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	<title>Radio Pr&#233;sence</title>
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	<description>La radio chr&#233;tienne du Midi Pyr&#233;n&#233;es</description>
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		<title>Radio Pr&#233;sence</title>
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		<title>Rassembleur d'horizons !</title>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] En me baladant &#224; pattes dans Toulouse, je passe parfois devant la F&#233;d&#233;ration Fran&#231;aise des Clubs Alpins et Montagne, dont la devanture, plut&#244;t moche, me s&#233;duit par ces 3 mots &#171; Rassembleur d'Horizons &#187;. J'aime ce qu'&#233;voque ce p'tit paquet de mots : rassembleur d'horizons. J'aime la po&#233;sie de cette all&#233;gorie. Elle donne du souffle, de l'espace. A chaque fois que je la relis, que je la r&#233;p&#232;te, que je la m&#233;dite, j'ai l'&#226;me qui s'&#233;vade et qui r&#234;ve, je m'embarque sans retenue dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] En me baladant &#224; pattes dans Toulouse, je passe parfois devant la F&#233;d&#233;ration Fran&#231;aise des Clubs Alpins et Montagne, dont la devanture, plut&#244;t moche, me s&#233;duit par ces 3 mots &#171; Rassembleur d'Horizons &#187;. J'aime ce qu'&#233;voque ce p'tit paquet de mots : rassembleur d'horizons. J'aime la po&#233;sie de cette all&#233;gorie. Elle donne du souffle, de l'espace. A chaque fois que je la relis, que je la r&#233;p&#232;te, que je la m&#233;dite, j'ai l'&#226;me qui s'&#233;vade et qui r&#234;ve, je m'embarque sans retenue dans un voyage int&#233;rieur de toutes saveurs pendant que je vais quelque part en marchant sur le bitume telle une citadine pleine d'obligations qui doit assumer comme tout le monde le programme de ses journ&#233;es.Je suis gris&#233;e par ce groupe de mots &#171; rassembleur d'horizons &#187;. Quelle belle mission, quelle fabuleuse id&#233;e, quel emballant projet ! Rassembler nos horizons,c'est &#224; dire faire venir au m&#234;me endroit les lignes et les limites de nos vues o&#249; se confondent le ciel et la terre, le ciel et la mer. Rassembler nos horizons c'est regrouper nos paysages les plus lointains, c'est relier en un point commun les cercles imaginaires dont nous sommes les centres et les observateurs. C'est voir loin jusqu'&#224; la confusion et recentrer cette vue.En voil&#224; une belle analogie du processus th&#233;rapeutique ! Voir loin, voir jusqu'o&#249; nous sommes dans la confusion, en prendre conscience, et gr&#226;ce &#224; ce travail de v&#233;rit&#233;, se rassembler, se recentrer. C'est ce qu'on fait en atelier th&#233;rapeutique, on laisse par la danse, par le son, par le chant, s'exprimer et se lib&#233;rer les ressentis confus, ce qui a pour effet de nous ramener &#224; notre essentiel, &#224; notre centre apais&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Wagon de r&#234;ve !</title>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] L'autre jour dans le train, la contr&#244;leuse des billets avait une attitude tout &#224; fait&#233;patante. Elle irradiait d'un enthousiasme communicatif, r&#233;clamait les billets enchantant, adressait un merci personnalis&#233; &#224; chacun de nous, voyageurs de ce jour,en inventant des accents surprenants, sautillait gaiement vers le si&#232;ge suivantcomme dans un jeu de marelle, entamait la discute avec l'un ou l'autre sur des sujetsmultiples en exprimant sa joie dans de grands &#233;clats de voix et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH104/getid3-5550-2-af630.jpg?1786342737' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] L'autre jour dans le train, la contr&#244;leuse des billets avait une attitude tout &#224; fait&#233;patante. Elle irradiait d'un enthousiasme communicatif, r&#233;clamait les billets enchantant, adressait un merci personnalis&#233; &#224; chacun de nous, voyageurs de ce jour,en inventant des accents surprenants, sautillait gaiement vers le si&#232;ge suivantcomme dans un jeu de marelle, entamait la discute avec l'un ou l'autre sur des sujetsmultiples en exprimant sa joie dans de grands &#233;clats de voix et de rires. Incroyablecette femme, manifestement tr&#232;s &#233;panouie dans son job, investie dans son r&#244;le,engag&#233;e dans sa relation aux clients. Tellement agr&#233;able pour tout le monde ! Ellecriait litt&#233;ralement ses mercis enchanteurs en inventant des accents pas possiblesavec des appuis changeants d'une voyelle &#224; l'autre : pour l'un c'&#233;tait merciiiiiiii enarp&#232;ge descendant comme une glissade en toboggan, pour l'autre meeeerci fa&#231;onmouton qui b&#234;le, pour le suivant merc&#234;, merc&#234; beaucoup, et puis elle p&#233;piait merci,merci, merci, merci comme le ferait un oiseau sur une branche, puis prenait une voixde basse avec un air gravement s&#233;rieux merci bien, merci bien, tout en recto tono.Elle criait, et puis elle chuchotait, merchi merchi merchi merchi. Un sketch cettefemme &#224; casquette ! Un vrai grain de folie ! Elle prenait tellement &#224; c&#339;ur d'avoir avecchacun un &#233;change sympathique et joyeux, cordial et dr&#244;le, original et personnel,qu'on attendait notre tour comme des gosses qui font la queue pour une photo avecle P&#232;re No&#235;l ! Tout le wagon jubilait de sa personnalit&#233; et de sa dr&#244;lerie. Impossiblede se laisser aller &#224; nos humeurs de dogue dans une telle interaction, m&#234;me lesvoyageurs les plus bourrus &#233;taient en liesse. Contagieuse l'all&#233;gresse de cettefemme ! Elle d&#233;passait le cadre de sa fonction de contr&#244;le pour s'investir avec c&#339;uret g&#233;n&#233;rosit&#233; dans des rapports humains, interpersonnels, apportant del'&#233;tonnement, de la d&#233;tente, du sourire. Rien que du bon ! Je me disais enl'observant b&#233;ate que c'est dans une telle ambiance, chaleureuse, authentique quele th&#233;rapeute doit accueillir en atelier ses patients de tous &#226;ges. L'humour et la joiesont de formidables d&#233;clencheurs de l&#226;cher-prise, de confiance, d'expression des&#233;motions de toutes sortes. Un sourire est une fen&#234;tre, une invitation &#224; oser dire, oserexprimer, une attitude inattendue imbib&#233;e de libert&#233; est un plateau en or sur lequel lepatient peut d&#233;poser ses peines. Ouvrir d&#232;s l'accueil un espace de lumi&#232;re et delibert&#233; dans lequel il fait bon se d&#233;poser, se laisser &#234;tre, se sentir pris en main, prisen soin ! Quenous soyons contr&#244;leurs de billets, d'imp&#244;ts ou de gestion, c'est dans notre &#233;tatd'ouverture, &#224; soi, aux autres, que se joue notre bonheur. Que votre semaine soitbelle, pleine de mercis sur tous les tons !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Prises de hauteur !</title>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] L'autre jour, mon fiston Parisien m'envoyait des photos depuis la salle d'escalade o&#249;il va r&#233;guli&#232;rement grimper. L'une d'elle donne une vue totale du mur depuis le soljusqu'en haut couvert de ces dizaines de prises multicolores aux formes multiples.Marrant ce patchwork de formes et de couleurs diss&#233;min&#233;es comme sur une grandetoile, on dirait une oeuvre d'art abstrait de Richter.On imagine tr&#232;s bien un artiste fougueux projeter sur le mur tout ce qui lui vient sousla main (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH100/getid3-6154-2-d1187.jpg?1786083515' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] L'autre jour, mon fiston Parisien m'envoyait des photos depuis la salle d'escalade o&#249;il va r&#233;guli&#232;rement grimper. L'une d'elle donne une vue totale du mur depuis le soljusqu'en haut couvert de ces dizaines de prises multicolores aux formes multiples.Marrant ce patchwork de formes et de couleurs diss&#233;min&#233;es comme sur une grandetoile, on dirait une oeuvre d'art abstrait de Richter.On imagine tr&#232;s bien un artiste fougueux projeter sur le mur tout ce qui lui vient sousla main dans des &#233;lans passionn&#233;s et anarchiques : des pav&#233;s de peinture verte, desgrosses gouttes bleues &#224; coups de pinceaux par les 2 bras, des vieux cendriers griscollants de nicotine, des moules &#224; gaufres oranges, des peaux de banane, des fritesde patate douce, des oreillettes et des tomates cerises, des ballons crev&#233;s, des pifsde clown, des malabars, des gommes, des prot&#232;ge-genoux et du r&#233;glisse fondu. Ler&#233;sultat donnerait ce joyeux fatras contemporain de formes color&#233;es &#233;tal&#233;es en toussens sans logique. Et alors il n'y aurait qu'&#224; grimper sur la toile en s'amusant &#224; saisirun relief ou l'autre pour progresser sur l'&#339;uvre tel un Spider-Man !Et je me disais en observant cette photo-toile originale de mon fiston, que ce mur mefaisait penser &#224; notre mani&#232;re de progresser dans l'existence, d'une prise &#224; l'autre,tant bien que mal, cramponn&#233;s comme on peut, pifs et faces contre la paroi, fragileset d&#233;termin&#233;s. Une belle analogie du processus th&#233;rapeutique, dans lequel ontatonne, on cherche, on r&#233;fl&#233;chit, on se hisse, on tombe, on essaie, on s'accroche,on recommence. Comme en escalade on d&#233;veloppe en th&#233;rapie une confiance dansses ressources, une souplesse psychique, une agilit&#233;, une endurance &#233;motionnelle.Comme en escalade on affine la capacit&#233; &#224; d&#233;crypter, &#224; comprendre les prises, et lescrises, &#224; rep&#233;rer les soutiens &#224; saisir, reconna&#238;tre nos besoins, &#224; anticiper nos &#233;tatslimites. Comme en escalade, la th&#233;rapie n&#233;cessite de se focaliser avec pr&#233;cision surla mani&#232;re optimale de placer nos pieds avant de charger le poids de notre corps surnos appuis. C'est le pas &#224; pas, le cheminement accompagn&#233;, saisir les aides, lesmoyens pour avancer avec patience, &#224; notre juste rythme, avec prudence.Et peu &#224; peu, le stress traumatique se r&#233;duit, la conscience psychique et corporellegrandit. Prise apr&#232;s prise, de conscience, on trouve l'&#233;quilibre, la fluidit&#233;, on vise lehaut, on prend du recul, on a moins peur du vide.Oui, en th&#233;rapie comme en escalade, on se retrouve dans des postures improbables,le pied droit au-dessus de la t&#234;te, la gauche allong&#233;e &#224; angle droit, les jambes engrenouille, les bras en &#233;querre, la t&#234;te en bas, les biceps pendus, le corps flottant au-dessus du vide cramponn&#233; &#224; deux doigts, en pont, en boule, en extension. C'est lavie qui prend formes !Les amis, on n'est pas tous Alex Honnold, mais chacune de nos vies est comme unmur couvert de prises, de conscience, de risque, de t&#234;te, de sang, de son, decourant, de poids, de bec, et finalement de hauteur, de recul, de lumi&#232;re !Que votre semaine soit belle, comme une ascension prise &#224; bras le c&#339;ur !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bulle bienfaisante ou isolement ?</title>
		<link>http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/bulle-bienfaisante-ou-isolement-126604</link>
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		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Dans les rues, les trajets, les rames de m&#233;tro, on se retrouve tr&#232;s fr&#233;quemmentvoisin d'un humain casqu&#233; ou bard&#233; d'oreillettes bien cal&#233;es sur les tympans, quiondule en marchant sur un tempo qu'on n'entend pas, qui claque des doigts avecdes airs inspir&#233;s sur des rythmes qui nous &#233;chappent, qui parfois m&#234;me marmonnentdes notes sur des m&#233;lodies qui ont l'air emballantes. J'aime bien observer ces fr&#232;reshumains qui nous c&#244;toient par ci par l&#224; tout en restant prot&#233;g&#233;s du r&#233;el, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH84/getid3-5702-2-bb715.jpg?1785997209' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Dans les rues, les trajets, les rames de m&#233;tro, on se retrouve tr&#232;s fr&#233;quemmentvoisin d'un humain casqu&#233; ou bard&#233; d'oreillettes bien cal&#233;es sur les tympans, quiondule en marchant sur un tempo qu'on n'entend pas, qui claque des doigts avecdes airs inspir&#233;s sur des rythmes qui nous &#233;chappent, qui parfois m&#234;me marmonnentdes notes sur des m&#233;lodies qui ont l'air emballantes. J'aime bien observer ces fr&#232;reshumains qui nous c&#244;toient par ci par l&#224; tout en restant prot&#233;g&#233;s du r&#233;el, abrit&#233;s dansleurs bulles sonores.Le contraste est &#233;tonnant, entre leur pr&#233;sence corporelle particuli&#232;rement visible carils bougent avec une ferveur qu'on n'a pas sans musique, trottinent en dansant, sed&#233;hanchent en balan&#231;ant de la t&#234;te, &#224; c&#244;t&#233; de nous qui marchons tout bonnement,sans geste ni mouvement sp&#233;cialement expressif, et leur absence partielle ou totaleau r&#233;el.L'autre jour, une jeune femme faisait des longueurs &#233;patantes sur le quai enattendant le m&#233;tro, elle dansait quasi comme dans une salle de gala. Elle levait hautun genou puis l'autre, penchait le buste en &#233;talant les bras, swinguait &#224; fond, clapaitdes mains en se repliant en 2, regardait le plafond, claquait de la langue, rasait le pifdes voyageurs amus&#233;s sans du tout r&#233;aliser qu'elle &#233;tait observ&#233;e de tous les c&#244;t&#233;s.Elle &#233;tait &#224; fond dans son trip, herm&#233;tique au reste du monde. Elle prenait sonespace, &#233;voluait dans sa bulle, sans interaction avec le reste des humains pr&#233;sents.Elle s'exprimait, pour elle seule, sans conscience apparente d'&#234;tre au milieu desautres. Elle vivait son moment &#224; elle, l'incarnait sans complexe, sans aucuneattention au cadre environnant. C'&#233;tait joli, touchant, et &#224; la fois cette absence totalede contact avec le monde r&#233;el r&#233;v&#233;lait une fragilit&#233;, une douleur. J'avais envie de laraccorder &#224; nos pr&#233;sences, de lui dire &#171; danse, lib&#232;re-toi, mais oui quelle belle id&#233;e,mais console toi aussi d'&#234;tre parmi d'autres, tu n'es pas seule &#187;.C'est un peu dans une bulle analogue que le patient laisse sa cr&#233;ativit&#233; aller enatelier chant ou danse-th&#233;rapie, avec cette diff&#233;rence notoire qu'il est conscientd'&#234;tre dans un cadre, dans un espace d&#233;di&#233;, dans un temps d&#233;fini, et que ce tempsd'expression cr&#233;ative n'est pas v&#233;cu de fa&#231;on isol&#233;e. Bien au contraire il est v&#233;cu enlien, avec le th&#233;rapeute, avec le reste du groupe. Une bulle oui, mais pas unisolement. Un espace de r&#234;ve oui, mais connect&#233; au r&#233;el comme lieu de r&#233;paration.Une &#233;chapp&#233;e, un voyage artistique, oui, mais avec un ancrage corporel dans lar&#233;alit&#233;, condition pour lib&#233;rer les douleurs et souffrances.Il est bon de l&#226;cher-prise, &#233;vadons-nous, reconnectons-nous &#224; nos &#226;mes de po&#232;tes,quittons le mental, oublions pour un temps contraintes et efficacit&#233;, nourrissons nosbulles personnelles vitales, tout en restant reli&#233;s, ancr&#233;s, enracin&#233;s.Que votre semaine soit belle, dansante, en conscience !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>SDF de lumi&#232;re !</title>
		<link>http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/sdf-de-lumiere-126571</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Quand je marche dans Toulouse, je suis toujours fascin&#233;e par l'&#233;paisseur de la foule, la densit&#233; du flux humain en tous sens, ces innombrables corps en marche ou assis &#231;a et l&#224;, qui se croisent au hasard d'une rue, au hasard d'un moment, ces &#234;tres de tous &#226;ges, de toutes origines, de tous looks. Toulouuuse ! La ville rose est joyeuse, bouillonnante, tr&#233;pidante, anim&#233;e, bruyante, color&#233;e. &#199;a p&#233;dale, &#231;a se croise, &#231;a klaxonne, &#231;a crie, &#231;a rit, &#231;a cause, &#231;a court, &#231;a fume, &#231;a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH100/getid3-10-129-2-802be.jpg?1785910472' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Quand je marche dans Toulouse, je suis toujours fascin&#233;e par l'&#233;paisseur de la foule,&lt;br class='autobr' /&gt;
la densit&#233; du flux humain en tous sens, ces innombrables corps en marche ou assis&lt;br class='autobr' /&gt;
&#231;a et l&#224;, qui se croisent au hasard d'une rue, au hasard d'un moment, ces &#234;tres de&lt;br class='autobr' /&gt;
tous &#226;ges, de toutes origines, de tous looks. Toulouuuse ! La ville rose est joyeuse,&lt;br class='autobr' /&gt;
bouillonnante, tr&#233;pidante, anim&#233;e, bruyante, color&#233;e. &#199;a p&#233;dale, &#231;a se croise, &#231;a&lt;br class='autobr' /&gt;
klaxonne, &#231;a crie, &#231;a rit, &#231;a cause, &#231;a court, &#231;a fume, &#231;a sirote au soleil des&lt;br class='autobr' /&gt;
terrasses, &#231;a fait des grands gestes de mains en causant, &#231;a s'interpelle d'un trottoir&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; l'autre, &#231;a traverse en trotti la foule &#224; toutes berzingues, &#231;a danse dans les m&#233;tros,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#231;a met sa musique &#224; fond et &#231;a s'en fout du niveau de d&#233;cibels, &#231;a se croise, &#231;a se&lt;br class='autobr' /&gt;
bouscule, &#231;a chante, &#231;a danse et c'est beau cette vie foisonnante ! Toute cette&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;bullition m'aspire litt&#233;ralement, je fais 3 pas dans le centre et je suis illico absorb&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
par la foule, infime partie de cette &#233;nergie bourdonnante, &#233;nergie qui annule en&lt;br class='autobr' /&gt;
partie la mienne propre pour la fondre dans ce grand tohu bohu vibrant et&lt;br class='autobr' /&gt;
sympathique. Ce qui m'extirpe de cette fusion avec la foule sans nom, ce qui m'attire&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; un moment le regard et le c&#339;ur, comme une frappe, un sursaut, c'est toujours un&lt;br class='autobr' /&gt;
visage, un visage diff&#233;rent, qui tout &#224; coup apparait dans son unicit&#233;, l&#224; une&lt;br class='autobr' /&gt;
personne, non plus un &#233;l&#233;ment d'une foule parmi des centaines, mais un &#234;tre &#224; part,&lt;br class='autobr' /&gt;
en relief, hors du lot, et je suis boulevers&#233;e car il s'agit chaque fois d'un SDF, un&lt;br class='autobr' /&gt;
visage marqu&#233;, ab&#238;m&#233;, tum&#233;fi&#233; souvent, avin&#233; sans doute mais pr&#233;sent. Car oui&lt;br class='autobr' /&gt;
dans cet incessant raz de mar&#233;e humain qui va et vient dans ces rues pav&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;troites et jolies, ce sont eux les plus pr&#233;sents, ce sont eux qui sont immobiles sur le&lt;br class='autobr' /&gt;
bord des chemins, qui attendent, qui esp&#232;rent, qu'un humano&#239;de de cette foule&lt;br class='autobr' /&gt;
tr&#233;pidante les remarque, les calcule, et s'arr&#234;te. Ils sont les marginaux, stopp&#233;s au&lt;br class='autobr' /&gt;
bord de ce monde en mouvement perp&#233;tuel. Et j'ai vu l'autre jour un visage d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
lumi&#232;re &#224; faire fondre la lune : assis par terre au milieu d'un p'tit troupeau de&lt;br class='autobr' /&gt;
peluches, il chantait, sa vieille guitare d&#233;saccord&#233;e sur les genoux, il chantait avec&lt;br class='autobr' /&gt;
joie, le sourire large et le regard intense, il &#233;manait de lui et de sa bande d'&#233;l&#233;phants&lt;br class='autobr' /&gt;
rapi&#233;c&#233;s, une merveille, un d&#233;clic, un bonheur, un contraste saisissant entre la foule&lt;br class='autobr' /&gt;
lanc&#233;e &#224; pleine vitesse, et cet homme dans sa condition de mis&#232;re, artiste sans toit,&lt;br class='autobr' /&gt;
capable de donner, imbib&#233; de g&#233;n&#233;rosit&#233;, vibrant d'humanit&#233;. Une claque de vie en&lt;br class='autobr' /&gt;
marge de celle de tous. Il incarnait la pauvret&#233; mais rayonnait de simplicit&#233;. Il&lt;br class='autobr' /&gt;
chantait et il aimait chanter, c'&#233;tait criant de v&#233;rit&#233;. Lui au bord de nous tous affair&#233;s &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
courir, nous donnait &#224; entendre et &#224; voir. Il s'&#233;tait install&#233; dans un rayon de lumi&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
sur un trottoir au ras de nos milliers de pas, et sa diff&#233;rence frappait comme un &#233;clat&lt;br class='autobr' /&gt;
de soleil. Irr&#233;elle, impossible, r&#234;v&#233;e. Je lui ai souri, lui aussi, j'ai eu le sentiment&lt;br class='autobr' /&gt;
l'espace de cet instant que nous n'&#233;tions que 2. Personne ne r&#234;ve de vivre en SDF,&lt;br class='autobr' /&gt;
mais en r&#233;alit&#233; nous sommes chacun un pauvre, une pauvre, SDF quelque part l&#224; o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
la souffrance nous perce, nous creuse, et quand du fond de cette solitude nous&lt;br class='autobr' /&gt;
donnons, nous &#233;clairons le monde !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pose photos !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] En attendant l'autre jour au volant de ma p'tite caisse qu'un tr&#232;s long feu rouge passe au vert, j'observais &#224; l'horizon de mon pare-brise, un duo de copines jolies, 20 ans peut-&#234;tre, poser &#224; tour de r&#244;le devant le canal du midi, les cheveux au vent et le sourire plein d'&#233;tincelles. Elles prenaient en s'appliquant des poses de profil, de face, de biais, de &#190;, que l'autre fixait par l'&#339;il de son t&#233;l&#233;phone, elles v&#233;rifiaient ensemble avec un air tr&#232;s grave le r&#233;sultat sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH100/getid3-1102-2-29dc8.jpg?1785824338' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] En attendant l'autre jour au volant de ma p'tite caisse qu'un tr&#232;s long feu rouge passe au vert, j'observais &#224; l'horizon de mon pare-brise, un duo de copines jolies, 20 ans peut-&#234;tre, poser &#224; tour de r&#244;le devant le canal du midi, les cheveux au vent et le sourire plein d'&#233;tincelles. Elles prenaient en s'appliquant des poses de profil, de face, de biais, de &#190;, que l'autre fixait par l'&#339;il de son t&#233;l&#233;phone, elles v&#233;rifiaient ensemble avec un air tr&#232;s grave le r&#233;sultat sur l'&#233;cran, et manifestement pas satisfaites, recommen&#231;aient &#224; 0.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>JJG &#224; l'Ehpad !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] En atelier chant th&#233;rapie en Ehpad, mes patients quasi centenaires boivent les m&#233;lodies, certains, Monique, Sergio, les reconnaissent et les saisissent en vol, les marmonnent en se balan&#231;ant. D'autres, G&#233;rard, Pierrot, les &#233;coutent, se laissent envelopper par le son, par la voix, le sourire en coin et la t&#234;te dodelinante. Une &#233;nergie douce et belle circule entre eux, ils se regardent, s'observent, s'attendent, se respectent infiniment, touch&#233;s par le timbre chevrotant que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH100/getid3-10-118-2-514cb.jpg?1785737754' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] En atelier chant th&#233;rapie en Ehpad, mes patients quasi centenaires boivent les&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#233;lodies, certains, Monique, Sergio, les reconnaissent et les saisissent en vol, les&lt;br class='autobr' /&gt;
marmonnent en se balan&#231;ant. D'autres, G&#233;rard, Pierrot, les &#233;coutent, se laissent&lt;br class='autobr' /&gt;
envelopper par le son, par la voix, le sourire en coin et la t&#234;te dodelinante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;nergie douce et belle circule entre eux, ils se regardent, s'observent,&lt;br class='autobr' /&gt;
s'attendent, se respectent infiniment, touch&#233;s par le timbre chevrotant que l'un ou&lt;br class='autobr' /&gt;
l'autre ose sortir de son coffre fragilis&#233; par l'&#226;ge. Je suis toujours boulevers&#233;e de les&lt;br class='autobr' /&gt;
sentir en lien, de les voir cr&#233;er des ponts entre eux au-del&#224; de leurs bulles&lt;br class='autobr' /&gt;
individuelles, ces bulles que la maladie et la fragilit&#233; cr&#233;ent n&#233;cessairement, lieux du&lt;br class='autobr' /&gt;
pas &#224; pas dans la souffrance corporelle et psychique qu'ils endurent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Emue, je termine l'atelier par un temps de musique adapt&#233;e &#224; leurs demandes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Roger, Pierrette, Liliane, r&#233;clament des airs des ann&#233;es 30, 40, qui leur rappelle les&lt;br class='autobr' /&gt;
bals du samedi soir et les tours de piste dans les bras de leurs amants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Hier, arrive &#224; ce moment, &#224; trot flageolant mais d&#233;cid&#233; derri&#232;re son d&#233;ambulateur, un&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;sident tout courb&#233; que je ne connais pas, &#224; l'&#233;nergie volontaire bluffante. Il&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;ambule avec sa mob entre les fauteuils, cueille une chaise, s'assoit au milieu de&lt;br class='autobr' /&gt;
nous, m'annonce qu'il est Bernard et me r&#233;clame avec une autorit&#233; pleine de ferveur&lt;br class='autobr' /&gt;
de lancer du Goldman dans mon enceinte qu'il montre du doigt en l'appelant mon&lt;br class='autobr' /&gt;
engin. &#171; Je veux entendre Jean Jacques Goldman dans ton engin, mets Je marche&lt;br class='autobr' /&gt;
seul &#187; L'atelier est fini, mais la demande exprime un besoin, bien au-del&#224; d'un d&#233;sir,&lt;br class='autobr' /&gt;
j'y r&#233;ponds bien s&#251;r illico !&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s les premiers sons sortis de l'engin, Bernard est en &#233;moi, son visage s'allume,&lt;br class='autobr' /&gt;
son corps change de posture, il se redresse buste et jambes comme s'il avait perdu&lt;br class='autobr' /&gt;
70 ans, clap des mains, remue des coudes, tape des pieds, chante les paroles dans&lt;br class='autobr' /&gt;
le d&#233;tail, un rockeur ressuscit&#233; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il n'est pas le seul &#224; entrer dans cet &#233;tat de liesse &#233;patante, Liliane qui d'habitude&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;coute les m&#233;lodies pieusement, se met &#224; swinguer de toute son &#233;nergie, crie les&lt;br class='autobr' /&gt;
refrains comme si elle &#233;tait en concert dans une foule, entra&#238;ne Jeanne sa voisine qui&lt;br class='autobr' /&gt;
faute de mots car non verbale se met &#224; embrasser l'espace de ses grands bras tout&lt;br class='autobr' /&gt;
maigres en grands mouvements rythm&#233;s. Monique, souvent toute inhib&#233;e, les&lt;br class='autobr' /&gt;
observe sid&#233;r&#233;e 3 minutes et ose &#224; son tour se tr&#233;mousser sur son fauteuil en&lt;br class='autobr' /&gt;
opinant de la t&#234;te &#224; ptits coups saccad&#233;s. Je marche seul, &#224; plein volume dans la&lt;br class='autobr' /&gt;
pi&#232;ce, a r&#233;veill&#233; l'&#233;nergie folle de ces c&#339;urs purs au bout de leurs vies. Un v&#233;ritable&lt;br class='autobr' /&gt;
exutoire, tellement &#233;mouvant !&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos r&#233;sidents savent de quoi ils ont besoin, &#224; nous d'y r&#233;pondre et de leur offrir&lt;br class='autobr' /&gt;
l'espace pour exprimer, bien au-del&#224; du cadre th&#233;rapeutique, ces prodigieuses&lt;br class='autobr' /&gt;
pulsions de vie pr&#233;sentes jusqu'&#224; la fin ! Que votre semaine soit belle, qu'elle pulse&lt;br class='autobr' /&gt;
de cette &#233;nergie rock, m&#234;me quand vous marchez seuls !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>C'est le pied !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Occupe-toi de tes pieds ! Cette expression qu'on utilise de fa&#231;on p&#233;jorative poursignifier &#224; quelqu'un qu'on aimerait qu'il ne se me m&#234;le pas de notre vie, n'est pasdes plus po&#233;tiques ! Et pourtant, c'est bien en pieds qu'on compte les vers enpo&#233;sie, alexandrins ou hend&#233;casyllabes.Pourquoi serions-nous b&#234;tes comme nos pieds ? Les pieds, ces extr&#233;mit&#233;s de notrecorps, sont tout sauf atteints de b&#234;tise, ils nous soutiennent &#224; la verticale, portentnotre poids et nous d&#233;placent en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH84/getid3-5644-2-e259d.jpg?1785478800' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] Occupe-toi de tes pieds ! Cette expression qu'on utilise de fa&#231;on p&#233;jorative poursignifier &#224; quelqu'un qu'on aimerait qu'il ne se me m&#234;le pas de notre vie, n'est pasdes plus po&#233;tiques ! Et pourtant, c'est bien en pieds qu'on compte les vers enpo&#233;sie, alexandrins ou hend&#233;casyllabes.Pourquoi serions-nous b&#234;tes comme nos pieds ? Les pieds, ces extr&#233;mit&#233;s de notrecorps, sont tout sauf atteints de b&#234;tise, ils nous soutiennent &#224; la verticale, portentnotre poids et nous d&#233;placent en tous sens, quelle incroyable merveille !On devrait passer nos journ&#233;es &#224; les remercier, les chouchouter avec un respectinfini, les masser, les d&#233;tendre, les loger dans des chausses confortables ! Mais oui !D'arrache-pieds, prenons soin d'eux ! Levons-les r&#233;guli&#232;rement ces pieds, pour leuroffrir un repos m&#233;rit&#233;, une pause truff&#233;e de gratitude, conscient qu'ils sont tout aulong de nos vies, notre essentiel, premier et constant pied-&#224;-terre !Nos pieds sont des h&#233;ros, tout autant que notre visage expos&#233; &#224; tous vents, ilsportent la trace de nos v&#233;cus, de nos cheminements, de nos h&#233;sitations, de nosaccrocs, de nos chutes, de notre courage. Ils sont plats, tordus, bots, ab&#238;m&#233;s,corn&#233;s, douloureux de frottements, d'ongles incarn&#233;s, d'&#339;ils de perdrix, de durillons,d'ampoules, de panaris, de bobos qui nous les cassent, les pieds. Quelle que soitleur fragilit&#233; de d&#233;part, leur format, leur taille, qu'ils soient grecs, &#233;gyptiens ou carr&#233;s,nos pieds sont charg&#233;s d'une histoire, une sacr&#233;e belle histoire, la n&#244;tre !On peut vivre sans pieds de lits, sans pieds de biche, sans pied-de-poule, on n'estpas oblig&#233;s d'habiter de plain-pieds, mais heureux sommes-nous d'&#234;tre pourvus depieds et de les honorer !En d&#233;but d'atelier chant ou danse-th&#233;rapie, j'invite toujours mes patients et moi-m&#234;me &#224; l'ancrage, &#224; la reconnexion au corps, &#224; l'enracinement, au retour &#224; la base,&#224; sentir notre lien au sol par les plantes de nos pieds, &#224; la terre, celle sur laquelle ons'appuie pour d&#233;ployer le reste. L'ancrage apaise l'angoisse, calme les pens&#233;esn&#233;gatives, restaure l'&#233;nergie corporelle et psychique. La conscience de notreenracinement soulage les migraines qui cognent parfois dans les t&#234;tes l&#224;-haut ausommet, &#224; l'oppos&#233; des pieds. Comme les arbres plongent en terre leurs racinesdans une dimension aussi imposante que ce qu'ils d&#233;ploient &#224; la surface, nous aussiavons besoin de replonger fr&#233;quemment dans notre lien &#224; la terre pour avoirconsciemment les pieds dessus !Les amis, nous faisons bien des pieds et des mains pour mille choses qui nousmotivent, si on en faisait autant pour nos pieds ? Si on se tenait &#224; l'aff&#251;t de nos pieds,au courant de nos pieds, inform&#233;s de leurs besoins, disponibles &#224; tout moment poureux, si on se tenait dedans ? Que votre semaine soit belle, joyeusement enracin&#233;e,vivante comme une plante, de pied !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Un pirate dans l'avion !</title>
		<link>http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/article/un-pirate-dans-l-avion-126416</link>
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		<dc:date>2026-07-29T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;[ Rediffusion ] L'autre soir dans l'avion en rentrant du Mexique, j'&#233;tais assise &#224; c&#244;t&#233; d'un pirate. Un v&#233;ritable pirate d&#233;barqu&#233; de la fin du 19&#232;me, chemise large moiti&#233; ouverte, foulard autour de la taille, bandana t&#234;te de mort bien serr&#233; sur le cr&#226;ne, longs cheveux noirs jusqu'aux omoplates, barbe grisonnante de 8 jours, un cache-&#339;il tenu par une sangle. On aurait dit le Capitaine Jack Sparrow dans Pirates des Cara&#239;bes. Tr&#232;s intriguant cet homme ! Il lui manquait juste un perroquet sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH100/getid3-6270-2-d461a.jpg?1785392407' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] L'autre soir dans l'avion en rentrant du Mexique, j'&#233;tais assise &#224; c&#244;t&#233; d'un pirate. Un v&#233;ritable pirate d&#233;barqu&#233; de la fin du 19&#232;me, chemise large moiti&#233; ouverte, foulard autour de la taille, bandana t&#234;te de mort bien serr&#233; sur le cr&#226;ne, longs cheveux noirs jusqu'aux omoplates, barbe grisonnante de 8 jours, un cache-&#339;il tenu par une sangle. On aurait dit le Capitaine Jack Sparrow dans Pirates des Cara&#239;bes. Tr&#232;s intriguant cet homme ! Il lui manquait juste un perroquet sur l'&#233;paule et une carte au tr&#233;sor sur les genoux. En r&#233;alit&#233; il jouait &#224; Candy Crush sur son portable avec toute la concentration que peut permettre la vision d'un seul &#339;il. J'observais du coin de mon &#339;il &#224; moi cet homme au look de pirate assum&#233;, imaginant mille sc&#233;narios, 1000 aventures sur son navire, me disant que sa p'tite valise cabine cachait s&#251;rement son butin de bois, de fourrures, de soie, de coton et d'&#233;pices, et qu'il avait d&#251; planquer son tr&#233;sor d'or et d'argent sous le cocotier d'une &#238;le perdue. Sur quel galion, sur quelle fr&#233;gate avait-il travers&#233; les mers pour arriver &#224; l'heure &#224; l'a&#233;roport choper son vol Mexico-Paris ? Je l'imaginais acharn&#233; sur le pont &#224; tirer des boulets de canon et des mitrailles sur les navires de commerce au beau milieu des Cara&#239;bes, entre 2 jets-ski. Je le voyais d&#233;j&#224; sortir de sa besace en cuir un grand coutelas tranchant et se pr&#233;parer sous mon nez un casse-dalle au p&#226;t&#233;. Pire, il &#233;tait peut-&#234;tre assis sur son tromblon et pr&#233;voyait de le d&#233;gainer &#224; un moment du vol pour semer la panique en nous prenant pour cibles et nous chourrer nos plateaux-repas. Je commen&#231;ais &#224; me faire de s&#233;rieux films, au moins aussi &#233;labor&#233;s qu'A l'abordage et le Vagabond des mers ! A l'atterrissage &#224; Paris, il ne s'&#233;tait rien pass&#233; de tout &#231;a. Apr&#232;s sa partie de Candy-Crush, il s'est endormi la bouche ouverte et n'a pas plus ouvert son &#339;il de tout le voyage. J'avoue que moi aussi j'ai fini par sombrer, dans des r&#234;ves aux saveurs de viande s&#233;ch&#233;e archi sal&#233;e et de tortues de mer aux haricots secs. Apr&#232;s 10 heures de vol, un peu hagards, on se d&#233;plie, on s'&#233;tire, on se sourit, on r&#233;cup&#232;re en baillant nos sacs et nos valoches, et &#224; la queue-leu-leu on sort de l'engin c&#233;leste. C'est &#224; ce moment-l&#224; que je le vois, devant nous, notre pirate des airs. Il marche cahin-caha se balan&#231;ant d'une jambe &#224; l'autre. A gauche, une jambe muscl&#233;e, &#224; droite une longue proth&#232;se en m&#233;tal. Quelle &#233;motion de voir cet homme, traumatis&#233; par une amputation, assumer son handicap en l'int&#233;grant dans un look de pirate assum&#233;. En un instant, cet homme nous est apparu en h&#233;ros, le h&#233;ros qui accueille son handicap et le traverse avec un humour admirable, incroyablement touchant. Le h&#233;ros qui ne cache pas sa faille mais qui l'assume et la partage, non pas de mani&#232;re tragique mais avec courage. Voil&#224; ce que sont nos patients en atelier art-th&#233;rapie : des h&#233;ros fragiles qui se montrent tels qu'ils sont et se r&#233;v&#232;lent dans des &#339;uvres cr&#233;atives pleines d'inventivit&#233; ! A chacun de nous, il manque un regard, un &#233;quilibre, et nous marchons de traviole. Osons montrer nos failles, elles font de nous des pirates de lumi&#232;re !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un Toit pour un Moi !</title>
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		<dc:date>2026-07-28T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marine de Charrin</dc:creator>



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&lt;p&gt;[ Rediffusion ] En ce moment, nous faisons refaire le toit de notre nid ! Un sacr&#233; souk l&#224; haut ! Nos amis couvreurs ont du taf ! A coups d'escalade vers l&#224;-haut puis retours jusqu'au sol, ils d&#233;montent &#224; p'tit feu 2000 tuiles canal en terre cuite des 2 pentes du toit, les tiennent sous les bras par paquets de 4 en descendant l'&#233;chafaudage, les d&#233;posent dans le jardin, les &#233;vacuent &#224; la brouette, les jettent dans le camion gar&#233; dans la rue &#224; 100 m&#232;tres, reviennent au pas de course empiler o&#249; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.radiopresence.com/emissions/societe/les-chroniques/art-therapie/" rel="directory"&gt;Art-th&#233;rapie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://www.radiopresence.com/local/cache-vignettes/L150xH100/getid3-10-107-3-459d2.jpg?1785306083' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[ Rediffusion ] En ce moment, nous faisons refaire le toit de notre nid ! Un sacr&#233; souk l&#224; haut ! Nos&lt;br class='autobr' /&gt;
amis couvreurs ont du taf ! A coups d'escalade vers l&#224;-haut puis retours jusqu'au sol,&lt;br class='autobr' /&gt;
ils d&#233;montent &#224; p'tit feu 2000 tuiles canal en terre cuite des 2 pentes du toit, les&lt;br class='autobr' /&gt;
tiennent sous les bras par paquets de 4 en descendant l'&#233;chafaudage, les d&#233;posent&lt;br class='autobr' /&gt;
dans le jardin, les &#233;vacuent &#224; la brouette, les jettent dans le camion gar&#233; dans la rue&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; 100 m&#232;tres, reviennent au pas de course empiler o&#249; ils peuvent les 1001 tuiles&lt;br class='autobr' /&gt;
neuves, nettoient le chantier pour le laisser nickel, repartent fourbus se poser pour la&lt;br class='autobr' /&gt;
nuit avant de r&#233;attaquer ces olympiades sur un toit voisin d&#232;s le lendemain matin. Ils&lt;br class='autobr' /&gt;
suent, ils soufflent, ils glissent, ils sont cogn&#233;s par la chaleur quand elle est l&#224;,&lt;br class='autobr' /&gt;
mouill&#233;s sous les grains, speeds quand le soir arrive, soucieux de ne laisser aucun&lt;br class='autobr' /&gt;
espace du toit perm&#233;able &#224; la pluie ou au vent. Ce m&#233;tier de couvreur est un sport&lt;br class='autobr' /&gt;
quasi extr&#234;me, un art souvent dangereux, un marathon face &#224; la m&#233;t&#233;o, un jeu&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;quilibriste sous le ciel &#224; plusieurs m&#232;tres de la terre ferme. Et nous, pendant ce&lt;br class='autobr' /&gt;
temps, habitants du nid, nous suivons du fond de nos canap&#233;s, les pas sur nos t&#234;tes,&lt;br class='autobr' /&gt;
les coups sur les chevrons, les glissements de tuiles, les poses d'isolation. On&lt;br class='autobr' /&gt;
aper&#231;oit parfois en levant le pif vers les velux, un pied, une silhouette, un demi corps&lt;br class='autobr' /&gt;
qui navigue en travers du toit, une main qui essuie une trace laiss&#233;e sur un carreau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un monde actif sur le toit du monde ! Quel incroyable m&#233;tier ! Le toit c'est ce qui&lt;br class='autobr' /&gt;
nous prot&#232;ge, nous isole, nous couvre, nous rassure, nous assure un refuge, un lieu&lt;br class='autobr' /&gt;
chaud o&#249; vivre &#224; l'abri du dehors, un espace cosy pour respirer, grandir, se d&#233;tendre,&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#234;ver la nuit, se nourrir, partager, prendre soin. Un cocon. Avoir un toit, surtout s'il ne&lt;br class='autobr' /&gt;
fuit pas, c'est avoir un &#171; chez soi &#187;. C'est beau la symbolique du toit comme&lt;br class='autobr' /&gt;
enveloppe de nos vies corps et coeurs ! Une belle analogie de l'art-th&#233;rapie ! mais&lt;br class='autobr' /&gt;
oui ! La th&#233;rapie c'est travailler son toit pour lib&#233;rer ses &#233;mois et son Moi ! Quand on&lt;br class='autobr' /&gt;
est dans ce travail, on est par moments sous les fuites, dans le bruit des pas sur nos&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#234;tes, des blessures, des traumas qui r&#233;sonnent. Le processus th&#233;rapeutique&lt;br class='autobr' /&gt;
implique cet entre 2, ce passage &#224; ciel ouvert entre les anciennes tuiles, poreuses,&lt;br class='autobr' /&gt;
ab&#238;m&#233;es par le temps, cass&#233;es, perm&#233;ables, et les tuiles neuves qui seront pos&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
l'une apr&#232;s l'autre, avec patience, application, pour une r&#233;novation de notre psych&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
de notre syst&#232;me &#233;motionnel ! Un changement de tuiles pour un toit neuf, plus&lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;cure, plus solide, mais sans rien enlever du charme de l'ancien, en conscience de&lt;br class='autobr' /&gt;
la vuln&#233;rabilit&#233; des murs et du terrain qui font que ce nid est unique ! On n'a pas&lt;br class='autobr' /&gt;
forc&#233;ment un toit de maison &#224; retaper, mais on a tous en nous un paquet de tuiles&lt;br class='autobr' /&gt;
poreuses, fragilis&#233;es par les temp&#234;tes de la vie. Osons ce passage de l'ancien au&lt;br class='autobr' /&gt;
nouveau en r&#233;novant notre toit pour un Moi plus lib&#233;r&#233;, plus vrai ! 1001 tuiles sous&lt;br class='autobr' /&gt;
les &#233;toiles !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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