légèrement l’obstacle, et reprenaient leur course,plus décontractés que moi qui voyais où j’allais. Fascinant  ! J’avais sous les yeux la scène de l’aveuglequi en guide un autre, et dont le handicap ne freine en rien la progression efficace et la belle énergie.Ils étaient beaux tous les 2, abandonnés l’un contre l’autre, déterminés, audacieux l’un avec l’autre.Aucune peur, pas de réticence, être aussi speeds avait même plutôt l’air de les amuser et de lesstimuler, et ils n’attendaient résolument aucune aide, parfaitement libres dans leurs conditions.C’est avec leurs cœurs unis qu’ils voyaient  !Je me suis dit  : voilà un lumineux exemple de la force dans la fragilité, de la liberté dans la limitesensible, de la confiance abandonnée et de la beauté de la coopération entre 2 êtres. Il semblait querien ne pouvait arrêter ces 2 là. Ensemble, ils allaient droit au but  !Finalement, en art-thérapie c’est ce que vivent le thérapeute et le patient, qui forment un binôme defragiles prêts à en découdre visant un but commun  : cheminer, voyager, dans une confiancemutuelle  ! Le thérapeute accompagne, mais n’y voit pas toujours plus clair, le patient s’abandonne etchemine, ouvre des horizons, se libère de poids par le voyage qu’est toute créativité  !Les amis, si nous sommes diminués ou fragiles dans nos sens, par l’âge ou par le handicap, notreconfiance réciproque nous donne des ailes pour aller loin ensemble  ! Canne en avant, appareils auxoreilles, grands émotifs, aussi limités que nous soyons, nos fragilités sont aussi des forces car ellesnous rendent uniques et nous obligent à l’abandon. Sautons dans le train de la vie et voyageons telsque nous sommes ! Que votre semaine, soit belle, pleine d’horizons motivants  !]]></description>
	
	
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	<title>Un ange &#224; l'a&#233;roport !</title>
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	<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Je passais un matin il y a peu le contrôle à l’aéroport pour m’envoler vers ailleurs. Aucontrôle, les gens, la plupart ce jour-là gens d’affaires très affairés, étaient sérieux,pressés, jetaient littéralement leur valise sur le tapis et sortaient leurs ordis,téléphones, tablettes d’un geste machinal et habituel, retiraient leurs pompes àtalonnettes, leurs vestes et leurs ceintures, il faut que ça passe, on n’a pas bcpd’avance, y a du boulot, y a des réunions en vue, le timing est serré. Une fois lecontrôle passé et réussi, tout le monde se resape, reboucle sa ceinture, récupèrefissa sa valise noire et son sac à ordi, et court vers la porte d’embarquement. Il y ades mails à envoyer avant de monter dans l’avion, y a des calls à préparer, y a du tafmessieurs mesdames. J’observais ce remue-ménage avec autant d’admiration quede consternation. Quel courage ont ces travailleurs inlassables et en même temps àquoi rime tout ce délire, pressé pressé toujours plus vite plus efficace. Pauvreshumains qui avons sans cesse 3 longueurs d’avance sur notre propre corps, quicourons derrière nos vies, à grandes enjambées de vols en meetings, nos écranspour seul horizon, un jus d’orange en vol sous la cravate avalé sans le goûter,survolant sans le des reliefs fascinants et des étendues d’eau salée magiques debeauté  ! Perchée dans mes pensées, palpée les bras en croix par la contrôleuse etson bip, me passe alors sous les jambes un p’tit bonhomme haut comme 2 pommes,3 ans peut être, blond comme un épi de blé. Nos jambes lui servaient de ponts, nossacs au sol de haies, il virait de bord entre 2 contrôleurs, reprenait de l’élan autourd’une jambe choisie au hasard et glissait sur le carrelage en riant aux éclats de sajolie voix cristalline. On aurait dit un ange tout droit descendu des cieux venu nousfaire réaliser avec amour l’absurdité de nos comportements en nous faisant unedémo de la vraie vie. 2 mondes s’entrechoquaient  : le monde grave et sérieux dubusiness qui court nuques fléchies sous la pression des meetings, et le monde légerinsouciant de l’enfance qui court trombine ravie pour le bonheur de vivre. Il était beauce p’tit bonhomme, imbibé de joie lumineuse, fervent dans ses olympiadesimprovisées. Une vision divine  ! Nous courbés sous le poids de la charge mentale, luifaisant à toutes berzingues des courbes dans cet espace ultra organisésoudainement dédié au jeu et au plaisir. Merveilleux contraste  ! Un véritable appel àla vie, à la créativité, à la liberté, au sautillement et au rebond  ! Cette scène est unetrès belle analogie de l’art-thérapie. Au beau milieu de la pression de nos viesmillimétrées, des contraintes quotidiennes de nos plannings chargés, del’encombrement de notre mental, l’art-thérapie offre un espace de rêve, de liberté, derespiration, d’invention, d’insouciance  ! Comme ce p’tit bonhomme blond, en atelierart-thérapeutique, on contourne un moment nos vies sérieuses pour rebondir commedes biches dans un champs, s’évader au gré de nos imaginaires, rire, lâcher,chanter, danser, écrire, vivre  ! Nous ne passons plus de contrôle de sécurité, nousentrons dans la gratuité, et nous nous allégeons  ! Au prochain contrôle d’aéroport,puisse la vision de ce chérubin sautillant nous embarquer dans la vraie vie, celle quivibre et résonne et nous rappeler à l’éternel enfance  !]]></description>
	
	
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	<title>&#171; Elle est trop belle ta jupe ! &#187;</title>
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	<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[J’ai adoré cette petite exclamation enthousiaste, toute chargée d’amour et d’humourque m’a lancée l’autre jour une patiente centenaire en conclusion d’un atelier chant-thérapie, avec un gros clin d’œil frétillant. Depuis 1h on vibrait ensemble dechansons en mélodies, de swings en balancements de mentons, dans cette salled’Ehpad aux allures de cantine. Germaine, Augustine, Marie-Thérèse, Bernadette,les yeux et le coin des lèvres pétillants d’émotions, s’étaient laissées embarquer,reconnectées à leurs 20 ans. Je suis tellement touchée de voir ces corps fragiles,menus, se déplier, se relever, se déployer sous l’effet des chansons et musiquesreconnues, de voir ressusciter les émotions vécues sur les pistes de bal de 1935  ! Jeprends toujours en fin d’atelier un temps face à chacun, pour stimuler la verbalisationet l’expression des ressentis. «  La musique ça m’apaise, j’aime danser, je me sensjeune, je savais pas que j’avais encore une voix  »…Cette fois, l’exclamationd’Huguette sortie de son cœur comme une évidente conclusion m’en a bouché uncoin  ! «  Elle est trop belle ta jupe  !  » Ma jupe  ? Quel rapport avec le chant, nos voix,ces rythmes  ? Ma jupe honnêtement concrètement n’avait en plus rien d’épatant.Mais j’ai saisi dans ces mots d’Huguette lancés comme une étincelle la larme à l’œilet le sourire en coin, que ma jupe, ce bout de tissu, n’était pas seulement l’objet desa joie, mais le prétexte à créer un lien entre nous 2, ma jupe comme un fil d’or entrenous  : on se connait, je t’ai vue, on a des goûts communs, on est proches, ensembleon a tous les âges, pas 50 ou 100 ans, celui de l’éternité. Il était clair que l’intention àsaisir derrière cette petite phrase de rien était dense, profonde. A 100 ans plus quejamais ce ne sont pas les mots du dehors qui comptent, mais le message offert àl’arrière de ces mots. Ta jupe est belle, c’est merci, c’est je t’aime, c’est reviens, c’estje veux vivre ce lien. Cette petite phrase sobre et lumineuse, c’est une étincelled’amour et de vie. Huguette a 100 ans, et c’est elle qui donne encore, c’est elle quiétonne, qui surprend. C’est elle qui a le mot de la fin, insolite, incisif, bref, jailli ducœur, chargé du désir de vivre et d’aimer. Elle est trop belle ta jupe  ! Uneexclamation enfantine et libre, dérivée de la question, dépassant l’attente, drôle etvivante  ! Huguette dans cette conclusion nous a ramenées ensemble à l’uniqueessentiel  : le lien. Qu’importent les outils thérapeutiques, le chant, la gestuelle, lamusique, le pinceau, le nez de clown, qu’importe la manière de vibrer, pourvu que lelien soit et nous saisisse à l’endroit le plus vital, à cœur et au cœur  ! Nippésélégamment ou bien fripés dans nos peignoirs, cultivons en tous moments nos liens,thérapeutiques, pro, amicaux, familiaux… Maintenant et jusqu’à nos100 ans, ils sontnotre essentiel, notre ciel ici-bas  !]]></description>
	
	
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	<title>Le belle vie de balcon !</title>
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	<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[L’autre jour sur ma route, j’aperçois, accoudés main dans la main sur un balcon depremier étage, deux amoureux hilares. L’immeuble était clairement moche, et ces 2là irradiaient la scène de leurs sourires béats et donnaient au décor un charme tout àfait inespéré. On aurait dit Juliette et Roméo dans une version simplifiée nontragique. Le plus incroyable, c’est qu’ils avaient l’air de contempler ravis la parfaitemocheté du quartier  : une route truffée de bitume sur laquelle passait à toutesberzingues une queue leu leu de bagnoles ultra bruyantes, pas de verdure maisquelques lampadaires en ciment et 2 horodateurs qui attendaient leur dû, et un peuplus loin à l’horizon, dans le prolongement de leurs regards ébahis, une centraleélectrique pleine de fils, de volts et de pylônes haute tension. Toute cette laideurenvironnante avait l’air de les inspirer profondément, de les nourrir, de les comblermême, au même titre qu’un coucher de soleil ultra romantique sur l’Océan iodé. Alorsça, j’ai été médusée devant ce contraste improbable  : 2 êtres à leur balcon, irradiantde bonheur en extase devant rien, pire devant du mochissime, les oreilles saturéesde bruits de camions et le pif nourri aux gaz d’échappement. Quelque choseclairement m’échappait à moi  ! Comment peut-on avoir l’air si heureux dans de tellesconditions  ? J’avais devant moi la preuve vivante qu’il est possible d’être heureux entoutes conditions. Mais oui, à partir du moment où l’on vit qq chose de bon, relié parle cœur à un autre, la laideur et la nuisance du monde sont comme gommées. Labulle solitaire ou commune que forment nos émotions positives partagées nousprotège des agressions externes. Ce petit couple était protégé de l’excitationambiante par tout l’amour qui les reliait. Voilà ce qu’il faut travailler et nourrir  ! Nosbulles de bien-être et de bonheur au balcon  ! Et c’est exactement le but de l’art-thérapie  : laisser un moment en suspens le stress ou le moche, pour s’hydrater par lechant, la danse, envelopper nos corps et nos psychés, nourrir le réservoir émotionnelpositif, s’entraider dans cette quête de ce qui nous fait profondément du bien. L’art-thérapie c’est la belle vie de balcon, un espace suspendu dans l’instant présent, àl’écart des agressions, un peu en hauteur. Du balcon, on voit, en entend, on sent cequi est laid, mais nourris en concentré de beau et de bon, ancrés ensemble dans lemeilleur, on n’est pas corrompus par les laideurs, le regard voit au-delà. Enchantonsnotre vie de ce qui nous fait du bien, du beau du bon, puis mettons-nous au balcon,et de nos balustrades rayonnons sans le savoir de nos éclats de joie, de lumière etd’amour  ! Que votre semaine soit bellement romantique  !]]></description>
	
	
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	<title>Rassembleur d'horizons !</title>
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	<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[En me baladant à pattes dans Toulouse, je passe parfois devant la FédérationFrançaise des Clubs Alpins et Montagne, dont la devanture, plutôt moche, me séduitpar ces 3 mots «  Rassembleur d’Horizons  ».J’aime ce qu’évoque ce p’tit paquet de mots  : rassembleur d’horizons. J’aime lapoésie de cette allégorie. Elle donne du souffle, de l’espace. A chaque fois que je larelis, que je la répète, que je la médite, j’ai l’âme qui s’évade et qui rêve, jem’embarque sans retenue dans un voyage intérieur de toutes saveurs pendant queje vais quelque part en marchant sur le bitume telle une citadine pleine d’obligationsqui doit assumer comme tout le monde le programme de ses journées.Je suis grisée par ce groupe de mots «  rassembleur d’horizons  ». Quelle bellemission, quelle fabuleuse idée, quel emballant projet  ! Rassembler nos horizons,c’est à dire faire venir au même endroit les lignes et les limites de nos vues où seconfondent le ciel et la terre, le ciel et la mer. Rassembler nos horizons c’estregrouper nos paysages les plus lointains, c’est relier en un point commun lescercles imaginaires dont nous sommes les centres et les observateurs. C’est voir loinjusqu’à la confusion et recentrer cette vue.En voilà une belle analogie du processus thérapeutique  ! Voir loin, voir jusqu’où noussommes dans la confusion, en prendre conscience, et grâce à ce travail de vérité, serassembler, se recentrer. C’est ce qu’on fait en atelier thérapeutique, on laisse par ladanse, par le son, par le chant, s’exprimer et se libérer les ressentis confus, ce qui apour effet de nous ramener à notre essentiel, à notre centre apaisé.]]></description>
	
	
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	<title>Ma clown Claudette</title>
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	<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] Certains humains sont des éveilleurs de joie et de tendresse ! C’est le cas de
Claudette qui chaque matin au centre Alzheimer où j’interviens, nous illumine
l’humeur en atelier chant et danse-thérapie. Claudette a le charisme du clown, le don
de faire rire, de rayonner de drôlesse, d’émouvoir et toucher par son attitude
surprenante, totalement insolite. La maladie d’Alzheimer dont elle est atteinte n’a rien
grignoté de son talent comique, n’a rien entamé de son rayonnement joyeux.
Claudette est drôle, elle le sait, elle en joue, elle pratique en toute conscience ce
talent rare tellement précieux. En qq minutes par sa gouaille et son énergie solaire,
elle insuffle à tout le groupe étonnement, sourire, fou rire, et tisse au fil de ses
blagues des liens avec chacun. Haute comme 2 pommes, elle ne se déplace dans
les couloirs d’une salle à l’autre qu’en sautillant telle une balle de récré. Elle attrape
au passage la main de l’un, le bras de l’autre, donne des grandes claques dans le
dos, et se jette littéralement sur la chaise en s’arc-boutant sur ses deux bras pour s’y
retrouver assise les jambes pendantes comme sur une balançoire. Installée, elle rit
de ne plus toucher le sol et se décrit comme une naine de jardin échappée d’un
enclos, en prenant à témoin tous les copains du groupe. Avec l’accent et le timbre
d’Arletty dans Hôtel du Nord, elle commente les faits et gestes de ses voisins,
crûment mais tendrement, avec un tel aplomb rempli de spontanéité qu’il est
impossible de ne pas pouffer. Chacun de ses gestes est un spectacle. Au moment où
j’invite mes patients bien-aimés à poser les pieds au sol et à s’ancrer, elle glisse sur
la chaise de tout son long, s’affale les bras en croix la tête posée sur le dossier, et
entame un show d’étoile de mer en criant joyeusement « R’gardez ! Je flotte ! ».
Claudette dans le groupe n’en perd pas une miette, elle repère chaque attitude,
chaque coup de mou, chaque lassitude, et mine de rien, elle s’adresse à chacun, par
des remarques et des commentaires ultra ciblés. « Dis donc René mon grand dadais,
remue donc tes guiboles, j’ai peur que tu prennes racine ! » « Dis donc, Simone, je
vois ta glotte quand tu bailles, allez du nerf, c’est bientôt l’apéro ! » « Dis donc, toi à
droite, je te filerais bien un coup d’main pour swinguer dans le bon rythme, allez huue
tu l’auras ta médaille ! » Loin de générer une quelconque gêne, elle fait du bien
parce qu’elle donne de l’élan, elle surprend, elle fait rire, elle est attentive à chacun à
sa manière toute singulière et pétillante. Claudette a trouvé sa place dans le groupe,
avec cette authenticité presque excentrique. Cette drôlerie qu’elle déploie et qu’elle
offre c’est une liberté d’être, une audace d’être soi, plus profonde que toute maladie
et toute fragilité, et cette liberté se diffuse dans le groupe comme un courant
régénératif. L’art d’être drôle au-delà de la maladie, l’art d’être soi au-delà de l’art
d’être drôle. Que nous soyons doués d’humour comme Claudette ou sensibles à
l’humour, dans l’un et l’autre cas, nous sommes acteurs de Vie. Que votre semaine
soit drôlement belle !]]></description>
	
	
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	<title>Wagon de r&#234;ve !</title>
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	<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[L’autre jour dans le train, la contrôleuse des billets avait une attitude tout à faitépatante. Elle irradiait d’un enthousiasme communicatif, réclamait les billets enchantant, adressait un merci personnalisé à chacun de nous, voyageurs de ce jour,en inventant des accents surprenants, sautillait gaiement vers le siège suivantcomme dans un jeu de marelle, entamait la discute avec l’un ou l’autre sur des sujetsmultiples en exprimant sa joie dans de grands éclats de voix et de rires. Incroyablecette femme, manifestement très épanouie dans son job, investie dans son rôle,engagée dans sa relation aux clients. Tellement agréable pour tout le monde  ! Ellecriait littéralement ses mercis enchanteurs en inventant des accents pas possiblesavec des appuis changeants d’une voyelle à l’autre : pour l’un c’était merciiiiiiii enarpège descendant comme une glissade en toboggan, pour l’autre meeeerci façonmouton qui bêle, pour le suivant mercê, mercê beaucoup, et puis elle pépiait merci,merci, merci, merci comme le ferait un oiseau sur une branche, puis prenait une voixde basse avec un air gravement sérieux merci bien, merci bien, tout en recto tono.Elle criait, et puis elle chuchotait, merchi merchi merchi merchi. Un sketch cettefemme à casquette  ! Un vrai grain de folie  ! Elle prenait tellement à cœur d’avoir avecchacun un échange sympathique et joyeux, cordial et drôle, original et personnel,qu’on attendait notre tour comme des gosses qui font la queue pour une photo avecle Père Noël  ! Tout le wagon jubilait de sa personnalité et de sa drôlerie. Impossiblede se laisser aller à nos humeurs de dogue dans une telle interaction, même lesvoyageurs les plus bourrus étaient en liesse. Contagieuse l’allégresse de cettefemme ! Elle dépassait le cadre de sa fonction de contrôle pour s’investir avec cœuret générosité dans des rapports humains, interpersonnels, apportant del’étonnement, de la détente, du sourire. Rien que du bon  ! Je me disais enl’observant béate que c’est dans une telle ambiance, chaleureuse, authentique quele thérapeute doit accueillir en atelier ses patients de tous âges. L’humour et la joiesont de formidables déclencheurs de lâcher-prise, de confiance, d’expression desémotions de toutes sortes. Un sourire est une fenêtre, une invitation à oser dire, oserexprimer, une attitude inattendue imbibée de liberté est un plateau en or sur lequel lepatient peut déposer ses peines. Ouvrir dès l’accueil un espace de lumière et deliberté dans lequel il fait bon se déposer, se laisser être, se sentir pris en main, prisen soin  ! Quenous soyons contrôleurs de billets, d’impôts ou de gestion, c’est dans notre étatd’ouverture, à soi, aux autres, que se joue notre bonheur. Que votre semaine soitbelle, pleine de mercis sur tous les tons  !]]></description>
	
	
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	<title>Prises de hauteur !</title>
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	<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[L’autre jour, mon fiston Parisien m’envoyait des photos depuis la salle d’escalade oùil va régulièrement grimper. L’une d’elle donne une vue totale du mur depuis le soljusqu’en haut couvert de ces dizaines de prises multicolores aux formes multiples.Marrant ce patchwork de formes et de couleurs disséminées comme sur une grandetoile, on dirait une oeuvre d’art abstrait de Richter.On imagine très bien un artiste fougueux projeter sur le mur tout ce qui lui vient sousla main dans des élans passionnés et anarchiques  : des pavés de peinture verte, desgrosses gouttes bleues à coups de pinceaux par les 2 bras, des vieux cendriers griscollants de nicotine, des moules à gaufres oranges, des peaux de banane, des fritesde patate douce, des oreillettes et des tomates cerises, des ballons crevés, des pifsde clown, des malabars, des gommes, des protège-genoux et du réglisse fondu. Lerésultat donnerait ce joyeux fatras contemporain de formes colorées étalées en toussens sans logique. Et alors il n’y aurait qu’à grimper sur la toile en s’amusant à saisirun relief ou l’autre pour progresser sur l’œuvre tel un Spider-Man  !Et je me disais en observant cette photo-toile originale de mon fiston, que ce mur mefaisait penser à notre manière de progresser dans l’existence, d’une prise à l’autre,tant bien que mal, cramponnés comme on peut, pifs et faces contre la paroi, fragileset déterminés. Une belle analogie du processus thérapeutique, dans lequel ontatonne, on cherche, on réfléchit, on se hisse, on tombe, on essaie, on s’accroche,on recommence. Comme en escalade on développe en thérapie une confiance dansses ressources, une souplesse psychique, une agilité, une endurance émotionnelle.Comme en escalade on affine la capacité à décrypter, à comprendre les prises, et lescrises, à repérer les soutiens à saisir, reconnaître nos besoins, à anticiper nos étatslimites. Comme en escalade, la thérapie nécessite de se focaliser avec précision surla manière optimale de placer nos pieds avant de charger le poids de notre corps surnos appuis. C’est le pas à pas, le cheminement accompagné, saisir les aides, lesmoyens pour avancer avec patience, à notre juste rythme, avec prudence.Et peu à peu, le stress traumatique se réduit, la conscience psychique et corporellegrandit. Prise après prise, de conscience, on trouve l’équilibre, la fluidité, on vise lehaut, on prend du recul, on a moins peur du vide.Oui, en thérapie comme en escalade, on se retrouve dans des postures improbables,le pied droit au-dessus de la tête, la gauche allongée à angle droit, les jambes engrenouille, les bras en équerre, la tête en bas, les biceps pendus, le corps flottant au-dessus du vide cramponné à deux doigts, en pont, en boule, en extension. C’est lavie qui prend formes  !Les amis, on n’est pas tous Alex Honnold, mais chacune de nos vies est comme unmur couvert de prises, de conscience, de risque, de tête, de sang, de son, decourant, de poids, de bec, et finalement de hauteur, de recul, de lumière  !Que votre semaine soit belle, comme une ascension prise à bras le cœur  !]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>Bulle bienfaisante ou isolement ?</title>
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	<pubDate>Thu, 28 May 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Dans les rues, les trajets, les rames de métro, on se retrouve très fréquemmentvoisin d’un humain casqué ou bardé d’oreillettes bien calées sur les tympans, quiondule en marchant sur un tempo qu’on n’entend pas, qui claque des doigts avecdes airs inspirés sur des rythmes qui nous échappent, qui parfois même marmonnentdes notes sur des mélodies qui ont l’air emballantes. J’aime bien observer ces frèreshumains qui nous côtoient par ci par là tout en restant protégés du réel, abrités dansleurs bulles sonores.Le contraste est étonnant, entre leur présence corporelle particulièrement visible carils bougent avec une ferveur qu’on n’a pas sans musique, trottinent en dansant, sedéhanchent en balançant de la tête, à côté de nous qui marchons tout bonnement,sans geste ni mouvement spécialement expressif, et leur absence partielle ou totaleau réel.L’autre jour, une jeune femme faisait des longueurs épatantes sur le quai enattendant le métro, elle dansait quasi comme dans une salle de gala. Elle levait hautun genou puis l’autre, penchait le buste en étalant les bras, swinguait à fond, clapaitdes mains en se repliant en 2, regardait le plafond, claquait de la langue, rasait le pifdes voyageurs amusés sans du tout réaliser qu’elle était observée de tous les côtés.Elle était à fond dans son trip, hermétique au reste du monde. Elle prenait sonespace, évoluait dans sa bulle, sans interaction avec le reste des humains présents.Elle s’exprimait, pour elle seule, sans conscience apparente d’être au milieu desautres. Elle vivait son moment à elle, l’incarnait sans complexe, sans aucuneattention au cadre environnant. C’était joli, touchant, et à la fois cette absence totalede contact avec le monde réel révélait une fragilité, une douleur. J’avais envie de laraccorder à nos présences, de lui dire « danse, libère-toi, mais oui quelle belle idée,mais console toi aussi d’être parmi d’autres, tu n’es pas seule ».C’est un peu dans une bulle analogue que le patient laisse sa créativité aller enatelier chant ou danse-thérapie, avec cette différence notoire qu’il est conscientd’être dans un cadre, dans un espace dédié, dans un temps défini, et que ce tempsd’expression créative n’est pas vécu de façon isolée. Bien au contraire il est vécu enlien, avec le thérapeute, avec le reste du groupe. Une bulle oui, mais pas unisolement. Un espace de rêve oui, mais connecté au réel comme lieu de réparation.Une échappée, un voyage artistique, oui, mais avec un ancrage corporel dans laréalité, condition pour libérer les douleurs et souffrances.Il est bon de lâcher-prise, évadons-nous, reconnectons-nous à nos âmes de poètes,quittons le mental, oublions pour un temps contraintes et efficacité, nourrissons nosbulles personnelles vitales, tout en restant reliés, ancrés, enracinés.Que votre semaine soit belle, dansante, en conscience  !]]></description>
	
	
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	<title>Bulle bienfaisante ou isolement ?</title>
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	<pubDate>Mon, 25 May 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Dans les rues, les trajets, les rames de métro, on se retrouve très fréquemmentvoisin d’un humain casqué ou bardé d’oreillettes bien calées sur les tympans, quiondule en marchant sur un tempo qu’on n’entend pas, qui claque des doigts avecdes airs inspirés sur des rythmes qui nous échappent, qui parfois même marmonnentdes notes sur des mélodies qui ont l’air emballantes. J’aime bien observer ces frèreshumains qui nous côtoient par ci par là tout en restant protégés du réel, abrités dansleurs bulles sonores.Le contraste est étonnant, entre leur présence corporelle particulièrement visible carils bougent avec une ferveur qu’on n’a pas sans musique, trottinent en dansant, sedéhanchent en balançant de la tête, à côté de nous qui marchons tout bonnement,sans geste ni mouvement spécialement expressif, et leur absence partielle ou totaleau réel.L’autre jour, une jeune femme faisait des longueurs épatantes sur le quai enattendant le métro, elle dansait quasi comme dans une salle de gala. Elle levait hautun genou puis l’autre, penchait le buste en étalant les bras, swinguait à fond, clapaitdes mains en se repliant en 2, regardait le plafond, claquait de la langue, rasait le pifdes voyageurs amusés sans du tout réaliser qu’elle était observée de tous les côtés.Elle était à fond dans son trip, hermétique au reste du monde. Elle prenait sonespace, évoluait dans sa bulle, sans interaction avec le reste des humains présents.Elle s’exprimait, pour elle seule, sans conscience apparente d’être au milieu desautres. Elle vivait son moment à elle, l’incarnait sans complexe, sans aucuneattention au cadre environnant. C’était joli, touchant, et à la fois cette absence totalede contact avec le monde réel révélait une fragilité, une douleur. J’avais envie de laraccorder à nos présences, de lui dire « danse, libère-toi, mais oui quelle belle idée,mais console toi aussi d’être parmi d’autres, tu n’es pas seule ».C’est un peu dans une bulle analogue que le patient laisse sa créativité aller enatelier chant ou danse-thérapie, avec cette différence notoire qu’il est conscientd’être dans un cadre, dans un espace dédié, dans un temps défini, et que ce tempsd’expression créative n’est pas vécu de façon isolée. Bien au contraire il est vécu enlien, avec le thérapeute, avec le reste du groupe. Une bulle oui, mais pas unisolement. Un espace de rêve oui, mais connecté au réel comme lieu de réparation.Une échappée, un voyage artistique, oui, mais avec un ancrage corporel dans laréalité, condition pour libérer les douleurs et souffrances.Il est bon de lâcher-prise, évadons-nous, reconnectons-nous à nos âmes de poètes,quittons le mental, oublions pour un temps contraintes et efficacité, nourrissons nosbulles personnelles vitales, tout en restant reliés, ancrés, enracinés.Que votre semaine soit belle, dansante, en conscience  !]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>SDF de lumi&#232;re !</title>
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	<pubDate>Mon, 18 May 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Quand je marche dans Toulouse, je suis toujours fascinée par l’épaisseur de la foule,
la densité du flux humain en tous sens, ces innombrables corps en marche ou assis
ça et là, qui se croisent au hasard d’une rue, au hasard d’un moment, ces êtres de
tous âges, de toutes origines, de tous looks. Toulouuuse ! La ville rose est joyeuse,
bouillonnante, trépidante, animée, bruyante, colorée. Ça pédale, ça se croise, ça
klaxonne, ça crie, ça rit, ça cause, ça court, ça fume, ça sirote au soleil des
terrasses, ça fait des grands gestes de mains en causant, ça s’interpelle d’un trottoir
à l’autre, ça traverse en trotti la foule à toutes berzingues, ça danse dans les métros,
ça met sa musique à fond et ça s’en fout du niveau de décibels, ça se croise, ça se
bouscule, ça chante, ça danse et c’est beau cette vie foisonnante ! Toute cette
ébullition m’aspire littéralement, je fais 3 pas dans le centre et je suis illico absorbée
par la foule, infime partie de cette énergie bourdonnante, énergie qui annule en
partie la mienne propre pour la fondre dans ce grand tohu bohu vibrant et
sympathique. Ce qui m’extirpe de cette fusion avec la foule sans nom, ce qui m’attire
à un moment le regard et le cœur, comme une frappe, un sursaut, c’est toujours un
visage, un visage différent, qui tout à coup apparait dans son unicité, là une
personne, non plus un élément d’une foule parmi des centaines, mais un être à part,
en relief, hors du lot, et je suis bouleversée car il s’agit chaque fois d’un SDF, un
visage marqué, abîmé, tuméfié souvent, aviné sans doute mais présent. Car oui
dans cet incessant raz de marée humain qui va et vient dans ces rues pavées
étroites et jolies, ce sont eux les plus présents, ce sont eux qui sont immobiles sur le
bord des chemins, qui attendent, qui espèrent, qu’un humanoïde de cette foule
trépidante les remarque, les calcule, et s’arrête. Ils sont les marginaux, stoppés au
bord de ce monde en mouvement perpétuel. Et j’ai vu l’autre jour un visage d’une
lumière à faire fondre la lune : assis par terre au milieu d’un p’tit troupeau de
peluches, il chantait, sa vieille guitare désaccordée sur les genoux, il chantait avec
joie, le sourire large et le regard intense, il émanait de lui et de sa bande d’éléphants
rapiécés, une merveille, un déclic, un bonheur, un contraste saisissant entre la foule
lancée à pleine vitesse, et cet homme dans sa condition de misère, artiste sans toit,
capable de donner, imbibé de générosité, vibrant d’humanité. Une claque de vie en
marge de celle de tous. Il incarnait la pauvreté mais rayonnait de simplicité. Il
chantait et il aimait chanter, c’était criant de vérité. Lui au bord de nous tous affairés à
courir, nous donnait à entendre et à voir. Il s’était installé dans un rayon de lumière
sur un trottoir au ras de nos milliers de pas, et sa différence frappait comme un éclat
de soleil. Irréelle, impossible, rêvée. Je lui ai souri, lui aussi, j’ai eu le sentiment
l’espace de cet instant que nous n’étions que 2. Personne ne rêve de vivre en SDF,
mais en réalité nous sommes chacun un pauvre, une pauvre, SDF quelque part là où
la souffrance nous perce, nous creuse, et quand du fond de cette solitude nous
donnons, nous éclairons le monde !]]></description>
	
	
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	<title>Pose photos !</title>
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	<pubDate>Mon, 11 May 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[En attendant l’autre jour au volant de ma p’tite caisse qu’un très long feu rouge passe au vert, j’observais à l’horizon de mon pare-brise, un duo de copines jolies, 20 ans peut-être, poser à tour de rôle devant le canal du midi, les cheveux au vent et le sourire plein d’étincelles. Elles prenaient en s’appliquant des poses de profil, de face, de biais, de ¾, que l’autre fixait par l’œil de son téléphone, elles vérifiaient ensemble avec un air très grave le résultat sur l’écran, et manifestement pas satisfaites, recommençaient à 0.]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>JJG &#224; l'Ehpad !</title>
	<link>https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/jjg-a-l-ehpad</link>
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	<pubDate>Mon, 04 May 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[En atelier chant thérapie en Ehpad, mes patients quasi centenaires boivent les
mélodies, certains, Monique, Sergio, les reconnaissent et les saisissent en vol, les
marmonnent en se balançant. D’autres, Gérard, Pierrot, les écoutent, se laissent
envelopper par le son, par la voix, le sourire en coin et la tête dodelinante.
Une énergie douce et belle circule entre eux, ils se regardent, s’observent,
s’attendent, se respectent infiniment, touchés par le timbre chevrotant que l’un ou
l’autre ose sortir de son coffre fragilisé par l’âge. Je suis toujours bouleversée de les
sentir en lien, de les voir créer des ponts entre eux au-delà de leurs bulles
individuelles, ces bulles que la maladie et la fragilité créent nécessairement, lieux du
pas à pas dans la souffrance corporelle et psychique qu’ils endurent.
Emue, je termine l’atelier par un temps de musique adaptée à leurs demandes.
Roger, Pierrette, Liliane, réclament des airs des années 30, 40, qui leur rappelle les
bals du samedi soir et les tours de piste dans les bras de leurs amants.
Hier, arrive à ce moment, à trot flageolant mais décidé derrière son déambulateur, un
résident tout courbé que je ne connais pas, à l’énergie volontaire bluffante. Il
déambule avec sa mob entre les fauteuils, cueille une chaise, s’assoit au milieu de
nous, m’annonce qu’il est Bernard et me réclame avec une autorité pleine de ferveur
de lancer du Goldman dans mon enceinte qu’il montre du doigt en l’appelant mon
engin. « Je veux entendre Jean Jacques Goldman dans ton engin, mets Je marche
seul » L’atelier est fini, mais la demande exprime un besoin, bien au-delà d’un désir,
j’y réponds bien sûr illico !
Dès les premiers sons sortis de l’engin, Bernard est en émoi, son visage s’allume,
son corps change de posture, il se redresse buste et jambes comme s’il avait perdu
70 ans, clap des mains, remue des coudes, tape des pieds, chante les paroles dans
le détail, un rockeur ressuscité !
Et il n’est pas le seul à entrer dans cet état de liesse épatante, Liliane qui d’habitude
écoute les mélodies pieusement, se met à swinguer de toute son énergie, crie les
refrains comme si elle était en concert dans une foule, entraîne Jeanne sa voisine qui
faute de mots car non verbale se met à embrasser l’espace de ses grands bras tout
maigres en grands mouvements rythmés. Monique, souvent toute inhibée, les
observe sidérée 3 minutes et ose à son tour se trémousser sur son fauteuil en
opinant de la tête à ptits coups saccadés. Je marche seul, à plein volume dans la
pièce, a réveillé l’énergie folle de ces cœurs purs au bout de leurs vies. Un véritable
exutoire, tellement émouvant !
Nos résidents savent de quoi ils ont besoin, à nous d’y répondre et de leur offrir
l’espace pour exprimer, bien au-delà du cadre thérapeutique, ces prodigieuses
pulsions de vie présentes jusqu’à la fin ! Que votre semaine soit belle, qu’elle pulse
de cette énergie rock, même quand vous marchez seuls !]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>Un Toit pour un Moi !</title>
	<link>https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/un-toit-pour-un-moi-123922</link>
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	<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] En ce moment, nous faisons refaire le toit de notre nid ! Un sacré souk là haut ! Nos
amis couvreurs ont du taf ! A coups d’escalade vers là-haut puis retours jusqu’au sol,
ils démontent à p’tit feu 2000 tuiles canal en terre cuite des 2 pentes du toit, les
tiennent sous les bras par paquets de 4 en descendant l’échafaudage, les déposent
dans le jardin, les évacuent à la brouette, les jettent dans le camion garé dans la rue
à 100 mètres, reviennent au pas de course empiler où ils peuvent les 1001 tuiles
neuves, nettoient le chantier pour le laisser nickel, repartent fourbus se poser pour la
nuit avant de réattaquer ces olympiades sur un toit voisin dès le lendemain matin. Ils
suent, ils soufflent, ils glissent, ils sont cognés par la chaleur quand elle est là,
mouillés sous les grains, speeds quand le soir arrive, soucieux de ne laisser aucun
espace du toit perméable à la pluie ou au vent. Ce métier de couvreur est un sport
quasi extrême, un art souvent dangereux, un marathon face à la météo, un jeu
d’équilibriste sous le ciel à plusieurs mètres de la terre ferme. Et nous, pendant ce
temps, habitants du nid, nous suivons du fond de nos canapés, les pas sur nos têtes,
les coups sur les chevrons, les glissements de tuiles, les poses d’isolation. On
aperçoit parfois en levant le pif vers les velux, un pied, une silhouette, un demi corps
qui navigue en travers du toit, une main qui essuie une trace laissée sur un carreau.
Un monde actif sur le toit du monde ! Quel incroyable métier ! Le toit c’est ce qui
nous protège, nous isole, nous couvre, nous rassure, nous assure un refuge, un lieu
chaud où vivre à l’abri du dehors, un espace cosy pour respirer, grandir, se détendre,
rêver la nuit, se nourrir, partager, prendre soin. Un cocon. Avoir un toit, surtout s’il ne
fuit pas, c’est avoir un « chez soi ». C’est beau la symbolique du toit comme
enveloppe de nos vies corps et coeurs ! Une belle analogie de l’art-thérapie ! mais
oui ! La thérapie c’est travailler son toit pour libérer ses émois et son Moi ! Quand on
est dans ce travail, on est par moments sous les fuites, dans le bruit des pas sur nos
têtes, des blessures, des traumas qui résonnent. Le processus thérapeutique
implique cet entre 2, ce passage à ciel ouvert entre les anciennes tuiles, poreuses,
abîmées par le temps, cassées, perméables, et les tuiles neuves qui seront posées
l’une après l’autre, avec patience, application, pour une rénovation de notre psyché,
de notre système émotionnel ! Un changement de tuiles pour un toit neuf, plus
sécure, plus solide, mais sans rien enlever du charme de l’ancien, en conscience de
la vulnérabilité des murs et du terrain qui font que ce nid est unique ! On n’a pas
forcément un toit de maison à retaper, mais on a tous en nous un paquet de tuiles
poreuses, fragilisées par les tempêtes de la vie. Osons ce passage de l’ancien au
nouveau en rénovant notre toit pour un Moi plus libéré, plus vrai ! 1001 tuiles sous
les étoiles !]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>C'est le pied !</title>
	<link>https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/c-est-le-pied</link>
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	<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Occupe-toi de tes pieds  ! Cette expression qu’on utilise de façon péjorative poursignifier à quelqu’un qu’on aimerait qu’il ne se me mêle pas de notre vie, n’est pasdes plus poétiques  ! Et pourtant, c’est bien en pieds qu’on compte les vers enpoésie, alexandrins ou hendécasyllabes.Pourquoi serions-nous bêtes comme nos pieds  ? Les pieds, ces extrémités de notrecorps, sont tout sauf atteints de bêtise, ils nous soutiennent à la verticale, portentnotre poids et nous déplacent en tous sens, quelle incroyable merveille !On devrait passer nos journées à les remercier, les chouchouter avec un respectinfini, les masser, les détendre, les loger dans des chausses confortables  ! Mais oui  !D’arrache-pieds, prenons soin d’eux  ! Levons-les régulièrement ces pieds, pour leuroffrir un repos mérité, une pause truffée de gratitude, conscient qu’ils sont tout aulong de nos vies, notre essentiel, premier et constant pied-à-terre !Nos pieds sont des héros, tout autant que notre visage exposé à tous vents, ilsportent la trace de nos vécus, de nos cheminements, de nos hésitations, de nosaccrocs, de nos chutes, de notre courage. Ils sont plats, tordus, bots, abîmés,cornés, douloureux de frottements, d’ongles incarnés, d’œils de perdrix, de durillons,d’ampoules, de panaris, de bobos qui nous les cassent, les pieds. Quelle que soitleur fragilité de départ, leur format, leur taille, qu’ils soient grecs, égyptiens ou carrés,nos pieds sont chargés d’une histoire, une sacrée belle histoire, la nôtre  !On peut vivre sans pieds de lits, sans pieds de biche, sans pied-de-poule, on n’estpas obligés d’habiter de plain-pieds, mais heureux sommes-nous d’être pourvus depieds et de les honorer  !En début d’atelier chant ou danse-thérapie, j’invite toujours mes patients et moi-même à l’ancrage, à la reconnexion au corps, à l’enracinement, au retour à la base,à sentir notre lien au sol par les plantes de nos pieds, à la terre, celle sur laquelle ons’appuie pour déployer le reste. L’ancrage apaise l’angoisse, calme les penséesnégatives, restaure l’énergie corporelle et psychique. La conscience de notreenracinement soulage les migraines qui cognent parfois dans les têtes là-haut ausommet, à l’opposé des pieds. Comme les arbres plongent en terre leurs racinesdans une dimension aussi imposante que ce qu’ils déploient à la surface, nous aussiavons besoin de replonger fréquemment dans notre lien à la terre pour avoirconsciemment les pieds dessus  !Les amis, nous faisons bien des pieds et des mains pour mille choses qui nousmotivent, si on en faisait autant pour nos pieds  ? Si on se tenait à l’affût de nos pieds,au courant de nos pieds, informés de leurs besoins, disponibles à tout moment poureux, si on se tenait dedans ? Que votre semaine soit belle, joyeusement enracinée,vivante comme une plante, de pied  !]]></description>
	
	
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	<title>Un pirate dans l'avion !</title>
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	<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[L’autre soir dans l’avion en rentrant du Mexique, j’étais assise à côté d’un pirate. Un véritable pirate débarqué de la fin du 19ème, chemise large moitié ouverte, foulard autour de la taille, bandana tête de mort bien serré sur le crâne, longs cheveux noirs jusqu’aux omoplates, barbe grisonnante de 8 jours, un cache-œil tenu par une sangle. On aurait dit le Capitaine Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes. Très intriguant cet homme  ! Il lui manquait juste un perroquet sur l’épaule et une carte au trésor sur les genoux. En réalité il jouait à Candy Crush sur son portable avec toute la concentration que peut permettre la vision d’un seul œil.  J’observais du coin de mon œil à moi cet homme au look de pirate assumé, imaginant mille scénarios, 1000 aventures sur son navire, me disant que sa p’tite valise cabine cachait sûrement son butin de bois, de fourrures, de soie, de coton et d’épices, et qu’il avait dû planquer son trésor d’or et d’argent sous le cocotier d’une île perdue. Sur quel galion, sur quelle frégate avait-il traversé les mers pour arriver à l’heure à l’aéroport choper son vol Mexico-Paris  ? Je l’imaginais acharné sur le pont à tirer des boulets de canon et des mitrailles sur les navires de commerce au beau milieu des Caraïbes, entre 2 jets-ski. Je le voyais déjà sortir de sa besace en cuir un grand coutelas tranchant et se préparer sous mon nez un casse-dalle au pâté. Pire, il était peut-être assis sur son tromblon et prévoyait de le dégainer à un moment du vol pour semer la panique en nous prenant pour cibles et nous chourrer nos plateaux-repas. Je commençais à me faire de sérieux films, au moins aussi élaborés qu’A l’abordage et le Vagabond des mers  ! A l’atterrissage à Paris, il ne s’était rien passé de tout ça. Après sa partie de Candy-Crush, il s’est endormi la bouche ouverte et n’a pas plus ouvert son œil de tout le voyage. J’avoue que moi aussi j’ai fini par sombrer, dans des rêves aux saveurs de viande séchée archi salée et de tortues de mer aux haricots secs. Après 10 heures de vol, un peu hagards, on se déplie, on s’étire, on se sourit, on récupère en baillant nos sacs et nos valoches, et à la queue-leu-leu on sort de l’engin céleste. C’est à ce moment-là que je le vois, devant nous, notre pirate des airs. Il marche cahin-caha se balançant d’une jambe à l’autre. A gauche, une jambe musclée, à droite une longue prothèse en métal. Quelle émotion de voir cet homme, traumatisé par une amputation, assumer son handicap en l’intégrant dans un look de pirate assumé. En un instant, cet homme nous est apparu en héros, le héros qui accueille son handicap et le traverse avec un humour admirable, incroyablement touchant. Le héros qui ne cache pas sa faille mais qui l’assume et la partage, non pas de manière tragique mais avec courage. Voilà ce que sont nos patients en atelier art-thérapie  : des héros fragiles qui se montrent tels qu’ils sont et se révèlent dans des œuvres créatives pleines d’inventivité  ! A chacun de nous, il manque un regard, un équilibre, et nous marchons de traviole. Osons montrer nos failles, elles font de nous des pirates de lumière !]]></description>
	
	
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	<title>Un Toit pour un Moi !</title>
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	<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] En ce moment, nous faisons refaire le toit de notre nid ! Un sacré souk là haut ! Nos
amis couvreurs ont du taf ! A coups d’escalade vers là-haut puis retours jusqu’au sol,
ils démontent à p’tit feu 2000 tuiles canal en terre cuite des 2 pentes du toit, les
tiennent sous les bras par paquets de 4 en descendant l’échafaudage, les déposent
dans le jardin, les évacuent à la brouette, les jettent dans le camion garé dans la rue
à 100 mètres, reviennent au pas de course empiler où ils peuvent les 1001 tuiles
neuves, nettoient le chantier pour le laisser nickel, repartent fourbus se poser pour la
nuit avant de réattaquer ces olympiades sur un toit voisin dès le lendemain matin. Ils
suent, ils soufflent, ils glissent, ils sont cognés par la chaleur quand elle est là,
mouillés sous les grains, speeds quand le soir arrive, soucieux de ne laisser aucun
espace du toit perméable à la pluie ou au vent. Ce métier de couvreur est un sport
quasi extrême, un art souvent dangereux, un marathon face à la météo, un jeu
d’équilibriste sous le ciel à plusieurs mètres de la terre ferme. Et nous, pendant ce
temps, habitants du nid, nous suivons du fond de nos canapés, les pas sur nos têtes,
les coups sur les chevrons, les glissements de tuiles, les poses d’isolation. On
aperçoit parfois en levant le pif vers les velux, un pied, une silhouette, un demi corps
qui navigue en travers du toit, une main qui essuie une trace laissée sur un carreau.
Un monde actif sur le toit du monde ! Quel incroyable métier ! Le toit c’est ce qui
nous protège, nous isole, nous couvre, nous rassure, nous assure un refuge, un lieu
chaud où vivre à l’abri du dehors, un espace cosy pour respirer, grandir, se détendre,
rêver la nuit, se nourrir, partager, prendre soin. Un cocon. Avoir un toit, surtout s’il ne
fuit pas, c’est avoir un « chez soi ». C’est beau la symbolique du toit comme
enveloppe de nos vies corps et coeurs ! Une belle analogie de l’art-thérapie ! mais
oui ! La thérapie c’est travailler son toit pour libérer ses émois et son Moi ! Quand on
est dans ce travail, on est par moments sous les fuites, dans le bruit des pas sur nos
têtes, des blessures, des traumas qui résonnent. Le processus thérapeutique
implique cet entre 2, ce passage à ciel ouvert entre les anciennes tuiles, poreuses,
abîmées par le temps, cassées, perméables, et les tuiles neuves qui seront posées
l’une après l’autre, avec patience, application, pour une rénovation de notre psyché,
de notre système émotionnel ! Un changement de tuiles pour un toit neuf, plus
sécure, plus solide, mais sans rien enlever du charme de l’ancien, en conscience de
la vulnérabilité des murs et du terrain qui font que ce nid est unique ! On n’a pas
forcément un toit de maison à retaper, mais on a tous en nous un paquet de tuiles
poreuses, fragilisées par les tempêtes de la vie. Osons ce passage de l’ancien au
nouveau en rénovant notre toit pour un Moi plus libéré, plus vrai ! 1001 tuiles sous
les étoiles !]]></description>
	
	
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	<title>Nos gueules de biais !</title>
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	<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Je rentre d’un moment de retrouvailles-bonheur avec notre fille au Mexique ! La
chance de pouvoir la rejoindre à 8000 k ms, la joie de la savoir heureuse, le souffle
du dépaysement ! De l’autre côté de l’Océan, on retrouve le ciel constellé
des mêmes étoiles que celles qu’on contemple au-dessus de nos têtes, la Grande
Ourse, le Dragon, Cassiopée, la lune jaune dorée comme un hamac sur la voûte
céleste. Un même ciel pour nous tous, petits humains de cette planète. En revanche,
la terre et ce qui y pousse, les visages et la manière de se relier, la langue, le climat
et ses saisons, l’histoire et la culture, tout est différent, tout est autre ! Et comme il est
bon d’aller à la découverte et à la rencontre de l’inconnu, de l’étranger, de
l’inhabituel ! C’est bon d’être témoin de ce qui nous échappe, de rejoindre un autre
monde aux racines toute autres, de laisser notre regard se poser avec amour sur des
êtres qu’on n connait pas, sur des lieux où on ne fait que passer, sur une culture dont
on a tout à apprendre, sur des valeurs qu’on ne pratique pas. Au Mexique, la
pauvreté et la joie sont mêlées, elles sont omni présentes tout autant l’une que
l’autre. On est atteints par la misère, et dans le même temps on est éclaboussés en
continu par les sourires. On est choqués de l’usure terrible des bâtiments et dans le
même temps on est énergisés par leurs couleurs pepsis. On peut manger les
meilleures tortillas du monde dans un cabanon misérable de bord de route,
chouchoutés par une cuisinière qui trottine pieds nus de son fourneau à notre table
en riant aux éclats de nous recevoir. Les monuments à Mexico sont de traviole, de
biais, déséquilibrés du sol aux façades par les tremblements de terre successifs, et
ils sont encore là, miracles en diagonale ! De la jungle verdoyante à la côte Caraïbe
bleu menthe, des ruines Mayas à l’art contemporain, on est sans cesse saisis par les
contrastes ! C’est pour moi une belle analogie de l’art thérapie. Par le voyage qu’est
toute créativité, on visite des espaces en soi qu’on connait mal ou dont on a peur. On
se fait le témoin des contrastes qui nous habitent, de ce qui nous semble à première
vue inconciliables : la fragilité d’où peut naître la joie, les zones abîmées qui
rayonnent, les recoins crasseux pas bien enthousiasmants d’où peut jaillir de la
saveur, du goût à la vie ! Ce qui va de traviole en nous, dans des sens anarchiques,
traumatisés, mais qui reste debout, vivant, puissant ! Il est bon le voyage vers
l’inconnu de soi ! Pas pour se contempler le nombril avec satisfaction mais pour
constater que les misères et les failles, les cassures et les déséquilibres, ont leur
rayonnement particulier, si beau ! On a tous la gueule de biais, on a tous une
tronche, un pif cassé, un os en moins, une jambe trop courte, un muscle froissé.
C’est là que rayonne notre être, unique en son genre, inclassable ! Aimons ces
gueules, elles sont vivantes !!]]></description>
	
	
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	<title>La force du bin&#244;me !</title>
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	<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[J’étais le wk dernier dans les monts du Lyonnais chez l’une de mes soeurettes. Danscette belle maison retapée de leurs mains au fil des années, se côtoient parpériodes, une trentaine d’humains au cœur joyeux, immense famille à l’Italienne,filles et fistons, neveux, nièces, copains, conjoints, voisins, et toute une équipe decousins de 6 mois à 13 ans, à l’énergie solaire et à la tendresse contagieuse. Cettemaison est une véritable auberge du bonheur. Vous y passez 48h, vous en revenezbéats, durablement imbibés de cet amour intense et libre qui y circule à flots. Unefamille multi-culturelle, aux profils atypiques, dans laquelle chacun, du plus vieux auplus petit, veille sur l’autre, d’une façon particulière et belle. Samedi matin, on décidede pédaler en chœurs jusqu’au village voisin. Des vélos de toutes les tailles sontrépartis par âge et par format. Chacun enfourche sa monture à roulettes, à pédales,à vitesses, on installe les tout petits à l’arrière sur les porte-bébés et c’est parti lacolonie sur les chemins jolis entre vignes et pommiers  ! Trop drôle cette queue-leu-leu d’enfants acharnés dans les côtes, pas flippés des descentes, fiers et ferventscomme des cavaliers en croisades, qui s’attendent aux ronds-points, se surveillentdu coin de l’œil, se font des politesses et s’échangent leurs montures au gré de leursenvies. J’étais au spectacle, hilare de bonheur, épatée par la ferveur de cette petitetroupe aux guiboles miniatures et sacrément sportives. Quels coups de pédale et devolonté  ! Un p’tit binôme complice m’a particulièrement fondu le coeur. Marius, 7 anspédalait en danseuse dans les côtes sur son micro vélo, courageux, un vrai athlètedu Tour de France, tout en crachant régulièrement larmes et poumons avant deréattaquer la route. A côté de lui, Manël, sa cousine de 2 ans, ballotée dans sonporte-bébé, ne le quittait pas du regard, le suivait, le fixait, et l’appelait. La p’titepoupette faisait littéralement la coach  ! Marius, régulièrement tournait vers elle saptite bouille toute suante et les 2 se décochaient alors des sourires de vainqueurs àfaire fondre une banquise. Elle lui filait de la force, il puisait de l’énergie, on aurait ditque le soleil s’allumait entre eux à chaque croisement de regards  ! J’avais devantmoi, grâce à ces 2 p’tits êtres totalement connectés, une belle et tendre analogie del’accompagnement thérapeutique. Sur la route côte à côte, elle dans son siège,détendue mais attentive, concentrée, ne perdant pas une miette du plaisir ou de lagalère ressentis par son cousin chéri. Lui, volontaire, riant ou râlant selon la dosed’effort, porté, soutenu, encouragé, consolé par le regard de sa mini cousine. Un vraibinôme de vainqueurs  ! A l’arrivée, après 1h de ce voyage intense, leur joie et leurfierté communes  ! Rien de plus inspirants que 2 enfants aux cœurs tout purs reliésl’un à l’autre comme 2 anges de lumière, témoignages ambulants de la force dubinôme ! Si ça fait belle lurette que nous roulons sans p’tites roulettes, on a toujoursbesoin d’un plus petit que soi  ! Binôme thérapeute/patient, binôme d’amis, binômetoujours  !]]></description>
	
	
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	<title>Un ange &#224; l'a&#233;roport !</title>
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	<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Je passais un matin il y a peu le contrôle à l’aéroport pour m’envoler vers ailleurs. Aucontrôle, les gens, la plupart ce jour-là gens d’affaires très affairés, étaient sérieux,pressés, jetaient littéralement leur valise sur le tapis et sortaient leurs ordis,téléphones, tablettes d’un geste machinal et habituel, retiraient leurs pompes àtalonnettes, leurs vestes et leurs ceintures, il faut que ça passe, on n’a pas bcpd’avance, y a du boulot, y a des réunions en vue, le timing est serré. Une fois lecontrôle passé et réussi, tout le monde se resape, reboucle sa ceinture, récupèrefissa sa valise noire et son sac à ordi, et court vers la porte d’embarquement. Il y ades mails à envoyer avant de monter dans l’avion, y a des calls à préparer, y a du tafmessieurs mesdames. J’observais ce remue-ménage avec autant d’admiration quede consternation. Quel courage ont ces travailleurs inlassables et en même temps àquoi rime tout ce délire, pressé pressé toujours plus vite plus efficace. Pauvreshumains qui avons sans cesse 3 longueurs d’avance sur notre propre corps, quicourons derrière nos vies, à grandes enjambées de vols en meetings, nos écranspour seul horizon, un jus d’orange en vol sous la cravate avalé sans le goûter,survolant sans le des reliefs fascinants et des étendues d’eau salée magiques debeauté  ! Perchée dans mes pensées, palpée les bras en croix par la contrôleuse etson bip, me passe alors sous les jambes un p’tit bonhomme haut comme 2 pommes,3 ans peut être, blond comme un épi de blé. Nos jambes lui servaient de ponts, nossacs au sol de haies, il virait de bord entre 2 contrôleurs, reprenait de l’élan autourd’une jambe choisie au hasard et glissait sur le carrelage en riant aux éclats de sajolie voix cristalline. On aurait dit un ange tout droit descendu des cieux venu nousfaire réaliser avec amour l’absurdité de nos comportements en nous faisant unedémo de la vraie vie. 2 mondes s’entrechoquaient  : le monde grave et sérieux dubusiness qui court nuques fléchies sous la pression des meetings, et le monde légerinsouciant de l’enfance qui court trombine ravie pour le bonheur de vivre. Il était beauce p’tit bonhomme, imbibé de joie lumineuse, fervent dans ses olympiadesimprovisées. Une vision divine  ! Nous courbés sous le poids de la charge mentale, luifaisant à toutes berzingues des courbes dans cet espace ultra organisésoudainement dédié au jeu et au plaisir. Merveilleux contraste  ! Un véritable appel àla vie, à la créativité, à la liberté, au sautillement et au rebond  ! Cette scène est unetrès belle analogie de l’art-thérapie. Au beau milieu de la pression de nos viesmillimétrées, des contraintes quotidiennes de nos plannings chargés, del’encombrement de notre mental, l’art-thérapie offre un espace de rêve, de liberté, derespiration, d’invention, d’insouciance  ! Comme ce p’tit bonhomme blond, en atelierart-thérapeutique, on contourne un moment nos vies sérieuses pour rebondir commedes biches dans un champs, s’évader au gré de nos imaginaires, rire, lâcher,chanter, danser, écrire, vivre  ! Nous ne passons plus de contrôle de sécurité, nousentrons dans la gratuité, et nous nous allégeons  ! Au prochain contrôle d’aéroport,puisse la vision de ce chérubin sautillant nous embarquer dans la vraie vie, celle quivibre et résonne et nous rappeler à l’éternel enfance  !]]></description>
	
	
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	<title>Zef th&#233;rapeutique !</title>
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	<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Depuis quelques mois, comme vous sans doute, je roule en vélo, enfin sauf quand ilpleut, sauf quand il neige, sauf quand j’ai froid, sauf quand il grêle…Autant vous direque cet hiver, mes sorties et trajets à pédalade ont été assez rares. Par contre, jesors par tous les vents  ! Vent d’Ouest, vent d’autan, vent de travers, vent frais, grandcoup de vent sur la monture, vent chaud, vent du désert, j’aime le vent. Il réveillemon sang de Manchote insulaire  ! Quand il souffle sur mon pif et ma bécane en rouelibre, j’ai l’impression de chevaucher sur les routes avec un vieux copain de toujours.Le vent balaye mes idées fixes, fait le tri dans mes pensées, évacue les trop-pleinsdu mental, réanime tout ce qui sommeille en moi, stimule mon réservoir énergétiqueavec une vigueur joyeuse qui me rend hilare. Perchée sur ma selle, les mainscramponnées au guidon, je gobe le vent la bouche ouverte et m’en remplit le corps etle coeur jusqu’à débordement. Vous aussi, vous avez sûrement une attacheparticulièrement forte et vibrante à l’un des éléments de la nature. Au feu du soleil quivous réchauffe la couane, au bleu pur du ciel qui vous met en émoi, au moelleux del’herbe qui vous invite à une sieste allongée, aux senteurs de la rose et du jasmin, àla pluie qui vous rappelle que vous êtes chtis et que vous ne perdez pas le Nord, à laneige qui réveille votre âme de poète romantique, à la mer qui vous emmène au-delàde vous et vous ramène en votre centre au fil de ses flux et reflux. Nous avons desalliances avec la nature, par les goûts, les couleurs, les senteurs, les ressentis, noussavons ce qui nous fait du bien, ce dont notre corps a besoin. Et il est bon d’enprofiter, d’y puiser des ressources, de boire l’eau du ciel gosier grand ouvert, de serouler dans les herbes douces et folles, de faire la planche les bras en croix surl’Océan géant, de grimper dans les arbres et d’enlacer l’écorce, de faire crisser laneige en tassant les cristaux, de se mijoter des soupes de plantes sauvages et decauser du temps qui passe avec une coccinelle à pois  ! Notre relation d’amour avecla moindre parcelle de nature est l’analogue d’un atelier art-thérapie  : elle nouslibère, nous apaise, nous allège. Par ce lien, on s’ancre, on se pose, on setrouve.Les amis, zef-thérapie, neige-qui-crisse-thérapie, clapotis-thérapie, cure-de-soleil ou hélio-thérapie, herbes douces ou phyto-thérapie, rigologie, bains de forêt ousylvo-thérapie, rubis turquoise ou lithothérapie, pépiements ou sono-thérapie, lanature nous offre moult moyens bienfaisants à utiliser sans modération pour selibérer de tensions corporelles et psychiques, pour remplir notre réservoir d’émotionspositives. Cueillons, buvons, absorbons à profusion ces cadeaux de la nature,chacun selon ses appétits  ! Que votre semaine soit belle, joyeusement embarquéedans un vent de folie douce  !]]></description>
	
	
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	<title>Vivants jusqu'&#224; la Saint-Glinglin !</title>
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	<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[«  Il faut que tu restes vivant pour le reste de ta vie  !  » Nos amis porteurs de handicapvont bien souvent droit au but bien plus efficacement que nous qui avons tendance àtortiller du chapeau et à nous enliser dans la fumée de nos pensées logiques  ! Il fautque tu restes vivant pour le reste de ta vie  ! Merveilleuse injonction lancée du fond deses tripes par une amie atteinte de trisomie. Quelle sagesse lumineuse  ! Voilà quinous verticalise, active en nous la sève, nous éclabousse le cœur. Quel programmeplein d’ardeur  : rester vivant pour le reste de nos vies  ! C’est exactement ce qu’oncherche en atelier art-thérapie, solliciter chez nos patients les moindres parcelles deleur corps capable de se mouvoir, solliciter les plus infimes recoins de leur cœurcapable de s’émouvoir  ! Georgette se déplace à micros pas fragiles, courbée sur sondéambulateur qu’elle appelle sa p’tite mob, mais mettez-lui de la musique swing etGeorgette alors danse, elle plie les genoux, se balance en cadence, lâche sa p’titemob pour lever les 2 bras, elle rit de se sentir à nouveau libre dans cet instant. A 92ans, elle est au bout du chemin et elle reste vivante  ! Hubert est à un stade avancéde la maladie d’Alzheimer, angoissé, désorienté, il déambule dans les couloirs del’Unité protégée, mais entonnez ses mélodies fétiches et il vient alors déterrminé àpas lents mais certains vers le groupe, se pose, relève le regard, le visage, aspire leson qui sort de votre voix comme s’il avait attrapé un papillon couleur de feu dansson filet, et Hubert se met à fredonner, il respire, il souffle, il articule des mots sur lesairs qu’il aime, et il rit de se sentir vibrer dans cet instant. A 89 ans, il est au bout duchemin et il reste vivant  ! Marthe vit chez elle, indépendante mais fragile, elle souffrede la solitude. En besoin de lien et de stimulation, elle rejoint l’Ehpad Hors les Murstous les Jeudi matins, pour un atelier qui la motive à sortir de chez elle quelquesheures. Offrez-lui quelques vers poétiques, 2 3 alexandrins, des rimes douces quil’apaisent, et Marthe alors embarque comme en rêve dans la musique des mots. Sonfront s’ouvre, ses sourcils se détendent, elle desserre les mâchoires, se laisse glisserplus au fond du fauteuil, confortable, à l’écoute, bercée. La posture se relâche, et ellesourit dans ce voyage bienfaisant d’un instant. A 85 ans, elle est au bout du cheminet elle reste vivante  ! «  Il faut que tu restes vivant pour le reste de ta vie  !  » Il y a millemanières adaptées de cultiver en chacun de nous cette part vivante, d’arroser cettevibration qui nous tient en éveil, qui nous fait palpiter, nous élargit sans limites d’âgeles ailes et l’horizon. Les outils art-thérapeutiques sont pléthores  ! L’art bien sûr, maisle jardinage, l’animal, les couleurs, la cuisine, la nature, la clownerie, les bouquets,les pliages, la pêche, les concerts, les jeux, la photo, le modelage, les puzzles, lesmusées, les senteurs, les arômes, les images, les albums, la couture, les bijoux, lestoutous, le lien, l’amour en somme  ! Puisse cette exclamation de notre amietrisomique nous invitant à vivre jusqu’au bout de nos jours nous agrandir le cœur,nous déployer l’envie, nous imbiber d’espoir jusqu’à la St Glinglin  !]]></description>
	
	
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