Le jeu du matin

La messe ? Que se passe-t-il quand nous y allons ? Quels sont ces mystères que nous célébrons à chaque eucharistie ? Que veulent dire ces gestes si simples qui ponctuent nos liturgies ?
Quel contraste saisissant entre la pauvreté de certaines de nos célébrations, comme celle qui a vu la mort
du père Hamel, un lundi de juillet, et l’extraordinaire qui s’y dévoile. Car là se joue rien de moins que le salut
du monde. L’eucharistie, comme récapitulation de la vie la plus ordinaire des croyants est le lieu où nous sommes configurés au Christ, et où, par la grâce de ceux qui sont là, la création tout entière est achevée en Christ, incarné, crucifié, ressuscité.
Nous n’allons pas à la messe pour nous-mêmes, mais pour les autres. L’Eucharistie déprivatise la vie spirituelle
 : elle n’existe que pour se déployer dans notre vie ordinaire, en nous invitant à vivre ce que nous avons
célébré. À notre tour de vivre une vie qui dit merci, un sacrifice d’action de grâce et de dire à nos proches : « Ceci est mon corps, livré pour vous. »
Religieuse dominicaine, et médecin en milieu carcéral, Anne Lécu enquête sur le secret, la transparence et le respect de la personne depuis plusieurs années.

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