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	<title>Radio Pr&#233;sence</title>
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	<description>La radio chr&#233;tienne du Midi Pyr&#233;n&#233;es</description>
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		<title>Radio Pr&#233;sence</title>
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		<title>Ang&#232;le mon &#233;toile filante !</title>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



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&lt;p&gt;[ Rediffusion ]&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


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		<title>Et si on embarquait pour ailleurs ?</title>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] A la gare Montparnasse il y a quelques semaines, nous &#233;tions toute une foule enapn&#233;e attendant qu'apparaissent sur les panneaux d'affichage le num&#233;ro de la voiepour chaque destination. Sacs entre les pattes, valises &#224; roulettes amarr&#233;es &#224; lahanche, ados &#224; capuches, jeunes pro &#224; costards, mamies &#224; chignon, couples envadrouille, nous &#233;tions des centaines les uns proches des autres, &#224; tenir nos t&#234;tes etnos regards fix&#233;s, pour ne pas dire h&#233;b&#233;t&#233;s, vers les signaux en hauteur, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH107/getid3-6462-2-a14fc.jpg?1783318807' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] A la gare Montparnasse il y a quelques semaines, nous &#233;tions toute une foule enapn&#233;e attendant qu'apparaissent sur les panneaux d'affichage le num&#233;ro de la voiepour chaque destination. Sacs entre les pattes, valises &#224; roulettes amarr&#233;es &#224; lahanche, ados &#224; capuches, jeunes pro &#224; costards, mamies &#224; chignon, couples envadrouille, nous &#233;tions des centaines les uns proches des autres, &#224; tenir nos t&#234;tes etnos regards fix&#233;s, pour ne pas dire h&#233;b&#233;t&#233;s, vers les signaux en hauteur, attendantl'annonce du num&#233;ro du quai comme on attend un &#233;v&#233;nement crucial. Il y avait danscet instant d'attente, un m&#233;lange d'excitation, d'impatience, une tension suspendue,rien n'existait plus pour chacun que ces &#233;crans couverts de chiffres et dedestinations. Il semblait &#224; nous observer que nos vies d&#233;pendaient toute enti&#232;re decette annonce, sans connexion entre les &#234;tres, chaque bulle &#233;tant parfaitementherm&#233;tique &#224; celle du voisin. D&#232;s l'apparition &#224; l'&#233;cran d'un num&#233;ro de voie, tout untas d'humains dispatch&#233;s dans la foule, comme sauv&#233;s de leur torpeur, s'agitaientaussit&#244;t, balan&#231;aient leurs sacs sur le dos, empoignaient leurs valises et sedirigeaient &#224; pas pr&#233;cipit&#233;s vers le quai indiqu&#233;, chaque voyageur dans son voyage,droit devant lui, sans d&#233;vier du programme. Etonnant ces centaines de viesparall&#232;les ! Imaginons un peu : que se passerait-il si comme une grosse farce lamachine bien huil&#233;e d&#233;raillait, si les voies indiqu&#233;es se m&#233;langeaient, nousembarquant chacun &#224; notre insu dans un tout autre train, pour une destinationabsolument impr&#233;vue ? Les voyageurs pour Cannes se retrouveraient &#224; Roubaix, lesBretons en cir&#233;s seraient emmen&#233;s &#224; Grenoble, les Bayonnais &#224; Limoges, lescitadins &#224; la campagne, les amoureux de grandes m&#233;tropoles dans le trou perdu dela France, rien ne roulerait comme il faut, ce serait l'embrouille total des aiguillages.Ce serait dr&#244;le ! Je suis convaincue qu'alors nous aurions l'instinct, le besoin d'entreren communication les uns avec autres, de partager nos questions, nos paniques, dev&#233;rifier si l'aventure foireuse concernait aussi notre voisin, de commenter la situationd&#233;lirante. Quand nous sommes d&#233;stabilis&#233;s, nous nous tournons spontan&#233;ment versl'autre, nous ressentons le besoin de sortir de notre solitude. L'inhabituel nouspousse &#224; l'ouverture, &#224; la co-d&#233;pendance amicale, &#224; chercher qui se trouve l&#224;, pr&#232;sde nous, &#224; entrer en contact et &#224; cr&#233;er du lien. L'inconfort et la fragilit&#233; nous obligent&#224; accepter une aide, &#224; cheminer ensemble, l'inconnu trouve une place ! C'est tout &#224;fait ce qui advient en atelier danse-th&#233;rapie : instant apr&#232;s instant, sans programmepr&#233;alable, les propositions inhabituelles de cr&#233;ativit&#233; invitent le patient &#224;s'abandonner. L'inconfort passager du d&#233;but envelopp&#233; avec soin par le th&#233;rapeuteconduit finalement le patient au l&#226;cher-prise bienfaisant. Sorti de sa routine et de sesrep&#232;res, le patient entre en lien avec les autres et se laisse pas &#224; pas embarquerdans une danse impr&#233;vue, un voyage inattendu source de joie et de lib&#233;rationprofonde ! Tous voyageurs ici-bas, profitons des erreurs d'aiguillages de nos viesd&#233;cousues pour r&#233;aliser et go&#251;ter combien nous avons besoin les uns des autres etcombien il est bon de relier nos vuln&#233;rabilit&#233;s !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le d&#233;foulement sans KO !</title>
		<link>https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/le-defoulement-sans-ko-125591</link>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



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&lt;p&gt;[ Rediffusion ] J'ai observ&#233; l'autre jour sur mon chemin un homme au c&#339;ur de son footing matinal. Vous&#234;tes peut-&#234;tre vous aussi de ceux qui ont besoin de courir avant de rejoindre leur bureau,leur r&#233;union, leur salle de cours. Courir c'est l&#226;cher, c'est respirer, c'est entretenir sa formephysique et psychique, c'est endurer, se muscler, progresser, se d&#233;passer, bref du sport pourla sant&#233;, du bon ! Cette fois la vision de cet homme dans son effort pour mettre un pieddevant l'autre, &#233;tait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH90/getid3-7208-2-45a37.jpg?1783059688' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] J'ai observ&#233; l'autre jour sur mon chemin un homme au c&#339;ur de son footing matinal. Vous&#234;tes peut-&#234;tre vous aussi de ceux qui ont besoin de courir avant de rejoindre leur bureau,leur r&#233;union, leur salle de cours. Courir c'est l&#226;cher, c'est respirer, c'est entretenir sa formephysique et psychique, c'est endurer, se muscler, progresser, se d&#233;passer, bref du sport pourla sant&#233;, du bon ! Cette fois la vision de cet homme dans son effort pour mettre un pieddevant l'autre, &#233;tait aussi &#233;mouvante qu'inqui&#233;tante, car il avait l'air totalement au bout deson souffle, il courait t&#234;te en avant, les lombaires courb&#233;es, bavant sur ses godasses,tra&#238;nant l'une apr&#232;s l'autre ses semelles sur le bitume dans un forcing supr&#234;me, les braspendouillant de droite et de gauche, le visage violet tout suant d'&#233;puisement. J'ai h&#233;sit&#233; uninstant &#224; lui demander s'il comptait tenir plus longtemps &#224; ce rythme, il donnait vraiment lesentiment qu'il allait sous peu s'affaler de tout son long. Je l'ai surveill&#233; quelques minutes letemps qu'il disparaisse au coin de la rue, puis suis rest&#233;e un temps songeuse, interloqu&#233;e parcette vision d'un jusqu'au boutisme forcen&#233;. La notion de d&#233;passement de soi a des limitesil me semble. Ce coureur extenu&#233; suscitait l'empathie, r&#233;veillait l'instinct de secourisme,d&#233;clenchait l'envie de l'inviter au spa reprendre des forces dans l'&#233;cume bienfaisante d'unjacuzzi bouillonnant en partageant une tasse bien rase de Redbull r&#233;confortant. Je me suisinterrog&#233;e : &#171; qu'est ce qui peut &#234;tre motivant &#224; ce point ? Au point de se mettre de sonplein gr&#233; dans un tel &#233;tat de surmenage ? &#187;. Quel est l'int&#233;r&#234;t de pousser son corps dans deslimites manifestement excessives, quel est le bien apport&#233; au corps et au psychisme ? Cethomme, d'&#226;ge m&#251;r, qui ne devait pas en &#234;tre &#224; son premier jogging, savait certainement enquoi cette exp&#233;rience lui &#233;tait b&#233;n&#233;fique. Peut-&#234;tre ressent-il apr&#232;s sa course la fiert&#233; d'avoirautant souffert, mais il n'emp&#234;che qu'&#224; le voir, je doute clairement qu'il il se soit fait du bien.M&#234;me si la danse-th&#233;rapie ne rel&#232;ve pas du m&#234;me domaine ni du m&#234;me objectif que ceuxd'un footing, j'ai eu pour ma part dans la vision de cet homme rompu l'antith&#232;se de l'&#233;tatd'esprit art-th&#233;rapeutique. En atelier danse- th&#233;rapie, le th&#233;rapeute n'entra&#238;ne jamais lepatient dans le d&#233;passement de soi par l'effort contraignant, mais il veille au contraire auconfort corporel du patient pour g&#233;n&#233;rer en lui d&#233;tente et rel&#226;che des tensions&#233;motionnelles et psychiques. Pas de challenge &#224; r&#233;aliser ni d'exploit &#224; accomplir, simplementl'&#233;coute et l'attention aux besoins de l'instant. Pas de volont&#233; de faire ou de faire mieux,mais l'acceptation douce, l'accueil et le respect des limites rencontr&#233;es. Si on entre enmouvement, c'est l'intuition qui est motrice, pas le muscle en effort. Si l'on danse, c'est lamusique qui porte et qui invite le corps, pas le mental qui d&#233;cide ou contr&#244;le. Il n'est pasquestion de suer dans des prouesses physiques, mais de permettre un l&#226;cher corporel etmental gr&#226;ce au plaisir de la cr&#233;ativit&#233; libre, du mouvement spontan&#233;. L'imaginaire et le r&#234;vesont convoqu&#233;s pour r&#233;veiller la part d'enfance, stimulant ainsi les r&#233;servoirs &#233;motionnelspositifs. Que nous soyons joggeurs fous ou experts en yoga, s'il y a exc&#232;s dans nos pratiquesphysiques, nous risquons de nous nuire plut&#244;t que de nous &#233;panouir, alors adoptons laplaisir-attitude qui fait tout simplement du bien au corps et au mental ! Dansons dans lesourire et la fluidit&#233;, sans nous retourner la rate ou nous d&#233;chirer les mollets ! Chouchoutonsnotre corps, il nous le rendra avec amour !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fragiles mais forts dans le train de la vie !</title>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Alors que je courais sur le quai pour attraper un train la semaine derni&#232;re, un couple bien plus rapideque moi me d&#233;passe par la droite, valises derri&#232;re, cannes en avant : deux personnes mal voyantescramponn&#233;es l'une &#224; l'autre, balayant le sol de leur canne blanche de gauche &#224; droite dans un grandgeste souple et large, avan&#231;aient &#224; grands pas synchronis&#233;s &#224; 50cm du bord du quai.Impressionnant !Assez effray&#233;e par la proximit&#233; du trou, je leur propose mon aide pour rejoindre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH86/getid3-5892-2-f4b41.jpg?1782972963' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Alors que je courais sur le quai pour attraper un train la semaine derni&#232;re, un couple bien plus rapideque moi me d&#233;passe par la droite, valises derri&#232;re, cannes en avant : deux personnes mal voyantescramponn&#233;es l'une &#224; l'autre, balayant le sol de leur canne blanche de gauche &#224; droite dans un grandgeste souple et large, avan&#231;aient &#224; grands pas synchronis&#233;s &#224; 50cm du bord du quai.Impressionnant !Assez effray&#233;e par la proximit&#233; du trou, je leur propose mon aide pour rejoindre le wagon, ils &#233;taientcomme moi tr&#232;s &#224; la bourre, et comment pouvaient ils rep&#233;rer le num&#233;ro des voitures ? Ils mer&#233;pondent en ch&#339;ur, &#171; non merci, on est autonomes ! &#187; et poursuivent leur course hallucinante.Quelques m&#232;tres plus loin, j'entends la m&#234;me proposition par un voyageur stup&#233;fait et empathique,et la m&#234;me r&#233;ponse d'une seule voix &#171; non merci, on a besoin de rien ! &#187;.Ils &#233;taient &#233;patants de d&#233;termination, de confiance et d'&#233;vidence ces 2 &#234;tres serr&#233;s l'un contrel'autre, dont la marche rapide, &#224; 4 jambes qui n'en faisaient que 2, d&#233;pendait enti&#232;rement des infosre&#231;ues par le bout de la canne. Quand ils touchaient de la canne une valise, une cheville ou le borddu quai, ils freinaient d'un coup sec, contournaient l&#233;g&#232;rement l'obstacle, et reprenaient leur course,plus d&#233;contract&#233;s que moi qui voyais o&#249; j'allais. Fascinant ! J'avais sous les yeux la sc&#232;ne de l'aveuglequi en guide un autre, et dont le handicap ne freine en rien la progression efficace et la belle &#233;nergie.Ils &#233;taient beaux tous les 2, abandonn&#233;s l'un contre l'autre, d&#233;termin&#233;s, audacieux l'un avec l'autre.Aucune peur, pas de r&#233;ticence, &#234;tre aussi speeds avait m&#234;me plut&#244;t l'air de les amuser et de lesstimuler, et ils n'attendaient r&#233;solument aucune aide, parfaitement libres dans leurs conditions.C'est avec leurs c&#339;urs unis qu'ils voyaient !Je me suis dit : voil&#224; un lumineux exemple de la force dans la fragilit&#233;, de la libert&#233; dans la limitesensible, de la confiance abandonn&#233;e et de la beaut&#233; de la coop&#233;ration entre 2 &#234;tres. Il semblait querien ne pouvait arr&#234;ter ces 2 l&#224;. Ensemble, ils allaient droit au but !Finalement, en art-th&#233;rapie c'est ce que vivent le th&#233;rapeute et le patient, qui forment un bin&#244;me defragiles pr&#234;ts &#224; en d&#233;coudre visant un but commun : cheminer, voyager, dans une confiancemutuelle ! Le th&#233;rapeute accompagne, mais n'y voit pas toujours plus clair, le patient s'abandonne etchemine, ouvre des horizons, se lib&#232;re de poids par le voyage qu'est toute cr&#233;ativit&#233; !Les amis, si nous sommes diminu&#233;s ou fragiles dans nos sens, par l'&#226;ge ou par le handicap, notreconfiance r&#233;ciproque nous donne des ailes pour aller loin ensemble ! Canne en avant, appareils auxoreilles, grands &#233;motifs, aussi limit&#233;s que nous soyons, nos fragilit&#233;s sont aussi des forces car ellesnous rendent uniques et nous obligent &#224; l'abandon. Sautons dans le train de la vie et voyageons telsque nous sommes ! Que votre semaine, soit belle, pleine d'horizons motivants !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un ange &#224; l'a&#233;roport !</title>
		<link>https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/un-ange-a-l-aeroport-125506</link>
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		<dc:date>2026-06-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



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&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Je passais un matin il y a peu le contr&#244;le &#224; l'a&#233;roport pour m'envoler vers ailleurs. Aucontr&#244;le, les gens, la plupart ce jour-l&#224; gens d'affaires tr&#232;s affair&#233;s, &#233;taient s&#233;rieux,press&#233;s, jetaient litt&#233;ralement leur valise sur le tapis et sortaient leurs ordis,t&#233;l&#233;phones, tablettes d'un geste machinal et habituel, retiraient leurs pompes &#224;talonnettes, leurs vestes et leurs ceintures, il faut que &#231;a passe, on n'a pas bcpd'avance, y a du boulot, y a des r&#233;unions en vue, le timing (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH100/getid3-6664-3-e0a41.jpg?1782886597' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Je passais un matin il y a peu le contr&#244;le &#224; l'a&#233;roport pour m'envoler vers ailleurs. Aucontr&#244;le, les gens, la plupart ce jour-l&#224; gens d'affaires tr&#232;s affair&#233;s, &#233;taient s&#233;rieux,press&#233;s, jetaient litt&#233;ralement leur valise sur le tapis et sortaient leurs ordis,t&#233;l&#233;phones, tablettes d'un geste machinal et habituel, retiraient leurs pompes &#224;talonnettes, leurs vestes et leurs ceintures, il faut que &#231;a passe, on n'a pas bcpd'avance, y a du boulot, y a des r&#233;unions en vue, le timing est serr&#233;. Une fois lecontr&#244;le pass&#233; et r&#233;ussi, tout le monde se resape, reboucle sa ceinture, r&#233;cup&#232;refissa sa valise noire et son sac &#224; ordi, et court vers la porte d'embarquement. Il y ades mails &#224; envoyer avant de monter dans l'avion, y a des calls &#224; pr&#233;parer, y a du tafmessieurs mesdames. J'observais ce remue-m&#233;nage avec autant d'admiration quede consternation. Quel courage ont ces travailleurs inlassables et en m&#234;me temps &#224;quoi rime tout ce d&#233;lire, press&#233; press&#233; toujours plus vite plus efficace. Pauvreshumains qui avons sans cesse 3 longueurs d'avance sur notre propre corps, quicourons derri&#232;re nos vies, &#224; grandes enjamb&#233;es de vols en meetings, nos &#233;cranspour seul horizon, un jus d'orange en vol sous la cravate aval&#233; sans le go&#251;ter,survolant sans le des reliefs fascinants et des &#233;tendues d'eau sal&#233;e magiques debeaut&#233; ! Perch&#233;e dans mes pens&#233;es, palp&#233;e les bras en croix par la contr&#244;leuse etson bip, me passe alors sous les jambes un p'tit bonhomme haut comme 2 pommes,3 ans peut &#234;tre, blond comme un &#233;pi de bl&#233;. Nos jambes lui servaient de ponts, nossacs au sol de haies, il virait de bord entre 2 contr&#244;leurs, reprenait de l'&#233;lan autourd'une jambe choisie au hasard et glissait sur le carrelage en riant aux &#233;clats de sajolie voix cristalline. On aurait dit un ange tout droit descendu des cieux venu nousfaire r&#233;aliser avec amour l'absurdit&#233; de nos comportements en nous faisant uned&#233;mo de la vraie vie. 2 mondes s'entrechoquaient : le monde grave et s&#233;rieux dubusiness qui court nuques fl&#233;chies sous la pression des meetings, et le monde l&#233;gerinsouciant de l'enfance qui court trombine ravie pour le bonheur de vivre. Il &#233;tait beauce p'tit bonhomme, imbib&#233; de joie lumineuse, fervent dans ses olympiadesimprovis&#233;es. Une vision divine ! Nous courb&#233;s sous le poids de la charge mentale, luifaisant &#224; toutes berzingues des courbes dans cet espace ultra organis&#233;soudainement d&#233;di&#233; au jeu et au plaisir. Merveilleux contraste ! Un v&#233;ritable appel &#224;la vie, &#224; la cr&#233;ativit&#233;, &#224; la libert&#233;, au sautillement et au rebond ! Cette sc&#232;ne est unetr&#232;s belle analogie de l'art-th&#233;rapie. Au beau milieu de la pression de nos viesmillim&#233;tr&#233;es, des contraintes quotidiennes de nos plannings charg&#233;s, del'encombrement de notre mental, l'art-th&#233;rapie offre un espace de r&#234;ve, de libert&#233;, derespiration, d'invention, d'insouciance ! Comme ce p'tit bonhomme blond, en atelierart-th&#233;rapeutique, on contourne un moment nos vies s&#233;rieuses pour rebondir commedes biches dans un champs, s'&#233;vader au gr&#233; de nos imaginaires, rire, l&#226;cher,chanter, danser, &#233;crire, vivre ! Nous ne passons plus de contr&#244;le de s&#233;curit&#233;, nousentrons dans la gratuit&#233;, et nous nous all&#233;geons ! Au prochain contr&#244;le d'a&#233;roport,puisse la vision de ce ch&#233;rubin sautillant nous embarquer dans la vraie vie, celle quivibre et r&#233;sonne et nous rappeler &#224; l'&#233;ternel enfance !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Elle est trop belle ta jupe ! &#187;</title>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



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&lt;p&gt;[ Rediffusion ] J'ai ador&#233; cette petite exclamation enthousiaste, toute charg&#233;e d'amour et d'humourque m'a lanc&#233;e l'autre jour une patiente centenaire en conclusion d'un atelier chant-th&#233;rapie, avec un gros clin d'&#339;il fr&#233;tillant. Depuis 1h on vibrait ensemble dechansons en m&#233;lodies, de swings en balancements de mentons, dans cette salled'Ehpad aux allures de cantine. Germaine, Augustine, Marie-Th&#233;r&#232;se, Bernadette,les yeux et le coin des l&#232;vres p&#233;tillants d'&#233;motions, s'&#233;taient laiss&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH84/getid3-5736-3-5d9e0.jpg?1782800375' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] J'ai ador&#233; cette petite exclamation enthousiaste, toute charg&#233;e d'amour et d'humourque m'a lanc&#233;e l'autre jour une patiente centenaire en conclusion d'un atelier chant-th&#233;rapie, avec un gros clin d'&#339;il fr&#233;tillant. Depuis 1h on vibrait ensemble dechansons en m&#233;lodies, de swings en balancements de mentons, dans cette salled'Ehpad aux allures de cantine. Germaine, Augustine, Marie-Th&#233;r&#232;se, Bernadette,les yeux et le coin des l&#232;vres p&#233;tillants d'&#233;motions, s'&#233;taient laiss&#233;es embarquer,reconnect&#233;es &#224; leurs 20 ans. Je suis tellement touch&#233;e de voir ces corps fragiles,menus, se d&#233;plier, se relever, se d&#233;ployer sous l'effet des chansons et musiquesreconnues, de voir ressusciter les &#233;motions v&#233;cues sur les pistes de bal de 1935 ! Jeprends toujours en fin d'atelier un temps face &#224; chacun, pour stimuler la verbalisationet l'expression des ressentis. &#171; La musique &#231;a m'apaise, j'aime danser, je me sensjeune, je savais pas que j'avais encore une voix &#187;&#8230;Cette fois, l'exclamationd'Huguette sortie de son c&#339;ur comme une &#233;vidente conclusion m'en a bouch&#233; uncoin ! &#171; Elle est trop belle ta jupe ! &#187; Ma jupe ? Quel rapport avec le chant, nos voix,ces rythmes ? Ma jupe honn&#234;tement concr&#232;tement n'avait en plus rien d'&#233;patant.Mais j'ai saisi dans ces mots d'Huguette lanc&#233;s comme une &#233;tincelle la larme &#224; l'&#339;ilet le sourire en coin, que ma jupe, ce bout de tissu, n'&#233;tait pas seulement l'objet desa joie, mais le pr&#233;texte &#224; cr&#233;er un lien entre nous 2, ma jupe comme un fil d'or entrenous : on se connait, je t'ai vue, on a des go&#251;ts communs, on est proches, ensembleon a tous les &#226;ges, pas 50 ou 100 ans, celui de l'&#233;ternit&#233;. Il &#233;tait clair que l'intention &#224;saisir derri&#232;re cette petite phrase de rien &#233;tait dense, profonde. A 100 ans plus quejamais ce ne sont pas les mots du dehors qui comptent, mais le message offert &#224;l'arri&#232;re de ces mots. Ta jupe est belle, c'est merci, c'est je t'aime, c'est reviens, c'estje veux vivre ce lien. Cette petite phrase sobre et lumineuse, c'est une &#233;tincelled'amour et de vie. Huguette a 100 ans, et c'est elle qui donne encore, c'est elle qui&#233;tonne, qui surprend. C'est elle qui a le mot de la fin, insolite, incisif, bref, jailli duc&#339;ur, charg&#233; du d&#233;sir de vivre et d'aimer. Elle est trop belle ta jupe ! Uneexclamation enfantine et libre, d&#233;riv&#233;e de la question, d&#233;passant l'attente, dr&#244;le etvivante ! Huguette dans cette conclusion nous a ramen&#233;es ensemble &#224; l'uniqueessentiel : le lien. Qu'importent les outils th&#233;rapeutiques, le chant, la gestuelle, lamusique, le pinceau, le nez de clown, qu'importe la mani&#232;re de vibrer, pourvu que lelien soit et nous saisisse &#224; l'endroit le plus vital, &#224; c&#339;ur et au c&#339;ur ! Nipp&#233;s&#233;l&#233;gamment ou bien frip&#233;s dans nos peignoirs, cultivons en tous moments nos liens,th&#233;rapeutiques, pro, amicaux, familiaux&#8230; Maintenant et jusqu'&#224; nos100 ans, ils sontnotre essentiel, notre ciel ici-bas !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le belle vie de balcon !</title>
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		<dc:date>2026-06-28T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



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&lt;p&gt;[ Rediffusion ] L'autre jour sur ma route, j'aper&#231;ois, accoud&#233;s main dans la main sur un balcon depremier &#233;tage, deux amoureux hilares. L'immeuble &#233;tait clairement moche, et ces 2l&#224; irradiaient la sc&#232;ne de leurs sourires b&#233;ats et donnaient au d&#233;cor un charme tout &#224;fait inesp&#233;r&#233;. On aurait dit Juliette et Rom&#233;o dans une version simplifi&#233;e nontragique. Le plus incroyable, c'est qu'ils avaient l'air de contempler ravis la parfaitemochet&#233; du quartier : une route truff&#233;e de bitume sur laquelle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH84/getid3-5426-3-bda86.jpg?1782713687' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] L'autre jour sur ma route, j'aper&#231;ois, accoud&#233;s main dans la main sur un balcon depremier &#233;tage, deux amoureux hilares. L'immeuble &#233;tait clairement moche, et ces 2l&#224; irradiaient la sc&#232;ne de leurs sourires b&#233;ats et donnaient au d&#233;cor un charme tout &#224;fait inesp&#233;r&#233;. On aurait dit Juliette et Rom&#233;o dans une version simplifi&#233;e nontragique. Le plus incroyable, c'est qu'ils avaient l'air de contempler ravis la parfaitemochet&#233; du quartier : une route truff&#233;e de bitume sur laquelle passait &#224; toutesberzingues une queue leu leu de bagnoles ultra bruyantes, pas de verdure maisquelques lampadaires en ciment et 2 horodateurs qui attendaient leur d&#251;, et un peuplus loin &#224; l'horizon, dans le prolongement de leurs regards &#233;bahis, une centrale&#233;lectrique pleine de fils, de volts et de pyl&#244;nes haute tension. Toute cette laideurenvironnante avait l'air de les inspirer profond&#233;ment, de les nourrir, de les comblerm&#234;me, au m&#234;me titre qu'un coucher de soleil ultra romantique sur l'Oc&#233;an iod&#233;. Alors&#231;a, j'ai &#233;t&#233; m&#233;dus&#233;e devant ce contraste improbable : 2 &#234;tres &#224; leur balcon, irradiantde bonheur en extase devant rien, pire devant du mochissime, les oreilles satur&#233;esde bruits de camions et le pif nourri aux gaz d'&#233;chappement. Quelque choseclairement m'&#233;chappait &#224; moi ! Comment peut-on avoir l'air si heureux dans de tellesconditions ? J'avais devant moi la preuve vivante qu'il est possible d'&#234;tre heureux entoutes conditions. Mais oui, &#224; partir du moment o&#249; l'on vit qq chose de bon, reli&#233; parle c&#339;ur &#224; un autre, la laideur et la nuisance du monde sont comme gomm&#233;es. Labulle solitaire ou commune que forment nos &#233;motions positives partag&#233;es nousprot&#232;ge des agressions externes. Ce petit couple &#233;tait prot&#233;g&#233; de l'excitationambiante par tout l'amour qui les reliait. Voil&#224; ce qu'il faut travailler et nourrir ! Nosbulles de bien-&#234;tre et de bonheur au balcon ! Et c'est exactement le but de l'art-th&#233;rapie : laisser un moment en suspens le stress ou le moche, pour s'hydrater par lechant, la danse, envelopper nos corps et nos psych&#233;s, nourrir le r&#233;servoir &#233;motionnelpositif, s'entraider dans cette qu&#234;te de ce qui nous fait profond&#233;ment du bien. L'art-th&#233;rapie c'est la belle vie de balcon, un espace suspendu dans l'instant pr&#233;sent, &#224;l'&#233;cart des agressions, un peu en hauteur. Du balcon, on voit, en entend, on sent cequi est laid, mais nourris en concentr&#233; de beau et de bon, ancr&#233;s ensemble dans lemeilleur, on n'est pas corrompus par les laideurs, le regard voit au-del&#224;. Enchantonsnotre vie de ce qui nous fait du bien, du beau du bon, puis mettons-nous au balcon,et de nos balustrades rayonnons sans le savoir de nos &#233;clats de joie, de lumi&#232;re etd'amour ! Que votre semaine soit bellement romantique !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rassembleur d'horizons !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



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&lt;p&gt;En me baladant &#224; pattes dans Toulouse, je passe parfois devant la F&#233;d&#233;ration Fran&#231;aise des Clubs Alpins et Montagne, dont la devanture, plut&#244;t moche, me s&#233;duit par ces 3 mots &#171; Rassembleur d'Horizons &#187;. J'aime ce qu'&#233;voque ce p'tit paquet de mots : rassembleur d'horizons. J'aime la po&#233;sie de cette all&#233;gorie. Elle donne du souffle, de l'espace. A chaque fois que je la relis, que je la r&#233;p&#232;te, que je la m&#233;dite, j'ai l'&#226;me qui s'&#233;vade et qui r&#234;ve, je m'embarque sans retenue dans un voyage (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH100/getid3-3264-720e4.jpg?1782154040' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En me baladant &#224; pattes dans Toulouse, je passe parfois devant la F&#233;d&#233;ration Fran&#231;aise des Clubs Alpins et Montagne, dont la devanture, plut&#244;t moche, me s&#233;duit par ces 3 mots &#171; Rassembleur d'Horizons &#187;. J'aime ce qu'&#233;voque ce p'tit paquet de mots : rassembleur d'horizons. J'aime la po&#233;sie de cette all&#233;gorie. Elle donne du souffle, de l'espace. A chaque fois que je la relis, que je la r&#233;p&#232;te, que je la m&#233;dite, j'ai l'&#226;me qui s'&#233;vade et qui r&#234;ve, je m'embarque sans retenue dans un voyage int&#233;rieur de toutes saveurs pendant que je vais quelque part en marchant sur le bitume telle une citadine pleine d'obligations qui doit assumer comme tout le monde le programme de ses journ&#233;es.Je suis gris&#233;e par ce groupe de mots &#171; rassembleur d'horizons &#187;. Quelle belle mission, quelle fabuleuse id&#233;e, quel emballant projet ! Rassembler nos horizons,c'est &#224; dire faire venir au m&#234;me endroit les lignes et les limites de nos vues o&#249; se confondent le ciel et la terre, le ciel et la mer. Rassembler nos horizons c'est regrouper nos paysages les plus lointains, c'est relier en un point commun les cercles imaginaires dont nous sommes les centres et les observateurs. C'est voir loin jusqu'&#224; la confusion et recentrer cette vue.En voil&#224; une belle analogie du processus th&#233;rapeutique ! Voir loin, voir jusqu'o&#249; nous sommes dans la confusion, en prendre conscience, et gr&#226;ce &#224; ce travail de v&#233;rit&#233;, se rassembler, se recentrer. C'est ce qu'on fait en atelier th&#233;rapeutique, on laisse par la danse, par le son, par le chant, s'exprimer et se lib&#233;rer les ressentis confus, ce qui a pour effet de nous ramener &#224; notre essentiel, &#224; notre centre apais&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ma clown Claudette</title>
		<link>https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/ma-clown-claudette-125064</link>
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		<dc:date>2026-06-14T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Certains humains sont des &#233;veilleurs de joie et de tendresse ! C'est le cas de Claudette qui chaque matin au centre Alzheimer o&#249; j'interviens, nous illumine l'humeur en atelier chant et danse-th&#233;rapie. Claudette a le charisme du clown, le don de faire rire, de rayonner de dr&#244;lesse, d'&#233;mouvoir et toucher par son attitude surprenante, totalement insolite. La maladie d'Alzheimer dont elle est atteinte n'a rien grignot&#233; de son talent comique, n'a rien entam&#233; de son rayonnement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH150/getid3-10-88-2-8c9ff.jpg?1781549529' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Certains humains sont des &#233;veilleurs de joie et de tendresse ! C'est le cas de&lt;br class='autobr' /&gt;
Claudette qui chaque matin au centre Alzheimer o&#249; j'interviens, nous illumine&lt;br class='autobr' /&gt;
l'humeur en atelier chant et danse-th&#233;rapie. Claudette a le charisme du clown, le don&lt;br class='autobr' /&gt;
de faire rire, de rayonner de dr&#244;lesse, d'&#233;mouvoir et toucher par son attitude&lt;br class='autobr' /&gt;
surprenante, totalement insolite. La maladie d'Alzheimer dont elle est atteinte n'a rien&lt;br class='autobr' /&gt;
grignot&#233; de son talent comique, n'a rien entam&#233; de son rayonnement joyeux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Claudette est dr&#244;le, elle le sait, elle en joue, elle pratique en toute conscience ce&lt;br class='autobr' /&gt;
talent rare tellement pr&#233;cieux. En qq minutes par sa gouaille et son &#233;nergie solaire,&lt;br class='autobr' /&gt;
elle insuffle &#224; tout le groupe &#233;tonnement, sourire, fou rire, et tisse au fil de ses&lt;br class='autobr' /&gt;
blagues des liens avec chacun. Haute comme 2 pommes, elle ne se d&#233;place dans&lt;br class='autobr' /&gt;
les couloirs d'une salle &#224; l'autre qu'en sautillant telle une balle de r&#233;cr&#233;. Elle attrape&lt;br class='autobr' /&gt;
au passage la main de l'un, le bras de l'autre, donne des grandes claques dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
dos, et se jette litt&#233;ralement sur la chaise en s'arc-boutant sur ses deux bras pour s'y&lt;br class='autobr' /&gt;
retrouver assise les jambes pendantes comme sur une balan&#231;oire. Install&#233;e, elle rit&lt;br class='autobr' /&gt;
de ne plus toucher le sol et se d&#233;crit comme une naine de jardin &#233;chapp&#233;e d'un&lt;br class='autobr' /&gt;
enclos, en prenant &#224; t&#233;moin tous les copains du groupe. Avec l'accent et le timbre&lt;br class='autobr' /&gt;
d'Arletty dans H&#244;tel du Nord, elle commente les faits et gestes de ses voisins,&lt;br class='autobr' /&gt;
cr&#251;ment mais tendrement, avec un tel aplomb rempli de spontan&#233;it&#233; qu'il est&lt;br class='autobr' /&gt;
impossible de ne pas pouffer. Chacun de ses gestes est un spectacle. Au moment o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
j'invite mes patients bien-aim&#233;s &#224; poser les pieds au sol et &#224; s'ancrer, elle glisse sur&lt;br class='autobr' /&gt;
la chaise de tout son long, s'affale les bras en croix la t&#234;te pos&#233;e sur le dossier, et&lt;br class='autobr' /&gt;
entame un show d'&#233;toile de mer en criant joyeusement &#171; R'gardez ! Je flotte ! &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Claudette dans le groupe n'en perd pas une miette, elle rep&#232;re chaque attitude,&lt;br class='autobr' /&gt;
chaque coup de mou, chaque lassitude, et mine de rien, elle s'adresse &#224; chacun, par&lt;br class='autobr' /&gt;
des remarques et des commentaires ultra cibl&#233;s. &#171; Dis donc Ren&#233; mon grand dadais,&lt;br class='autobr' /&gt;
remue donc tes guiboles, j'ai peur que tu prennes racine ! &#187; &#171; Dis donc, Simone, je&lt;br class='autobr' /&gt;
vois ta glotte quand tu bailles, allez du nerf, c'est bient&#244;t l'ap&#233;ro ! &#187; &#171; Dis donc, toi &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
droite, je te filerais bien un coup d'main pour swinguer dans le bon rythme, allez huue&lt;br class='autobr' /&gt;
tu l'auras ta m&#233;daille ! &#187; Loin de g&#233;n&#233;rer une quelconque g&#234;ne, elle fait du bien&lt;br class='autobr' /&gt;
parce qu'elle donne de l'&#233;lan, elle surprend, elle fait rire, elle est attentive &#224; chacun &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
sa mani&#232;re toute singuli&#232;re et p&#233;tillante. Claudette a trouv&#233; sa place dans le groupe,&lt;br class='autobr' /&gt;
avec cette authenticit&#233; presque excentrique. Cette dr&#244;lerie qu'elle d&#233;ploie et qu'elle&lt;br class='autobr' /&gt;
offre c'est une libert&#233; d'&#234;tre, une audace d'&#234;tre soi, plus profonde que toute maladie&lt;br class='autobr' /&gt;
et toute fragilit&#233;, et cette libert&#233; se diffuse dans le groupe comme un courant&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;g&#233;n&#233;ratif. L'art d'&#234;tre dr&#244;le au-del&#224; de la maladie, l'art d'&#234;tre soi au-del&#224; de l'art&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#234;tre dr&#244;le. Que nous soyons dou&#233;s d'humour comme Claudette ou sensibles &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'humour, dans l'un et l'autre cas, nous sommes acteurs de Vie. Que votre semaine&lt;br class='autobr' /&gt;
soit dr&#244;lement belle !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Wagon de r&#234;ve !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'autre jour dans le train, la contr&#244;leuse des billets avait une attitude tout &#224; fait&#233;patante. Elle irradiait d'un enthousiasme communicatif, r&#233;clamait les billets enchantant, adressait un merci personnalis&#233; &#224; chacun de nous, voyageurs de ce jour,en inventant des accents surprenants, sautillait gaiement vers le si&#232;ge suivantcomme dans un jeu de marelle, entamait la discute avec l'un ou l'autre sur des sujetsmultiples en exprimant sa joie dans de grands &#233;clats de voix et de rires. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH104/getid3-5550-c03c5.jpg?1780944756' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'autre jour dans le train, la contr&#244;leuse des billets avait une attitude tout &#224; fait&#233;patante. Elle irradiait d'un enthousiasme communicatif, r&#233;clamait les billets enchantant, adressait un merci personnalis&#233; &#224; chacun de nous, voyageurs de ce jour,en inventant des accents surprenants, sautillait gaiement vers le si&#232;ge suivantcomme dans un jeu de marelle, entamait la discute avec l'un ou l'autre sur des sujetsmultiples en exprimant sa joie dans de grands &#233;clats de voix et de rires. Incroyablecette femme, manifestement tr&#232;s &#233;panouie dans son job, investie dans son r&#244;le,engag&#233;e dans sa relation aux clients. Tellement agr&#233;able pour tout le monde ! Ellecriait litt&#233;ralement ses mercis enchanteurs en inventant des accents pas possiblesavec des appuis changeants d'une voyelle &#224; l'autre : pour l'un c'&#233;tait merciiiiiiii enarp&#232;ge descendant comme une glissade en toboggan, pour l'autre meeeerci fa&#231;onmouton qui b&#234;le, pour le suivant merc&#234;, merc&#234; beaucoup, et puis elle p&#233;piait merci,merci, merci, merci comme le ferait un oiseau sur une branche, puis prenait une voixde basse avec un air gravement s&#233;rieux merci bien, merci bien, tout en recto tono.Elle criait, et puis elle chuchotait, merchi merchi merchi merchi. Un sketch cettefemme &#224; casquette ! Un vrai grain de folie ! Elle prenait tellement &#224; c&#339;ur d'avoir avecchacun un &#233;change sympathique et joyeux, cordial et dr&#244;le, original et personnel,qu'on attendait notre tour comme des gosses qui font la queue pour une photo avecle P&#232;re No&#235;l ! Tout le wagon jubilait de sa personnalit&#233; et de sa dr&#244;lerie. Impossiblede se laisser aller &#224; nos humeurs de dogue dans une telle interaction, m&#234;me lesvoyageurs les plus bourrus &#233;taient en liesse. Contagieuse l'all&#233;gresse de cettefemme ! Elle d&#233;passait le cadre de sa fonction de contr&#244;le pour s'investir avec c&#339;uret g&#233;n&#233;rosit&#233; dans des rapports humains, interpersonnels, apportant del'&#233;tonnement, de la d&#233;tente, du sourire. Rien que du bon ! Je me disais enl'observant b&#233;ate que c'est dans une telle ambiance, chaleureuse, authentique quele th&#233;rapeute doit accueillir en atelier ses patients de tous &#226;ges. L'humour et la joiesont de formidables d&#233;clencheurs de l&#226;cher-prise, de confiance, d'expression des&#233;motions de toutes sortes. Un sourire est une fen&#234;tre, une invitation &#224; oser dire, oserexprimer, une attitude inattendue imbib&#233;e de libert&#233; est un plateau en or sur lequel lepatient peut d&#233;poser ses peines. Ouvrir d&#232;s l'accueil un espace de lumi&#232;re et delibert&#233; dans lequel il fait bon se d&#233;poser, se laisser &#234;tre, se sentir pris en main, prisen soin ! Quenous soyons contr&#244;leurs de billets, d'imp&#244;ts ou de gestion, c'est dans notre &#233;tatd'ouverture, &#224; soi, aux autres, que se joue notre bonheur. Que votre semaine soitbelle, pleine de mercis sur tous les tons !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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