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		<title>Art-th&#233;rapie</title>
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			<title>Art-thérapie - Radio Présence</title>
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	<title>Cultivons nos sources jusqu'&#224; d&#233;bordement !</title>
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	<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[En Ehpad la semaine dernière, je cherchais ma patiente Danielle. Danielle commetoutes les personnes atteintes d’Alzheimer, est fragile, désorientée, mais ce quifrappe quand on la croise, c’est son visage et son sourire, sur lesquels on lit entransparence son cœur doux comme du papier de soie.Quand j’arrive en début d’après-midi, je trouve habituellement Danielle assise dans lesalon sur un rayon de soleil, dodelinant du menton parmi ses copains d’âge, dans unroupillon bien mérité. Elle repère probablement mon arrivée à ma voix car il suffit queje fasse 2 pas vers elle pour qu’elle relève vers moi son regard bleu du ciel. Ellem’attend, elle sait que ma venue est synonyme de chant, et le chant c’est sonespace à elle, sa clé, son moment, un temps suspendu pendant lequel sa maladies’efface, une bulle pendant laquelle sa mémoire est active, vaillante, vive, relevée,généreuse.Danielle est passionnée de chansons, elle est une artiste à la mémoire truffée denotes, de croches et triolets, de silences et soupirs qui signifient la vie, vibrante demultiples mélodies et des paroles qui vont avec. Il y a la Danielle courbée,laborieuse, qui traine et tire sur le carrelage ses semelles qui semblent peser si lourd,le visage vers le sol, la démarche chaotique, les chutes fréquentes, Et il y a laDanielle qui chante, qui relève buste et visage, qui ouvre son gosier comme unoiseau de paradis et s’envole sur les portées de chansons de tous âges, en souriant,ouverte au monde, en respirant, oxygénée, et qui alors dit tout, qui communie avecles anges et les étoiles  !Après qu’elle ait chanté, elle reste dans cet état d’ouverture, quasi d’extase, encoreun moment, comme les flocons des boules à neige en lent suspens au-dessus dupaysage. Dans cet état, le cœur de Danielle est dans ses yeux, dans ses mains,dans ses bras, dans ses jambes. La ferveur musicale qui l’habite navigue dans soncorps comme une sève. Et Danielle partage et diffuse autour d’elle cette chaleurjoyeuse qui la porte.C’est dans cet élan que je l’ai vue la semaine dernière sortir de notre salle aprèsl’atelier chant, marcher, ou plutôt voguer à la rencontre des résidents les jambesvigoureuses et les talons soulevés, les embrasser un à un dans un geste pleind’amour. On aurait dit que chacun était son enfant, sa mère, son frère, son trésor.Elle les serrait dans ses p’tits bras menus, les contemplait dans le profond de leurâme, son regard planté dans leurs yeux étonnés, elle les bécotait, leur caressait lescheveux avec tendresse, leur disait des mots doux, des mots tout en coton. Elledistribuait à pleines doses la joie dont elle débordait  ! Tellement émouvant  !Les amis, quel est-il notre outil de paradis à nous  ? La danse, la couture, la nature, lacuisine, la nage, la chasse aux papillons, la collection de cocottes en papier  ? Quelleest la source qui remplit nos réservoirs d’une sève si puissante qu’il nous estimpossible ensuite de ne pas la redistribuer  ? Cultivons-la cette source, pratiquons-la, que notre semaine en soit nourrie jusqu’à débordement  !]]></description>
	
	
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	<title>Notre c&#339;ur d'enfant !</title>
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	<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Je pédalais l’autre jour sur mon p’tit vélo électrique derrière un binôme très touchant.Une mère et son petit. Lui, calé à l’arrière dans son siège bébé, ne voyait que le dosde sa maman et pleurait à gros bouillons. Elle, activant énergiquement la pédaladepour rouler vers son but, ne comptant ou ne pouvant manifestement pas s’arrêterpour consoler son p’tit bonhomme, essayait de l’apaiser par des parolesrassurantes  : «  Allez courage mon coco, on y est bientôt, allez mon choux mimi onarrive, on arrive, on y est presque, c’est bientôt fini  » Mais le voyage durait, bien tropau goût du p’tit bouchon qui criait maintenant de toutes ses cordes. Si la scène étaitun dessin-animé on aurait vu à l’écran un gosier gigantesque avec la glotte del’enfant vibrant au fond de droite à gauche et des grands jets de larmes émergeantde chaque côté de sa p’tite bouille en rage.Pauvre choux  ! C’était la crise totale  ! Comme après plusieurs minutes de coups depédale toniques, il ne se calmait absolument pas, la maman a lâché le guidon de samain gauche pour farfouiller à l’arrière et se connecter à son fiston par un contact. Lamain serrait la cheville du p’tit, la gratouillait, la chatouillait, «  allez mimi choux,calme- toi, on arrive, on arrive  », et c’est là que dans un élan soudain, le mimi chouxhurlant s’est jeté sur la main disponible de maman, l’a empoigné un peu comme onse jette sur le gros lot du manège qu’on ne voudra plus lâcher, et s’est arrêté net decrier de pleurer d’enrager. Une coupure de son immédiate, le calme plat aprèsl’orage, comme si la mère avait débranché l’enfant et annulé la fonction voix. Plus uncri, plus de crise, le gosier refermé, la glotte rangée, c’était épatant de silencesoudain et de passage radical au calme. Une rupture nette d’état émotionnel  ! Là oùla voix et la parole n’ont pas suffi, le toucher a fait baume immédiatement calmant. Laprésence, le lien devaient être manifestés par le contact physique. Je suis là, tu n’espas seul, le petit avait besoin de le sentir par le toucher et de s’y accrocherconcrètement.J’ai vu dans cette petite scène animée une touchante analogie de chacun de nousportant à l’arrière de nos vies l’enfant qu’on a été, l’enfant tout choux en p’titesalopette à bretelles, une fossette au creux de la joue, riant aux éclats avec sescouettes au vent, mais aussi l’enfant agité, pleurant, impatient, en colère, notreenfant intérieur en besoin d’écoute, de réassurance, de compréhension, de motsdoux et de gestes de présence apaisants. Notre enfant intérieur en besoin actueld’amour et de sécurité.Nous n’avons peut-être plus nos couettes, nos fossettes et nos salopettes, mais lesfragilités liées à notre histoire d’enfant se réactivent au fil des évènements, de façonirrationnelle et instinctive, ne nous jugeons pas, accueillons-nous, consolons-nous,rassurons-nous, enveloppons cet enfant en besoin de tendresse. Comme cette mèreen pédalage sur son vélo, offrons-lui notre main, assurons-lui notre dispo. Viendral’instant où les traumas anciens réactivés par une peine d’aujourd’hui, serontapaisés, adoucis, réparés par la bienveillance que nous nous serons offerte !.Que votre semaine soit belle, pleine de consolation pour vos cœurs de bambins  !]]></description>
	
	
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	<title>Notre c&#339;ur d'enfant !</title>
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	<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Je pédalais l’autre jour sur mon p’tit vélo électrique derrière un binôme très touchant.
Une mère et son petit. Lui, calé à l’arrière dans son siège bébé, ne voyait que le dos
de sa maman et pleurait à gros bouillons. Elle, activant énergiquement la pédalade
pour rouler vers son but, ne comptant ou ne pouvant manifestement pas s’arrêter
pour consoler son p’tit bonhomme, essayait de l’apaiser par des paroles
rassurantes : « Allez courage mon coco, on y est bientôt, allez mon choux mimi on
arrive, on arrive, on y est presque, c’est bientôt fini » Mais le voyage durait, bien trop
au goût du p’tit bouchon qui criait maintenant de toutes ses cordes. Si la scène était
un dessin-animé on aurait vu à l’écran un gosier gigantesque avec la glotte de
l’enfant vibrant au fond de droite à gauche et des grands jets de larmes émergeant
de chaque côté de sa p’tite bouille en rage.
Pauvre choux ! C’était la crise totale ! Comme après plusieurs minutes de coups de
pédale toniques, il ne se calmait absolument pas, la maman a lâché le guidon de sa
main gauche pour farfouiller à l’arrière et se connecter à son fiston par un contact. La
main serrait la cheville du p’tit, la gratouillait, la chatouillait, « allez mimi choux,
calme- toi, on arrive, on arrive », et c’est là que dans un élan soudain, le mimi choux
hurlant s’est jeté sur la main disponible de maman, l’a empoigné un peu comme on
se jette sur le gros lot du manège qu’on ne voudra plus lâcher, et s’est arrêté net de
crier de pleurer d’enrager. Une coupure de son immédiate, le calme plat après
l’orage, comme si la mère avait débranché l’enfant et annulé la fonction voix. Plus un
cri, plus de crise, le gosier refermé, la glotte rangée, c’était épatant de silence
soudain et de passage radical au calme. Une rupture nette d’état émotionnel ! Là où
la voix et la parole n’ont pas suffi, le toucher a fait baume immédiatement calmant. La
présence, le lien devaient être manifestés par le contact physique. Je suis là, tu n’es
pas seul, le petit avait besoin de le sentir par le toucher et de s’y accrocher
concrètement.
J’ai vu dans cette petite scène animée une touchante analogie de chacun de nous
portant à l’arrière de nos vies l’enfant qu’on a été, l’enfant tout choux en p’tite
salopette à bretelles, une fossette au creux de la joue, riant aux éclats avec ses
couettes au vent, mais aussi l’enfant agité, pleurant, impatient, en colère, notre
enfant intérieur en besoin d’écoute, de réassurance, de compréhension, de mots
doux et de gestes de présence apaisants. Notre enfant intérieur en besoin actuel
d’amour et de sécurité.
Nous n’avons peut-être plus nos couettes, nos fossettes et nos salopettes, mais les
fragilités liées à notre histoire d’enfant se réactivent au fil des évènements, de façon
irrationnelle et instinctive, ne nous jugeons pas, accueillons-nous, consolons-nous,
rassurons-nous, enveloppons cet enfant en besoin de tendresse. Comme cette mère
en pédalage sur son vélo, offrons-lui notre main, assurons-lui notre dispo. Viendra
l’instant où les traumas anciens réactivés par une peine d’aujourd’hui, seront
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	<title>Un c&#339;ur centenaire, un c&#339;ur de chair !</title>
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	<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Je vous espère en belle forme corps et cœur  !Dans l’un des centres Alzheimer où j’interviens en chant et danse-thérapie, je montedans les étages cueillir pour l’atelier mes résidents patients là où ils se trouvent,attablés affairés au petit dej, en séance marche avec le kiné, devant la télé volumemaxi rendormis bouche ouverte, dans leur salle de bain se maquillant avecapplication, ou postés dans un couloir attendant sans râler qu’un évènementsurvienne.Et il a lieu cet évènement  ! Car chaque rencontre retrouvaille en est un  ! Unévènement de tendresse, un étonnement réciproque, des dialogues improbables,des bras qui s’ouvrent et se plongent dans les miens, le ciel qui s’ouvre dans uninstant de lumière au cœur de ces fragilités !Ce matin, je navigue jusqu’au lit où Noël est allongé, tourné vers la fenêtre. A mavoix, il se retourne et me crie de sa voix chargée d’émotion comme s’il avait préparéun discours important «  ha mais vous voilà, justement je réfléchissais, faut que jevous dise, je trouve que vous êtes mieux que moi, mais comme je sais que vous medirez que c’est moi qui suis mieux que vous, alors j’ai conclu qu’on est tous les 2 lesmieux. On n’est pas mieux que les autres mais on est les mieux mieux parce qu’ons’entend bien et ça fait double mieux, voilà  ». Il m’en a bouché un coin Noël avec satirade jaillie du cœur. Quelle déclaration  !C’est incroyable l’amour que nos aïeux, nos centenaires, nos fragiles, peuvent êtrecapables de donner, de nommer, de distribuer alors qu’ils n’ont plus la force de selever, de manger seul, de se déplacer. Des êtres cachés dans des lieux dédiés à lafin de vie, des êtres épuisés mais dont les cœurs sont actifs, dont le pouvoir de fairedu bien, de dire des mots d’amour, de poser des regards de douceur, est entier. Parbribes peut-être, par instants ponctuels et brefs, mais puissants et profonds commedes jaillissements d’eau vive, comme des pépites de soleil et de feu  ! La chanced’être les réceptacles de ces paroles et de ces gestes venus du fond qui sont selonmoi de réels avant-goûts du ciel  !Les amis, on n’est pas tous déjà centenaires ou si fragiles qu’on soit placés dans desstructures de soin, mais on a tous un cœur de chair, et à tout âge, jusqu’à la fin duchemin, il rayonne notre cœur de chair et peut donner et partager le meilleur  !Que votre semaine soit belle de mots et de gestes d’amour  !]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>Claudette, le go&#251;t de la f&#234;te !</title>
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	<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Depuis quelques mois, je retrouve ma p’tite patiente Claudette au centre d’accueilAlzheimer où j’interviens. Elle a bientôt 100 ans, et me touche, me fascine de sarésilience et de sa capacité à s’abandonner  !Quand j’arrive le matin, je la trouve systématiquement assise sur le même fauteuil,son grand sac à main marron rempli de trésors posé sur les genoux, qu’elleenveloppe fermement entre ses bras comme si elle abritait son chat, signe que sonsac est un repère important qui la sécurise et la rassure.Chaque matin, je me plante bien en face de son visage et je m’adresse à elle dansun bonjour personnalisé. Et chaque fois, elle me pose cette question rituelle avec savoix d’enfant qui chante comme une comptine : « Mais qu’est-ce qu’on fait là  ? Maisqu’est-ce qu’on va faire alors  ?  ».Et chaque matin, je fonds, car malgré son inquiétude, malgré son anxiété, elle mepose cette question avec un sourire descendu du ciel, un regard limpide comme unesource, son visage est si joli et doux. Elle me liquéfie le cœur, Claudette, et je metsau défi quiconque la croise sur son chemin de ne pas sentir monter en lui unetendresse intense.Elle est bouleversante Claudette parce qu’elle fait confiance alors qu’elle estanxieuse, elle s’abandonne alors qu’elle a perdu ses repères. Elle ne maîtrise rien etelle se laisse rassurer, envelopper dans ce lieu de bienveillance comme si ça allait desoi  ! Et mieux encore, si je lui dis «  Claudette, on va danser  », alors je vois s’ouvrir enelle un espace de bonheur, une étincelle. Danser, le mot magique qui met Claudetteen marche  !Alors qu’elle est aussi menue qu’un oiseau, elle se lève comme un ressort, dans sap’tite robe moderne, laisse son sac sur la chaise, trottine dans le couloir avec ladétermination d’une conquérante de l’espace, et me demande en riant si les autresviennent aussi.C’est parti, c’est le feu sur la piste  ! Claudette a 100 ans et elle danse sur Johnny lesyeux tout pétillants. Elle danse vraiment, elle rebondit, elle plie les genoux, ellebalance ses 2 bras, elle se donne, elle aime ça, elle dit «  vous pouvez mettre plusfort  ?  » Elle danse, balance, jusqu’au bout du morceau, et s’asseoit alors enfinheureuse, repue de lâcher-prise, comme une jeunette qui s’éclate à la boum avec sabande de cops.La danse-thérapie pour Claudette, c’est une évidence, c’est dans son ADN, c’estl’outil de ses rêves. Claudette n’a pas d’âge quand son corps spontanément bougesur le tempo, la maladie n’a plus de prise sur elle quand elle est emportée dans lajoie du mouvement. Les émotions positives repoussent l’état d’angoisse. Danser,c’est vivre, à toutes les heures  !Les amis, si vous ne sortez ni au bal ni en boite, dansez entre vos canapés autantque le cœur et le corps vous en disent, dès le p’tit déjeuner  ! Que votre semaine soitbelle, soulevée par le goût de la fête  !]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>Le rire est un r&#233;pit !</title>
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	<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Le rire est un tonique, un soulagement, un répit qui permet d&#39 ;atténuer la douleur.&#10;C’est Charlie Chaplin, ce génie du drôle et du libre, qui le dit. Et c’est tellement juste&#10;bien sûr  ! Je l’ai expérimenté ce matin encore, en atelier chant-thérapie, avec un&#10;groupe de personnes atteintes d’Alzheimer. Nous avons ri, les uns grâce aux autres,&#10;de nos sons, de nos danses expérimentales, de nos inventions de mots en rimes, de&#10;nos torsions de mâchoires, gueules de biais et bigleries des yeux. Les déclencheurs&#10;de sourire et de rire sont des pépites que tout thérapeute devrait repérer et cultiver&#10;en atelier comme dans le reste de la vie  ! L’humour verbal, les gestes loufoques,&#10;mimes, grimaces, exagérations, les drôlesses vocales à inventer par la magie de nos&#10;cordes en explorant des sons de toutes sortes, les cris d’animaux inspirés de la&#10;jungle ou de la ferme, les attitudes répétitives, le lâcher prise dans des allers retours&#10;en danse libre sur des musiques inhabituelles, tout peut être occasion de liberté,&#10;d’audace, de partage et de soulagement. Lâcher la vapeur, laisser aller le grain de&#10;folie qui ne demande qu’à jaillir, apporte un recul à l’état d’angoisse, un répit à la&#10;douleur psychique et corporelle. Quand nous thérapeutes en chemin, adoptons une&#10;attitude inhabituelle, non convenue, et pour autant ajustée et consciente, nous&#10;provoquons chez nos patients l’étonnement, le sourire, le rire. Et lorsque l’émotion de&#10;joie est amorcée chez l’un dans un groupe, elle est systématiquement contagieuse&#10;chez tous. Nos patients sont des buvards, poreux à ce que nous émettons, ils&#10;s’imbibent de ce qui nous sort de la bouche, de la posture, du regard, du cœur, et&#10;lorsque l’un d’entre eux, reconnecté à sa part d’enfant, s’embarque dans un libre fou&#10;rire, il impulse dans le groupe un vent d’hilarité qui fait du bien, qui calme en chacun&#10;l’anxiété, qui tonifie leur corps et leur psyché, qui leur rappelle que les liens&#10;interpersonnels sont sacrés, que leur être profond est plus fort que la maladie. Le rire&#10;est un thérapeutique puissant, il est Vie, énergie, il est une onde bienfaisante qui se&#10;propage de muscles en muscles. Il sollicite les zygomatiques, relâche les muscles de&#10;la mastication, stimule les muscles de la face, atteint les muscles thoraciques, masse&#10;les organes abdominaux, relaxe le diaphragme, rejoint ensuite les muscles du dos et&#10;des cuisses. Le cou, les bras, le bas du ventre se détendent en profondeur. Tonifiant&#10;autant que relaxant, le rire rend heureux et beau, il allume le visage, libère les&#10;endorphines, ces hormones du bonheur qui se déploient dans le corps et dissipent&#10;les tensions  ! Qui pourrait s’en passer  ? Qu’on soit un impayable rigolo naturellement&#10;charlot ou sérieux personnage pas très désopilant, notre besoin de rire est là.&#10;Cherchons les occasions, les moyens, les copains, les sources qui nous font rire, et&#10;déployons cordes et muscles en grands éclats sonores qui font vibrer nos cœurs&#10;profonds]]></description>
	
	
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	<title>Fleur de Lune ou Oiseau du Paradis ?</title>
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	<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[L’autre jour en rentrant dans le salon, une pauvre plante verte toute assoifféetotalement avachie dans son joli pot en terre, m’est apparue soudainement dans samisère. Elle avait les tiges molles, les feuilles tombantes, un look de pleureusedéprimée, le moral manifestement très bas dans les chaussettes et les racines.J’avais laissé plusieurs jours ma p’tite plante verte sans eau ni soins, sans luioctroyer un regard. Ni goutte d’eau, ni goutte d’amour. Rien. Quand son état m’estapparu soudainement au hasard de mes allers venues dans le salon, j’ai eu honte del’avoir délaissée, et dans un élan de compassion pour elle, cette jolie planted’habitude bien vivace, je me suis précipitée sur mon arrosoir pour la réhydrater fissafissa en lui disant des mots d’amour et des pardons sur tous les tons. Quelquesheures plus tard, elle avait retrouvé toute sa patate, elle était debout, fière commeune reine de la jungle, les feuilles déployées à la lumière, la tige svelte et le portélégant. Quelle résilience  ! Un peu d’eau, quelques mots doux, et paf elle étaitrepartie dans la vie avec sa belle énergie contagieuse  ! Cette plante, dont on pourraitprendre de la graine, s’appelle spathiphyllum, ou Spathiphylle de Wallis, et alors quec’est une Sud-Américaine, elle s’adapte sans rien dire à nos climats, elle nous offreson feuillage persistant, vert vif, luxuriant, fait apparaître des fleurs blanches de ci delà comme par enchantement, et en plus d’être belle, elle dépollue notre air enabsorbant certaines toxines. Franchement, quelle classe  ! Et par-dessus le marché,c’est une poète, elle s’appelle fleur de Lune, ou même Lys de la paix. Merveilleuxnon  ? Une pure invitation à la contempler béatement, le cœur tout plein degratitude  !Cette résurrection de notre amie Fleur de Lune, passée en un tempsrecord de l’avachissement le plus complet à la ferveur éclatante, grâce à l’arrosage,est une analogie de nos transformations intérieures par l’art-thérapie et de nosrésiliences psychiques. En atelier chant-thérapie, les zones déshydratées de notrepsychisme, les vides émotionnels, retrouvent par l’art le chemin de la vigueur, de lalumière, du déploiement, de la verticalité. La créativité partagée nourrit la terre denotre psyché, arrose les racines, fait remonter la sève en nous. Comme l’eauapportée à la plante la restaure, la vibration sonore nous restaure quand on chante,le mouvement libre en musique nous restaure quand on danse, le rêve nous restaurequand on poétise. Bien sûr, cette hydratation de nos profondeurs est à renouvelerencore et encore, jusqu’à plus soif  ! Que nous soyons Asparagus ou Bégonia,Cactus de Noël, Canne du Muet, Philodendron, ou Langue de belle-mère, noussommes de belles plantes, c’est certain, assoiffés de soin et d’amour. Par l’art,pratiqué, regardé, partagé, arrosons-nous, hydratons-nous ! Que votre semaine soitbelle, épanouie comme un Oiseau du Paradis !]]></description>
	
	
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	<title>La tourn&#233;e des guinguettes !</title>
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	<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[En ce moment je fais la tournée des bars du coin, des resto, des guinguettes, des épiceries et boutiques en tous genres, pour déposer le CV de ma fille qui depuis Lille cherche un job à Toulouse ! Je toque aux vitrines, je débarque dans les bars avant leur ouverture officielle et j’y rencontre les cuistots, les serveurs, les managers, les stagiaires, les vendeurs de tous âges. Où que je sois allée, j’ai chaque fois été accueillie, avec chaleur, avec plaisir, avec curiosité, avec intérêt. Je n’ai croisé absolument personne qui me refoule ou s’agace, me dise qu’il n’a pas le temps, de repasser à un autre moment. Ça m’a touchée cette belle humanité. Et ils n’ont pas été simplement accueillants tous ces commerçants sympathiques, ils ont aussi, souvent, eu la parole abondante…On aurait dit qu’ils attendaient que quelqu’un passe pour se confier. Certains restaurateurs m’ont dit combien les temps sont durs, d’autres m’ont raconté des morceaux de leur parcours, de leurs débuts au comptoir, la brasserie familiale, mémé passait déjà l’éponge, des caissiers ont arrêté le tapis roulant pour prendre le temps d’écouter, de donner un conseil, de sourire entre 2 passages de poireaux et de chaussettes. Tous se sont intéressés à la candidature que je leur apportais, aux études de ma fille, à son profil, à ses goûts, par politesse sans doute, mais pas seulement, par goût de l’humain surtout, par passion de la transmission du savoir-faire, par intérêt pour une situation, par ouverture, par choix, par envie de dialoguer ! Oui, ça m’a touchée cette belle humanité. Aucun d’eux n’était obligée de stopper sa crème fouettée, sa compta, ou l’astiquage des verres à pied, pour se rendre dispo à une heure où le client n’est pas censé être là. Et tous ils l’ont fait, les uns avec humour et les autres avec gravité, ils ont rangé leur bic derrière l’oreille et se sont rendus attentifs, impliqués. Franchement, ça donnait envie de se mettre direct à la plonge dans les coulisses de leurs cuisines ! L’être humain a besoin d’un autre pour entrer en communication, de se relier, de parler, de s’épancher, de verbaliser, c’est dans sa nature profonde. Un taiseux se confiera plus rarement, plus lentement, oui, mais le besoin est là. L’humain cherche l’humain pour entrer en dialogue, on est sans cesse en quête d’une oreille attentive. Mon CV sous le bras, je cherchais ces oreilles. Une fois accueillie, je leur offrais les miennes. Ça s’appelle la rencontre, et chaque fois ça nous grandit ! Et c’est ce qui se passe en atelier art-thérapie, la rencontre de 2 humains : l’un, le patient a besoin d’exprimer, de moult façons créatives, la parole n’est pas seulement verbale, l’autre, thérapeute, ouvre ses écoutilles pour se faire réceptacle. 2 humains reliés dans un espace, qui grandissent l’un par l’autre. Nous avons une bouche pour dire, nous avons donc besoin des oreilles d’un autre. Nous avons des oreilles pour écouter, nous avons donc besoin qu’un autre dise. On est inséparables, c’est ce qui rend la vie belle ! tchin ! A la vôtre !]]></description>
	
	
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	<title>&#199;a donne des ailes !</title>
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	<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Ça donne des ailes  ! J’ai croisé cette phrase l’autre jour au hasard des pubs, cesmilliards de pubs qui s’imposent aléatoirement à notre lecture quand on se promènedans une ville. Ça donne des ailes  ! Je l’ai trouvée inspirante cette phrase  ! Une belleinvitation à se laisser embarquer non  ?  Il ne m’en faut pas plus en tous cas à moipour que mon moulin cérébral démarre à 1000 tours minute et pour décoller dansdes sphères imaginaires  ! Ça donne des ailes  ! Ça  ? C’est qui, c’est quoi, c’estcomment ? Qu’est ce qui donne des ailes  ? Elle est motivante cette question. C’esttellement important à mon sens d’être capable de lister sous le mot «  ça  » tous lesmoyens, tous les moteurs, toutes les ressources, les activités, les personnes, leslieux, les passions, qui nous donnent des ailes, ces ailes qui nous élargissent corpset mental, grâce auxquelles on va plus haut, plus loin, plus libres  ! Donner des ailesc’est inspirer de l’enthousiasme, c’est émerveiller, enchanter, exalter, réjouir, ravir,séduire, emballer  : en voilà du bonheur à inspirer encore et encore  ! Ce «  ça  » quidonne des ailes est propre à chacun, alors cherchons-le, trouvons notre «  ça  »,cultivons ce qui nous élargit, nous donne de la hauteur, nous embarque, nous faitvoyager dans les sphères  ! Non pas pour décoller hors du réel, non pas pour perdrenotre ancrage, mais pour respirer de façon régulière un oxygène d’altitude plus pur,plus sain, qui restaure corps et psyché, lui apportant force et santé  !En atelier danse-thérapie, c’est exactement ce que nous vivons  : à la fois les patients s’évadent, à dosde mélodies jolies, pepsi ou romantiques, qui réveillent des émotions multiples, et àla fois ils s’ancrent par la danse dans leur corps, talons au sol, mouvementsconscients, contact des mains sur le corps par des percussions corporelles, ressentisdétaillés, fourmillements dans les doigts, limites dans les douleurs articulaires. Enatelier, on est là, ensemble, pleinement présents, les ailes ouvertes et l’imaginairelibéré. Ancrage et liberté  ! Le duo de choc pour apaiser les émotions négatives etlourdes  ! Chanter, danser, voilà qui donne des ailes  ! Cuisiner, contempler, jouer,respirer, se balancer, nager, glisser, marcher, causer, jardiner, rire, coudre ou galoper,peindre, patiner ou poétiser tout en alexandrins, tout ça aussi peut donner des ailes  !Cultivons nos modes d’envol pour enchanter nos vies à grands coups d’ailes etd’XXL  ! Nous avons tous besoin d’enchanter nos quotidiens, d’aller plus loin, deplaner sur les courants plus haut que l’espace de nos routines  ! Si on listait avecamour les sources qui nous inspirent et nous envolent  ?]]></description>
	
	
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	<title>La joie du colza, du vert au jaune citron !</title>
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	<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Vous avez vu ces derniers jours comme le colza pousse  ? Je suis fascinée en cemoment par l’apparition du colza en fleur dans les champs qui nous entourent. Augré des routes qui montent et descendent, on est saisis par ces grandes étenduesjaune citron qui respirent la lumière et la joie. Ce jaune flashi qui s’étale sur deshectares, sous le soleil ou même sous l’orage, qu’est-ce que c’est vivifiant  ! A la vuede ces champs de fleurs, on a l’âme tout éclairé par ce jaune vif puissammenttonifiant  ! C’est fou comme l’œil nourri de beau apporte au corps tout entier unerecharge énergétique concrète, élargit le thorax, épanouit le buste, relève le menton,déclenche le sourire, décontracte les mâchoires  ! Une parcelle jaune pepsi vousapparait dans un tournant, et vous n’êtes plus le même pour la suite de la route  ! Unpeu de fluo en fleurs, et nous voilà ravigotés, allumés d’un soleil et d’une humeurnouvelles. L’émotion de joie provoquée par l’émerveillement nous dilate corps etcoeur  ! Avant que cette plante Brassica napus qu’est le colza joli n’allume la terre desa floraison jaune qui claque, les champs étaient verts. Un vert joli, oui, tendre, qui semêlait à celui du blé, mais pas aussi frappant que ce jaune éclatant qui vous sauteau cou de toute la force de sa luminosité  ! Et je me disais dans ma joiecontemplative, que ce passage du vert campagne au jaune généreux, c’estl’analogue de nos évolutions émotionnelles, de nos transformations psychiques au fildu processus thérapeutique  ! En atelier chant-thérapie, je constate que l’étatémotionnel des patients change, s’ouvre du sombre au lumineux, s’égaye, s’éclaire,se dilate  ! Les patients qui se mettent en mouvement sur du swing ou du rock, mêmeen fauteuils avec de fortes limites corporelles, qui ont le pied qui clape, la main quiondule, le cou qui dodeline, les coudent qui décollent, changent d’énergie, émettentde la lumière, éclairent l’espace  ! Il émane d’eux une onde nouvelle, une vibrationbien plus proche du soleil que de la pénombre. Ils arrivent vert sapin, ils repartentjaune citron. Le colza qui fleurit au Printemps, du vert au jaune pétard, et qui finitdans nos assiettes en bonne huile chargée d’Oméga-3, nous ravit les pupilles de sacouleur unique, tonique, chaude et pimpante. Nous aussi, nous cultivons noscouleurs intérieures quand nous chantons, dansons, poétisons. Nous ensoleillonsnotre psyché  ! Nul doute qu’après quelques séances de chant thérapeutique, de nosâmes heureuses couleront de bons Oméga protecteurs de nos systèmes nerveux  !]]></description>
	
	
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	<title>Humain donc &#233;mu, &#233;mu donc humain !</title>
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	<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Devant le Quai des savoirs à Toulouse, on lit en grand format cette phrase que jetrouve très juste  : je me sens humain quand je me sens ému. C’est Petite Poissonequi en est l’auteur, une street-artiste au cœur de poète qui a l’art de la phrasejoliment lumineuse. Ah l’émotion, le ressenti émotionnel, la vibration profonde denotre âme. Je me sens humain quand je me sens ému. Mais oui, c’est exactement cequ’expriment mes patients de tous âges en atelier chant et danse-thérapie. Despatients fatigués, malades, diminués, fragiles, qui disent retrouver la joie de se sentirvivants grâce aux émotions qu’ils traversent quand ils écoutent, chantent, bougent,poétisent et s’étonnent. L’écoute d’un morceau jazz, le partage oral d’un poèmetruffé de mots jolis et d’images lumineuses, la danse, très simple, mais libre sur unrock pepsi, le lâcher-prise dans le rire et l’inédit, génèrent des ressentis, desémotions, des enthousiasmes, des envies, des grains de folie, des frissons, despalpitations positives  ! Ces ressentis émotionnels de joie, de plaisir, d’étonnement,d’humour, de fierté, sont directement connectés à l’être profond. Mais oui, je ressensdonc je suis  ! Le travail de reconnexion à nos émotions, est un véritable processusd’humanisation, parce que l’émotion c’est la vie humaine depuis le point de départ.Nouveau-né on a crié, pleuré, senti l’air dans les poumons, le froid sur la peau, lachaleur du corps maternel, paternel, contre lequel on a été serrés, réchauffés,enveloppés  ! Je nais donc je sens, on est donc on ressent. Le travail de reconnexionà nos émotions est un processus d’individuation parce que le ressenti émotionnel estsingulier, unique  ; Chaque humain ressent la joie à sa façon, avec une intensité quilui est propre, des impacts corporels qui ne sont pas ceux d’un autre. Georgette a leventre qui la chatouille quand elle est attendrie, Paulette a le cœur qui palpite quandelle est étonnée, Bernadette a les mains moites quand elle a le trac  ! Je suis donc jesens, je me sens ému donc je suis. Tout le chemin thérapeutique consiste à retrouverle chemin de nos ressentis émotionnels quand ils ont été anesthésiés par lasouffrance, anéantis par les traumatismes, refoulés par les mécanismes de défense.Emotion vient du latin movere, du grec emotere, c’est mettre en mouvement, c’estune énergie en mouvement  ! L’émotion, ça bouge, ça remue, ça bouillonne, çaaugmente, ça s’apaise, ça s’intensifie, ça disparait, ça frissonne, ça pique, çachauffe, ça chatouille, ça tremble, ça tique, ça fout le vertige, la nausée, la courante,ça dynamise, ça dilate, ça ouvre, ça s’évapore, ça vit  !!! Qu’on se dise non émotif ouhyper-émotif, que les émotions nous passionnent ou qu’on les fuit, nous sommestous, nous petits humains, des réservoirs émotionnels sur pattes  ! Osons en frémir,en vibrer, en pâtir, en grandir  ! Que votre semaine soit belle, chargée d’énergie enmouvement, même assis dans un fauteuil moelleux  !]]></description>
	
	
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	<title>Du disco pour Jaja !</title>
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	<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Hier en atelier chant et danse-thérapie, j’ai été, une nouvelle fois, témoin de scènesde rêve. J’ai assisté à des moments magiques de lâcher-prise corporel de patients àbout de souffle ressuscités par la puissance de la musique. En Ehpad, sur unmorceau disco des années 70, Janine, qui crie dans les couloirs à qui veut bienl’entendre qu’elle veut être appelée de son surnom fétiche Jaja, que je trouve endébut d’atelier toute repliée sur des douleurs abdominales, a mis le feu dans la salle  !Mieux que Johnny je vous le dis  ! Au moment où je lance le morceau et enclenchemoi-même quelques mouvements, sobres en amplitude mais dynamiques etrythmés, je vois Jaja se déplier depuis le fond de son fauteuil, se dérouler, relever lebuste, le menton, tenir haut son visage comme allumé d’une énergie nouvelle, pétillerdes prunelles, sourire de toutes ses dents, et danser avec une détermination prochede la frénésie, assise oui, mais en mouvements de pied en cap, d’une façon toutsimplement fascinante  ! Cette musique pop, qui a je l’avoue dans son rythme un p’titcôté psychédélique, a littéralement appelé Jaja, l’a réveillée, rejointe au fond de sonrepli, a stimulé son réservoir énergétique avec une efficacité proche du miracle. Jajas’est relevée, s’est ouverte, s’est reconnectée à la source d’émotions positivesprofondes. On aurait dit que la sève jaillissait à nouveau, verticalisait Jaja, luiredonnant impulsion, envie, musculature, tonus, rire  ! Et Jaja n’était pas pour autantautarcique dans une bulle coupée du réel comme sous l’emprise de psychotropeshallucinogènes, non bien au contraire  ! Jaja incitait ses copains de groupe à entrerdans la danse  : Allez Simone, danse avec moi  ! Georgette, tu bouges  ? WouhouDenise, allez, danse, va-z-y  ! Elle était connectée en profondeur à son énergiepropre, au point d’en déborder, d’avoir besoin d’en faire profiter les copines, lesinviter à lâcher la vapeur, les embarquer dans sa joie. Et je peux vous assurer que saferveur, tellement belle et puissante, était radicalement contagieuse. Il a suffi d’uneimpulsion musicale, venue toucher dans le mille la sensibilité de Jaja, ce morceaudisco activant sûrement une mémoire émotionnelle hautement positive, pour activerle corps de Jaja avec une force fabuleuse, réveiller le désir abyssal de vie, et la fairecirculer dans le groupe comme une onde de choc  ! Nous thérapeutes, ne savons pasquel outil ira toucher au plus juste et au plus profond les mémoires de nos patients.Ce matin, c’est un morceau de Jazz, enveloppant comme du caramel chaud, qui estvenu embaumer le cœur d’une autre patiente, et l’a plongée dans un état deravissement totalement détendu. En atelier, on fait des choix oui, peu à peu mieuxciblés, à l’intuition et à l’observation, parce qu’on est à l’écoute, c’est notre boulot dethérapeute, mais on est bien conscients que ce qui advient en atelier dans lestréfonds psychiques, émotionnels et corporels de nos patients, nous échappe etnous invite à la contemplation, à une profonde humilité et à la gratitude. Merci Jaja  !!Si nous connaissons notre point sensible, celui qu’il est bon de nourrir à coups debelles musiques ou de douce voix Jazzy, qui vous fait décoller dans des dansesfrénétiques en vous donnant envie d’embarquer tous vos proches, plongeons -y sansretenue, sans bretelle et sans frein, car c’est la vie et elle est belle  !]]></description>
	
	
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	<title>La puissance d'un sourire !</title>
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	<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Ce matin, en atelier art-thérapie, atelier de chansons, de poésies, de danse libre, j’aiété éblouie par le sourire d’un patient Alzheimer, un sourire de lumière, un sourired’une clarté si profonde et si douce que j’ai été un instant comme en rêve, totalementinondée d’émotion. Certains instants de vie comme celui-là sont des allers-retours auciel, une trouée de paradis dans la nuit. Ces patients atteints de la maladied’Alzheimer souffrent des limites qui s’imposent, ils sont angoissés, perdus, épuisés,ils perdent la mémoire, les repères spatio-temporels, l’autonomie, le sommeil,l’appétit, du poids… Oui ils sont malades, mais avant tout et par-dessus tout, ils sont.Ils sont des êtres à l’existence riche et belle, douloureuse parfois mais passionnantesouvent, leur cœur est chargé d’un vécu unique à la profondeur insondable  : ils ontété charpentiers, experts, flics ou profs, ouvriers ou PDG, sportifs, artistes, ils ontaimé, donné, porté, traversé des mers et des déserts, ils sont riches d’émotionsmultiples, intenses, lourdes, vibrantes. Dans le sourire de cet homme ce matin, toutétait là  : sa vie entière, chargée d’amour, chargée de lumière, en un bloc, sans retoursur soi. Son sourire respirait l’amour, libre et large comme les ailes d’un aigle. Lesourire d’un enfant qui attend tout, qui espère tout et qui donne tout dans cetteattente  ! Radicalement pur, bouleversant. On était en fin d’atelier, embarquésensemble, le groupe de patients et moi, dans une gestuelle simple sur une musiquejoyeusement pepsi, après avoir poétisé, chanté, dialogué, ri aussi. Les barrières del’image, la retenue, l’inhibition légitime, les difficultés d’expression, ces limitesinhérentes à chacun et exacerbées par la maladie, avaient été traversées au fil del’heure, et dans un moment de danse libre, il y a eu ce sourire de paradis sur unvisage de conquérant, un sourire comme une éclaircie fulgurante, chargé de vieintense  ! Tellement fort  ! Au fond, être art-thérapeute, c’est être l’heureux réceptacledes merveilles que nous offrent nos patients, c’est vivre par eux des instants degrâce qui marquent le cœur durablement, c’est vibrer de leur lumière profonde. Ilsuffit pour ça de mettre à l’unisson nos cœurs d’enfants. Cet homme dans sonsourire ce matin a tout dit, tout donné, le plus beau, l’essentiel, ce qu’il est. Si nousavons des jambes et des bras, une mémoire vive, la langue bien pendue, desrepères stables, nous sommes chanceux, mais si nous nous offrons les uns auxautres des sourires aussi beaux que la lumière du soleil, comme celui qui m’aincendiée le cœur ce matin, alors nous sommes des rois  !]]></description>
	
	
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	<title>Le swing &#231;a rajeunit !</title>
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	<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Depuis plusieurs mois je lindy-hop  ! Je pratique cette danse swing ultra joyeuse. Nos profs, c’est un couple sur les pistes comme dans la vie, totalement embarqué ensemble dans la passion du swing, un couple à l’énergie contagieuse, toujours pêchu. Fabuleux ce métier  ! En cours, on alterne les moments d’observation de leurs démo, qui sont des vrais sketchs, et les moments d’application pratique dans la répète des passes burlesques. La plupart de ces p’tits exercices de lancers de guiboles, de kicks et de tournoiements, sont toniques voire carrément speeds. De temps en temps, entre 2 élans, j’aime bien observer les visages des autres, tous mes p’tits copains de danse dans le feu de l’action, qui swinguent sur le Jazz à tours de bras, qui oscillent, balancent, pivotent…Qu’est-ce que c’est drôle de voir les regards allumés, les sourires élargis, toutes les dents qui rigolent, les joues qui rebondissent, les pifs qui coulent, les fous rires incontrôlables. C’est drôle, c’est hautement joyeux,et c’est instructif. Instructif de capter ces visages au cœur d’un lâcher-prise emporté par la musique, embarqué dans un mouvement corporel plein d’endorphine  ! Sans le savoir, ils sont à cet instant d’expression gestuelle libre et large, en plein cœur d’un bienfait art-thérapeutique de groupe  : dans un cadre dédié, dans un environnement choisi, stimulés par le couple de profs, ils expérimentent le lâcher-prise émotionnel et corporel, l’oubli de soi dans l’ouverture et le partage, le grain de folie de l’enfant qui ose, la force de la vie  ! Quand on regarde avec soin ces visages absorbés par le plaisir de la danse, on ne voit pas des trentenaires ou des cinquantenaires apprentis swinguers, on voit des enfants dans un tour de manège, qui s’évadent en voyage à dos de licorne et de poney rose, une bande de gamins déchaînés qui s’éclatent en cadence, complètement béats de la vie. Libérés du sérieux, des attachés cases et des tableaux Excel, les attitudes et les visages rajeunissent sous l’effet du rythme, les plis se détendent, les têtes s’éclairent d’un nouveau soleil  : Mary Poppins descendrait du plafond sous son parapluie les pieds en canard au beau milieu du groupe, ça ne nous étonnerait pas  ! C’est Récré A2 er Croque vacances. Quand on se lance et qu’on se lâche sur une piste de danse, on offre à notre corps une parenthèse qui sous ses airs anodins, porte des fruits tout simplement thérapeutiques  : allègement, libération, resourcement, stimulation du réservoir d’émotions positives, conscience de l’énergie vitale. Le retour à l’enfance et au rêve génère des signes physiques visibles, le rajeunissement se lit sur la peau du visage, plus naturellement qu’un lifting cervico facial  ! Ondulons, virevoltons, oscillons, pivotons, notre corps en portera les effets, et s’il n’est plus l’heure pour lui de ce genre de récré, il est encore possible de s’évader en pensée depuis le fond de son canapé sur une bonne musique swing, et de laisser l’imaginaire galoper sur une licorne  !]]></description>
	
	
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	<title>La belle brume et ses gris !</title>
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	<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Je rentre d’une escapade bienfaisante dans mes îles de rêve, archipel protégé quiflotte sur les eaux de la Manche à mi-chemin entre la Bretagne et la Normandie.Qu’est-ce que c’est beau  ! Je reste fascinée depuis 50 ans par les lumièresprodigieusement changeantes de ce lieu magique. Les saisons y défilent sur unejournée, on se couche différent tous les soirs, rassasié de contemplation, shooté à lapureté de l’air iodé, le corps et l’âme tout vibrants de beau. Cette fois, la météo étaitbrumeuse, extraordinairement calme, pas un souffle, pas la moindre ride sur l’eau,une harmonie totale jusqu’à la confusion entre les gris de la mer et ceux du ciel, à enoublier la ligne d’horizon. Or, naturellement le regard, en tous cas le mien, cherchel’horizon pour s’y poser, pour s’y projeter. Je cherche le relief, les contrastes, lacouleur forte. Quand mer et ciel se fondent et se confondent, l’œil a moins à semettre sous la dent…Et je me disais, posée sur mon caillou les bras autour desgenoux, que de cette absence de contrastes émane une incroyable douceur, qui faitcocon enveloppant, cocon gris clair qui fait du bien, en lumière sobre, en humiditénutritive, en repos pour les sens. On parle de calme plat, pétole, mer d’huile, enbateau on n’avance pas d’un pouce. C’est le sur place, l’ennui, l’attente du zef,l’espoir d’un bon coup de vent. Mais pourquoi ai-je tellement besoin que ça bouge ettant de mal avec l’immobilité  ? Ai-je peur de rester momifiée et de mourir là  ? A monsens, oui, la peur du vide, du rien, du silence, relèvent d’une peur légitime viscéraleque tout nous échappe et s’arrête. Et c’est assez réaliste je crois d’approcher detemps en temps cette peur profondément humaine. Et si dans le même temps onessayait de goûter à la douceur de ces moments de brume ? Le mélangemélancolie/douceur est tout à fait possible. C’est exactement ce qu’on essaie devivre en atelier d’art-thérapie, la simplicité du sobre, du micro-mouvement en danse,du tout petit son en chant, et dans cette créativité archi simple, on laisse remonter lemélange d’émotions tristes et douces, le cocktail de peur et de joie d’être. Dans cettebrume, on est ensemble, thérapeute et patient, et toutes les météos sont bonnes,sont belles à accueillir  ! Les temps de brume sans horizon sont des occasionspropices à la plongée en soi, à la descente aux endroits qui ont besoin d’êtreenveloppés, d’être consolés. Quand le gris ambiant a tendance à nous jeter dans lalassitude et l’ennui, si on essayait d’attraper au passage la douceur de l’instant qui secache quelque part dans notre besace à émois  ? Anthracite, ardoise, argent, argile,acier, gris perle, grège, souris et tourterelle, la vie peut être belle sous toutes sesteintes de gris  !]]></description>
	
	
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	<title>Humour th&#233;rapeutique !</title>
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	<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Je suis profondément touchée de constater la force de l’humour en atelier art-thérapeutique au Centre d’Accueil Alzheimer où j’interviens. L’humour pratiqué avecet par des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade modéré, est undéclencheur de merveilles ! Dans un groupe de 8 à 10 patients, il suffit d’unepersonne qui manifeste un goût et une aisance pour la blague ou la clownerie pourcontaminer l’ensemble du groupe d’une manière hautement libératrice et apaisante.Il n’y a pas je pense, de moteur d’apaisement plus efficace que l’humour de l’un desmembres du groupe. Fragile au milieu des fragiles, cette personne qui ose desloufoqueries gestuelles et verbales, et qui rit elle-même de son audace et de saliberté d’expression, suscite l’intérêt, l’étonnement, l’admiration des autres, et bientôtprovoque l’envie d’oser à son tour, permet le lâcher-prise, et finalement le rire dugroupe tout entier  ! En danse-thérapie, ma patiente de 92 ans rit de lancer desgestes démesurément larges sur la musique swing. Elle illustre ses gestes dequalificatifs qu’elle clame sur un ton de monitrice et qui ajoutent à l’effet comique  :«  moulinage  !  » «  essoreuse à salade  !  » Plus elle rit de ses mimes, plus elle fait rire,plus l’énergie du groupe s’allège, se transforme, chacun osant alors se laisser aller àson tour à des exagérations exutoires. Comme il est bon et essentiel que nospatients se sentent libres d’être eux-mêmes dans toutes leurs dimensions  ! Libresd’exprimer autant qu’ils le peuvent, tristesse et angoisse, désarroi et désorientation,libres d’exprimer sans retenue leurs inspirations les plus insolites ! Quand la paroleest devenue difficile voire impossible, il est d’autant plus vital que le corps puissedire, s’étaler, se manifester, exagérer, inventer, s’exprimer en mouvements larges etamples, inhabituels. Lorsqu’un patient ose l’humour, il désamorce les inhibitionslatentes du groupe. L’humour est un passe-muraille, un brise-glace d’une forcelibératrice extraordinaire. L’humour sous ses formes multiples est une manière decommuniquer qui permet l’affirmation de soi, qui sociabilise, qui libère des tensions.C’est un moyen de défense face à l’angoisse, une distance face au tragique, uncontournement de la violence inhérente à la maladie. Il relie à l’autre, aux autres. Ilest porteur de messages lumineux qui ouvrent les voies et les vannes. Laissons-luilibre cours  !]]></description>
	
	
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	<title>Le saut, l&#226;cher-prise th&#233;rapeutique !</title>
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	<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Il y a quelques semaines, avec 2 vielles amies drôles et pleines d’idées farfelues, on s’est lancées dans une série de photos et vidéos pour un casting sur la sororité. On n’avait pas franchement la prétention de gagner, c’était surtout l’occas de débrider nos grains de folie et d’inventer des mises en scène complètement déjantées. Entre autres délires créatifs, on a passé une matinée entière à sauter en choeur main dans la main d’un p’tit muret au sol en essayant de capter nos envols au passage. Ça a donné une série de photos et vidéos tout à fait drolatiques, les cheveux à la verticale, nos bouilles de biais, les yeux écarquillés, nos robes sous le menton et les genoux entre les oreilles. Que c’est bon d’être un peu zinzins  ! Mine de rien, même pratiqué très humblement à toute petite hauteur, le saut a sur le corps des effets libérateurs tout à fait thérapeutiques C’est un instant de lâcher-prise corporel et émotionnel particulièrement efficace. On était très loin de l’intensité spécifique au saut en parachute en sautant à gorges déployées du haut de notre petit muret et pourtant, se propulser tout simplement en ouvrant les bras dans les airs est un instant de réel lâcher-prise corporel et psychique. Rebondir sur un trempoline, laisser librement aller le corps a des gestes intuitifs, bras, jambes, tête, libère des endorphines, contribue à réduire stress et anxiété, stimule la sérotonine donc améliore l’humeur et l’énergie. Les muscles sont sollicités, l’équilibre amélioré, l’agilité développée, le système cardio-vasculaire sollicité. Sauter, c’est s’évader par morceaux de secondes, c’est détendre le corps et la tête, c’est laisser sortir les réservoirs d’émotions positives et négatives. Mais sautons donc  ! Rebondissons  ! Le saut, voilà un moyen «  mine de rien  » tout à fait analogue au mine de rien art-thérapeutique  : le moyen est simple, accessible tant que l’état de notre corps nous le permet, et promet des bienfaits corporels et des libérations émotionnelles essentiels  ! Tant que nous le pouvons, sautons comme des moutons, bondissons comme des balles, cabriolons, cascadons, ricochons, le cœur ouvert comme des enfants, le corps déployé, les émotions lâchées.]]></description>
	
	
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	<title>Chantier art-th&#233;rapeutique !</title>
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	<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[[ Rediffusion ] [ Rediffusion ] En ce moment dans notre chaumière pas si vieille que ça, on fait des p’tits travaux de
rénovation, de relooking, pour donner à certaines pièces une énergie nouvelle, une
deuxième jeunesse. Au bout de 20 ans, les déco se fanent, les matériaux s’abîment,
on est lassés des murs blancs qui ont viré au jaune pipi, des robinets entartrés et des
linos qui cachent des carreaux moches. Alors, dans un élan dynamique motivé par
une envie d’esthétique, un besoin de lumière et d’un meilleur confort, un beau matin
on se décide, on empoigne burin, spatule, grattoir à joints, sacs à gravats et
balayette et on se lance plein de détermination dans la démolition de l’ancien. Et très
vite, ce chantier, aussi laborieux qu’il soit, plein d’imprévus, de contorsions
physiques, de plâtre jusqu’au fond des narines, nous apparait comme une
délivrance, parce que les choses avancent, elles nous résistent mais elles
progressent vers autre chose qui promet d’être plus agréable, plus satisfaisant, plus
adapté. Cette décision d’amorcer le travail, l’audace du premier coup de burin, est
l’amorce du changement. C’est l’analogue quand on décide d’entamer un travail
thérapeutique : la décision de prendre soin de son psychisme est l’amorce du
changement, d’un passage à autre chose, d’une libération émotionnelle. Décider
d’entrer en face à face avec notre matière intérieure, nos émotions, notre vécu, c’est
déjà une délivrance. Le mélange labeur/joie ressentis sur un chantier sans
prétention, est l’exact analogue de ce qui peut se passer dans le processus
thérapeutique : on est en chemin, avec peine, avec courage, avec résistance, mais le
fait même d’être en mouvement vers un nouvel état déclenche déjà en nous des
émotions positives. Le labeur en cours est déjà porteur d’une promesse, réveille
l’espoir d’un mieux-être. Quand je vois au fil des ateliers chant et danse-thérapie,
mes patients Alzheimer sortir peu à peu de leurs inhibitions et oser un tout petit geste
sur la musique, d’abord un pied, une jambe, puis une main, les bras, se lever, déplier
leur corps tout entier jusqu’à se laisser aller à des mouvements amples et rythmés, le
visage éclairé de fierté, je suis bouleversée ! Ils ont fait le choix de participer à ces
ateliers, ils sont en travail avec leur réalité, ils osent la constater, la regarder,
l’accueillir et s’y confronter par le biais de l’art. Ils sont en chantier, en travail
thérapeutique. L’art-thérapie leur offre des clés manifestes d’ouverture, de détente,
de libération corporelle et émotionnelle ! Notre existence est un chantier, plus ou
moins long, laborieux, douloureux, qui nous transforme et nous aboutit. On reste
fragile, on reste malade, oui, mais on est, quoi qu’il arrive, en chemin, pelles, truelles
et burins en mains !]]></description>
	
	
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	<title>De l'autre c&#244;t&#233; des nuages !</title>
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	<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Il nous est tous arrivé sans doute, à l’occasion d’un voyage exceptionnel, de coller notre pif contre le hublot de l’avion, pour contempler baba la couche crémeuse de nuages chantilly au-dessus de laquelle on plane dans l’immensité du bleu céleste. Etre assis là, dans nos petits fauteuils presque confortables, dans cet engin ailé qui nous promène à 10000 mètres au-dessus du niveau de la mer, c’est quand même surréaliste non  ? Extraordinaire d’être le spectateur de ce décor grandiose formé de gouttelettes d’eau et de cristaux de glace condensés en suspension dans l’air  ! Je suis fascinée par la lumière inouïe, médusée par les formes vivantes que prennent ces gros paquets moelleux, blancs éclatants éclairés par le soleil. Mais qu’est-ce que c’est beau  !  Mes nuages de prédilection, ce sont les cumulus congestus, ces nuages qui grossissent en bourgeonnant comme d’énormes choux-fleurs. Je peux passer la totalité du voyage à me perdre dans cet univers magique de moutons cotonneux aux contours improbables, à m’imaginer rebondir en saltos avant-arrière d’un monticule douillet à l’autre, à me laisser embarquer dans ce royaume du doux et du velouté. Je ne vole plus en avion, je voyage dans le monde souple et rond de nuages dodus à nez ronds, à dos bombés, à courbes ballonnées. Je suis ébahie, éberluée, ébaubie  ! Et je me dis tout en rêvant, tout en planant dans ce monde à part, voilà 2 visions tout à fait différentes d’une même réalité, selon qu’on se trouve sur la terre ou dans le ciel… Vu du dessus depuis le hublot de notre coucou, ces cumulus congestus bourgeonnants sont blancs purs, irradiants, éclaboussants de clarté et de lumière, alors que vus du dessous depuis la terre, ils sont gris sombres dans leurs bases, et apportent des averses de pluie, de neige, c’est beaucoup moins enthousiasmant  ! Voilà tout le principe du processus art-thérapeutique  : passer du sombre à la lumière comme en plein vol, de la vision du dessous à celle du dessus, en laissant l’imaginaire créatif nous embarquer, adopter une posture décalée, par le chant, la danse, les fables, prendre de la hauteur pour aborder les nœuds émotionnels douloureux et les traumas par un autre biais, celui du rêve, de la poésie, de l’imaginaire et de la créativité  ! Il est bon de passer du frontal à l’évasion, non pas pour oublier le réel, mais pour l’appréhender plus en douceur, et l’envelopper de nos âmes d’artistes.  Nous le savons les altocumulus floccus, les stratocumulus perlucidus, les nimbostratus ou les cirrostratus nebulosus, symboliques de nos émotions lourdes, ont leur face sombre et leur face éclairée  : être accompagnée c’est prendre de l’altitude pour aller respirer au zénith. Elle est pas belle la vie  ? Chargée en nuages peut-être, mais éclairée de la force de la lumière  !]]></description>
	
	
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	<title>Vive la m&#233;moire &#233;motionnelle !</title>
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	<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[J’aime écouter les récits des gens que je côtoie. J’aime leurs histoires, j’aime leurs vécus, j’aime leurs péripéties, et pourtant je constate avec désespoir et frustration qu’il m’arrive d’oublier le contenu de ce que l’un ou l’autre m’a confié. Là il me manque une date, un lieu, le nom d’une famille, le détail croustillant qui comptait pour la personne. En revanche, ce qui me reste de façon marquée, certaine et pérenne, c’est l’émotion associée au récit, et des détails physiques  : la clarté de ses yeux, la forme de son visage, la force de son sourire ou le tremblement de son menton, l’expression corporelle générale, crispée ou détendue, repliée ou ouverte…et cette mémoire là est profondément ancrée, colorée, durable. La mémoire émotionnelle, quel incroyable réservoir  ! Si on ne se considère ou ne se reconnait pas tous comme de grands émotifs, voire comme des hyper-émotifs, nous sommes tous pourtant des êtres d’émotions  ! On peut oublier le passé, jusqu’à perdre son nom, la mémoire émotionnelle elle est imparablement puissante et vivante. Au Centre d’accueil Alzheimer où j’interviens, les patients souffrent de ne plus se souvenir, de constater la fuite de leur mémoire factuelle. Mais quand en ateliers art-thérapie on sollicite leur mémoire émotionnelle par la musique aimée et reconnue, par une poésie, une fable apprises dans le plaisir, par des chansons associées à un vécu positif et joyeux, alors on vient toucher la part vivante et vibrante de la mémoire, on vient remuer le réservoir d’émotions, et c’est comme un fil d’or du passé au présent, et c’est un apaisement, une détente corporelle et psychique, un constat de Vie et c’est tellement important  !  En Unité Protégée, les patients ne sont plus en capacité de mémoriser un prénom, une date, un horaire. En revanche, ils se souviennent intuitivement, émotionnellement que certaines activités les apaisent et quand de semaines en semaines, vous débarquez chez eux, ils vous accueillent chaque fois en joie car ils ont associé votre venue à une fête et une détente bienfaisante.]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>L'&#233;cho th&#233;rapeutique !</title>
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	<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[J’ai une tendance, par gagatisme d’amour, à donner à mes proches des surnomsaffectueux et tout à fait loufoques  ! Cricri mimi, Malice cocotte, Tirlititi, Pascualiita,Ananas, Totoche, Milouche, Nancytronette, Daphnouille, Nat Nat et mat Mat, Juju,Miche codette et Marifi…Des surnoms tout sucrés installés dans les habitudesdepuis quasi toujours, et dont ni eux ni moi n’avons même plus vraiment conscience  !Donc, quand au volant, je nomme l’un ou l’autre à voix haute pour demander àl’assistance personnifiée de la voiture de déclencher le coup de fil, la voix de lavoiture, qui est très consciencieuse, s’assure de bien exécuter ma demande enrépétant systématiquement ma demande par cette phrase «  D’accord, j’appelleMiche codette  » «  D’accord, j’appelle Malice cocotte  » «  D’accord, j’appelle Tirlititi  »«  D’accord, j’appelle Totoche  ». Et je me marre alors en entendant ces nomsdélirants, je me demande qui a pu pondre des surnoms pareils, je m’étonne de cesappellations invraisemblables, et je réalise que c’est ma façon de nommer les gensque j’aime, de cette manière un peu drolatique et bizarre, et qui correspond vraimentj’avoue à la tendresse énorme que je ressens pour eux. La voix de la voiture estcomme un écho à cette émotion tendre, comme un miroir à cette affection profondeet viscérale qui me relie à chacun d’eux. Chaque fois me saute au cœur combienj’aime chacune de ces personnes, combien ces liens sont importants, combien mavie sans eux ne serait pas telle qu’elle est, belle et intensément riche de leur amour.Chaque fois au volant à l’écho de ces drôles de noms, je ris de la joie de ces liens.Lepouvoir de l’écho, la force du miroir, l’impact de la reformulation  ! C’est par ce moyenque l’art-thérapie vient provoquer des prises de conscience libératrices  ! Le retourdans nos oreilles de nos propres dires par la voix d’un autre, renvoyés mot pour mot,leur apportent un poids nouveau, les met en lumière et nous permet d’accéder à uneconscience plus profonde et plus fine du sens qu’ils ont pour nous. L’écho c’est lareformulation par le thérapeute OU par l’œuvre  : la création a ce but de renvoyer àl’auteur une partie de lui-même, d’être à la fois le réceptacle et le messager, lerévélateur des émotions présentes. Le face à face avec sa toile, son masque, sontexte, est un révélateur d’identité. Nous avons besoin de ces prises de consciencepour devenir plus pleinement qui nous sommes  ! Si dans un carrosse une voix quirépète des surnoms peut se faire l’écho de nos profondeurs, que dire de lapuissance de l’art-thérapie  ! Que votre semaine soit belle, toute résonnante d’échosqui en disent long sur l’essentiel  !]]></description>
	
	
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	<title>En draisienne, &#224; v&#233;lo, &#224; tricycle, en tandem ?</title>
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	<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Ha la joie de la pédalade  ! On m’a prêté récemment un ptit vélo électrique parfaitement adapté à mon mini format, grâce auquel je roule le pif et les oreilles au vent, le jour sous le soleil ou la nuit sous les étoiles. Qu’est ce que ça fait du bien de troquer son éternel carrosse à 4 roues pour circuler plus librement, le corps et le muscle en action, la pollution et les boulevards embouteillés en moins. J’ai bien conscience que je n’invente pas la poudre en m’exclamant sur le bienfait du vélo, que vous pratiquez sans doute tous les jours depuis belle lurette  ! Et tout en remontant du marché sur mon p’tit vélo bleu pétrole, la besace pleine de tomates et de poires de saison, je me disais «  cette assistance c’est exactement le principe de l’accompagnement thérapeutique  ». Ce qu’on ne peut pas ou qu’on ne peut plus faire seule, par incapacité, lassitude, saturation ou fragilité, devient à nouveau envisageable, accessible et réalisable grâce au soutien, à l’aide, à l’assistance, qui nous apporte ce supplément dont on a besoin, qui nous soutient les ailes, qui nous stimule notre réservoir à envies, qui fait renaître la notion de plaisir associé à l’effort  ! On n’est plus la désespéré fatigué abattu dans son canap qui se sent inapte à l’action et au cheminement, on est grâce au soutien, qui peut être minime ou important, de nouveau l’être en marche, étonné de se redécouvrir en forme, grisé de se reconnecter à son besoin de liberté et d’autonomie. Etre accompagné, c’est retrouver de l’autonomie, c’est réactiver son réservoir énergétique, corporel et psychique  ! Dans la vie comme à pédales, pour bon nombre d’entre nous, certains caps sont trop durs à passer seul, certains virages trop raides à prendre, certaines ascensions inenvisageables. L’assistance, l’accompagnement, ouvrent à nouveau tous les chemins, nous remettent en selle et nous font goûter de nouveau aux émotions positives, au plaisir, à la joie, à la ferveur, à la Vie  !]]></description>
	
	
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	<title>Claudette, le go&#251;t de la f&#234;te !</title>
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	<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[Depuis quelques mois, je retrouve ma p’tite patiente Claudette au centre d’accueilAlzheimer où j’interviens. Elle a bientôt 100 ans, et me touche, me fascine de sarésilience et de sa capacité à s’abandonner  !Quand j’arrive le matin, je la trouve systématiquement assise sur le même fauteuil,son grand sac à main marron rempli de trésors posé sur les genoux, qu’elleenveloppe fermement entre ses bras comme si elle abritait son chat, signe que sonsac est un repère important qui la sécurise et la rassure.Chaque matin, je me plante bien en face de son visage et je m’adresse à elle dansun bonjour personnalisé. Et chaque fois, elle me pose cette question rituelle avec savoix d’enfant qui chante comme une comptine : « Mais qu’est-ce qu’on fait là  ? Maisqu’est-ce qu’on va faire alors  ?  ».Et chaque matin, je fonds, car malgré son inquiétude, malgré son anxiété, elle mepose cette question avec un sourire descendu du ciel, un regard limpide comme unesource, son visage est si joli et doux. Elle me liquéfie le cœur, Claudette, et je metsau défi quiconque la croise sur son chemin de ne pas sentir monter en lui unetendresse intense.Elle est bouleversante Claudette parce qu’elle fait confiance alors qu’elle estanxieuse, elle s’abandonne alors qu’elle a perdu ses repères. Elle ne maîtrise rien etelle se laisse rassurer, envelopper dans ce lieu de bienveillance comme si ça allait desoi  ! Et mieux encore, si je lui dis «  Claudette, on va danser  », alors je vois s’ouvrir enelle un espace de bonheur, une étincelle. Danser, le mot magique qui met Claudetteen marche  !Alors qu’elle est aussi menue qu’un oiseau, elle se lève comme un ressort, dans sap’tite robe moderne, laisse son sac sur la chaise, trottine dans le couloir avec ladétermination d’une conquérante de l’espace, et me demande en riant si les autresviennent aussi.C’est parti, c’est le feu sur la piste  ! Claudette a 100 ans et elle danse sur Johnny lesyeux tout pétillants. Elle danse vraiment, elle rebondit, elle plie les genoux, ellebalance ses 2 bras, elle se donne, elle aime ça, elle dit «  vous pouvez mettre plusfort  ?  » Elle danse, balance, jusqu’au bout du morceau, et s’asseoit alors enfinheureuse, repue de lâcher-prise, comme une jeunette qui s’éclate à la boum avec sabande de cops.La danse-thérapie pour Claudette, c’est une évidence, c’est dans son ADN, c’estl’outil de ses rêves. Claudette n’a pas d’âge quand son corps spontanément bougesur le tempo, la maladie n’a plus de prise sur elle quand elle est emportée dans lajoie du mouvement. Les émotions positives repoussent l’état d’angoisse. Danser,c’est vivre, à toutes les heures  !Les amis, si vous ne sortez ni au bal ni en boite, dansez entre vos canapés autantque le cœur et le corps vous en disent, dès le p’tit déjeuner  ! Que votre semaine soitbelle, soulevée par le goût de la fête  !]]></description>
	
	
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	<item>
	
	<title>Rassembleur d'horizons !</title>
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	<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[En me baladant à pattes dans Toulouse, je passe parfois devant la FédérationFrançaise des Clubs Alpins et Montagne, dont la devanture, plutôt moche, me séduitpar ces 3 mots «  Rassembleur d’Horizons  ».J’aime ce qu’évoque ce p’tit paquet de mots  : rassembleur d’horizons. J’aime lapoésie de cette allégorie. Elle donne du souffle, de l’espace. A chaque fois que je larelis, que je la répète, que je la médite, j’ai l’âme qui s’évade et qui rêve, jem’embarque sans retenue dans un voyage intérieur de toutes saveurs pendant queje vais quelque part en marchant sur le bitume telle une citadine pleine d’obligationsqui doit assumer comme tout le monde le programme de ses journées.Je suis grisée par ce groupe de mots «  rassembleur d’horizons  ». Quelle bellemission, quelle fabuleuse idée, quel emballant projet  ! Rassembler nos horizons,c’est à dire faire venir au même endroit les lignes et les limites de nos vues où seconfondent le ciel et la terre, le ciel et la mer. Rassembler nos horizons c’estregrouper nos paysages les plus lointains, c’est relier en un point commun lescercles imaginaires dont nous sommes les centres et les observateurs. C’est voir loinjusqu’à la confusion et recentrer cette vue.En voilà une belle analogie du processus thérapeutique  ! Voir loin, voir jusqu’où noussommes dans la confusion, en prendre conscience, et grâce à ce travail de vérité, serassembler, se recentrer. C’est ce qu’on fait en atelier thérapeutique, on laisse par ladanse, par le son, par le chant, s’exprimer et se libérer les ressentis confus, ce qui apour effet de nous ramener à notre essentiel, à notre centre apaisé.]]></description>
	
	
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	<title>Wagon de r&#234;ve !</title>
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	<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
	
	
	<description><![CDATA[L’autre jour dans le train, la contrôleuse des billets avait une attitude tout à faitépatante. Elle irradiait d’un enthousiasme communicatif, réclamait les billets enchantant, adressait un merci personnalisé à chacun de nous, voyageurs de ce jour,en inventant des accents surprenants, sautillait gaiement vers le siège suivantcomme dans un jeu de marelle, entamait la discute avec l’un ou l’autre sur des sujetsmultiples en exprimant sa joie dans de grands éclats de voix et de rires. Incroyablecette femme, manifestement très épanouie dans son job, investie dans son rôle,engagée dans sa relation aux clients. Tellement agréable pour tout le monde  ! Ellecriait littéralement ses mercis enchanteurs en inventant des accents pas possiblesavec des appuis changeants d’une voyelle à l’autre : pour l’un c’était merciiiiiiii enarpège descendant comme une glissade en toboggan, pour l’autre meeeerci façonmouton qui bêle, pour le suivant mercê, mercê beaucoup, et puis elle pépiait merci,merci, merci, merci comme le ferait un oiseau sur une branche, puis prenait une voixde basse avec un air gravement sérieux merci bien, merci bien, tout en recto tono.Elle criait, et puis elle chuchotait, merchi merchi merchi merchi. Un sketch cettefemme à casquette  ! Un vrai grain de folie  ! Elle prenait tellement à cœur d’avoir avecchacun un échange sympathique et joyeux, cordial et drôle, original et personnel,qu’on attendait notre tour comme des gosses qui font la queue pour une photo avecle Père Noël  ! Tout le wagon jubilait de sa personnalité et de sa drôlerie. Impossiblede se laisser aller à nos humeurs de dogue dans une telle interaction, même lesvoyageurs les plus bourrus étaient en liesse. Contagieuse l’allégresse de cettefemme ! Elle dépassait le cadre de sa fonction de contrôle pour s’investir avec cœuret générosité dans des rapports humains, interpersonnels, apportant del’étonnement, de la détente, du sourire. Rien que du bon  ! Je me disais enl’observant béate que c’est dans une telle ambiance, chaleureuse, authentique quele thérapeute doit accueillir en atelier ses patients de tous âges. L’humour et la joiesont de formidables déclencheurs de lâcher-prise, de confiance, d’expression desémotions de toutes sortes. Un sourire est une fenêtre, une invitation à oser dire, oserexprimer, une attitude inattendue imbibée de liberté est un plateau en or sur lequel lepatient peut déposer ses peines. Ouvrir dès l’accueil un espace de lumière et deliberté dans lequel il fait bon se déposer, se laisser être, se sentir pris en main, prisen soin  ! Quenous soyons contrôleurs de billets, d’impôts ou de gestion, c’est dans notre étatd’ouverture, à soi, aux autres, que se joue notre bonheur. Que votre semaine soitbelle, pleine de mercis sur tous les tons  !]]></description>
	
	
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